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4 dangers qui guettent les jeunes en quête d'épanouissement

Dans les années 1940, Maslow a proposé sa classification hiérarchique des besoins humains. Même si la société a considérablement changé depuis, les catégories de besoins, eux, sont restées les mêmes.

« Toutefois, à l'époque comme aujourd'hui, la question de leur hiérarchie est discutable, car elle est variable selon les cultures, les individus et les domaines. Pour une personne, les besoins n'ont pas nécessairement la même importance selon qu'elle est au travail, à la maison ou en famille », explique Marie Lachance, professeure titulaire en sciences de la consommation à l'Université Laval.

Une chose est certaine, la consommation prend de plus en plus de place dans le processus de satisfaction des besoins. « La différence, dans notre société de consommation actuelle par rapport à celle des années 1950, est que nous avons tendance à satisfaire l'ensemble de nos besoins fondamentaux par une consommation de biens et de services de plus en plus grande », croit Marie Lachance.

4 étapes du processus de satisfaction des besoins

1. Le manque se fait sentir

Danger : l'insatisfaction continue

« Difficile de faire quoi que ce soit sans consommer de nos jours, lance Marie Lachance. L'objectif n'est pas de satisfaire ses besoins sans consommer, c'est presque impossible, mais plutôt de gérer le niveau de consommation. »

Le problème est que la satisfaction de nos besoins passe d'abord par la consommation. « Ce n'est pas nouveau, mais c'est un phénomène de plus en plus généralisé. Résultat : nos besoins redeviennent insatisfaits rapidement. Par exemple, si j'achète des vêtements pour satisfaire mon besoin d'estime des autres, je vais vite ressentir le besoin d'en acheter des nouveaux parce que la mode change vite! », précise madame Lachance.

2. Le besoin insatisfait entraîne une motivation

Danger : les motivations « écrans »

À l'adolescence, le besoin d'appartenance est très fort et influence la consommation des jeunes. C'est pourquoi il est nécessaire de clarifier leurs réelles motivations à satisfaire certains d'entre eux en posant des questions à propos de leurs choix : si tu n'as pas le dernier vêtement à la mode, est-ce que tes amis vont t'aimer quand même? Toi, est-ce que tu aimes ton ami même s'il n'a pas les derniers souliers à la mode? Les besoins n'expliquent pas tout dans la consommation, ce peut être une question de personnalité ou de culture par exemple.

La consommation est culturelle en Amérique du Nord et la majorité de la population consomme à un très haut niveau. « Ce n'est pas nécessairement mal de s'acheter un produit de luxe. Par contre, les produits de luxe sont devenus, pour certains, la seule façon de satisfaire leurs besoins », explique madame Lachance. Il existe un nombre incalculable de moyens pour combler autrement ses manques : être utile pour les autres, faire du sport, pratiquer un art, faire des études, partir une entreprise, etc.

3. La motivation pousse à l'action

Danger : la surconsommation

À ce chapitre, la même question revient toujours : « Est-ce que j'en ai besoin? ». Cette interrogation est toutefois usée de nos jours. La réflexion devrait plutôt porter sur la motivation qui pousse à l'action : « Quel est le besoin que je veux vraiment combler par cet achat? Comment est-ce que je peux faire autre chose pour combler ce besoin? ». L'action prise pour satisfaire son besoin peut se traduire par l'achat d'un bien ou par l'achat de beaucoup de biens. Acheter une bonne paire de souliers pour pratiquer la course n'est pas comme acheter une paire de souliers par semaine.

« On ne peut pas obliger nos enfants à s'habiller comme il y a 25 ans, les jeunes ne s'habillent plus comme ça et ils ont leur propre mode. Mais, il y a une limite, dit la professeure. Comme parent, il faut la ressentir cette limite et l'appliquer dans nos pratiques quotidiennes. Difficile de la transmettre à nos enfants si nous satisfaisons tous nos besoins par un haut niveau de consommation de biens et de services. »

4. L'action mène à la satisfaction du besoin

Danger : la satisfaction éphémère

De récentes recherches suggèrent que l'expérience serait plus satisfaisante pour une personne que l'achat de biens. L'achat demande peu d'engagement et se concrétise rapidement. Mais la satisfaction qui suit tend à être de courte durée.

Au contraire, l'expérience est plus complexe, elle demande plus d'énergie et plus d'engagement. Au final, la satisfaction s'en trouve grandie. « Ainsi, pour un jeune, vivre une expérience comme un voyage, une activité ou une sortie amusante, spéciale ou seulement agréable avec un parent procurerait une plus grande satisfaction qu'un simple achat. C'est aussi vrai pour les adultes », remarque madame Lachance.

À faire avec les jeunes

Découvrez nos activités éducatives sur la consommation et la priorisation des besoins :

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