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Reconnaître et prévenir l'exploitation financière

Apprenez à détecter, à prévenir et à signaler les situations d'exploitation financière pour mieux vous protéger en cas d’abus.

Qu'est-ce que l'exploitation financière?

L’exploitation financière est une forme de maltraitance où une personne que vous pensez être de confiance essaie de contrôler ou d’utiliser de façon abusive vos finances ou vos biens. Ce type d’abus touche particulièrement les personnes aînées, qui peuvent être plus vulnérables ou susceptibles de demander de l’aide pour gérer leur argent et leurs possessions.

  • Chantage affectif

  • Arnaque amoureuse

  • Usage abusif d'une procuration

  • Utilisation inappropriée de votre carte de paiement

  • Signature sous pression

  • Vol de biens ou d'argent

L'exploitation financière en vidéo

Regardez notre série de vidéos Les conseils de Simon pour découvrir des exemples concrets d’abus financiers et des recommandations d’un de nos conseillers.

Résumé Transcription
Utilisation inappropriée de votre carte de paiement

1 min 30 s

À travers l’histoire racontée par Sylvie, découvrez pourquoi il faut éviter de prêter sa carte de crédit ou de débit. Voyez comment vous protéger contre ce type d'abus financier grâce aux recommandations de Simon, conseiller Desjardins.

 

Utilisation inappropriée de votre carte de paiement

1 min 30 s

Note : Les informations placées entre crochets décrivent le contenu visuel et audio de la vidéo autre que le dialogue ou la narration.

[Musique et paroles inaudibles]

[Texte à l'écran : Les conseils de Simon – Les commissions]

[Images à l’écran : On voit Sylvie, une femme de 70 ans, qui s'affaire à son îlot de cuisine. Elle est vêtue d'un tablier et a les manches roulées aux coudes. Une tablette est posée devant elle. Sylvie est en pleine vidéoconférence.]

Sylvie : Denise, ma voisine, elle n'a plus le goût d'aller faire des commissions depuis qu'elle n'a plus son permis de conduire. Mais la plus grande de ses petits-enfants… Alice qu'elle s'appelle… Elle fait des petites commissions pour elle. Alors la Denise, elle lui prête sa carte de crédit. L'autre jour, la petite Alice arrive tout heureuse.

[Sylvie imite Alice.] « Je me suis acheté un petit quelque chose avec ta carte, mamie. Tu ne seras pas obligée de me gâter cette semaine », qu'elle lui dit. Petit quelque chose? 35 piastres, le mascara! Je n’appelle plus ça un petit quelque chose! Denise, elle a le goût de la gâter, la petite, mais d'un autre côté, elle veut choisir quand et comment!

[Images à l’écran : Sylvie regarde sa tablette posée sur le comptoir. À l'écran, on voit Simon, une épinglette Desjardins accrochée à son veston et un casque d'écoute sur les oreilles. C'est le conseiller Desjardins de Sylvie.]

Simon : Je la comprends, votre amie… C'est délicat les sujets d'argent, surtout avec ceux qu'on aime. Mais faire un cadeau ou non, c'est notre décision.

[Images à l’écran : Changement de plan. On voit Simon assis à son bureau, face à son ordinateur. Il continue à parler.]

Simon : Votre amie peut bien choisir quand et comment gâter ses petits-enfants. Et puis, même si ça peut paraître pratique, on ne devrait jamais prêter sa carte de guichet ou de crédit. Et personne ne devrait savoir son NIP… même pas les conseillers! Surtout qu'on sait que des tentatives de fraude ont été faites par de « faux conseillers ». Il faut rester prudent!

[Images à l’écran : On voit Sylvie sur l’écran d’ordinateur du conseiller.]

Sylvie : Vous avez tellement raison. Je vais passer le mot à Denise. Puis la petite Alice, elle va devoir attendre sa fête pour avoir son rouge à lèvres!

[Images à l’écran : Sylvie et Simon rient. Changement de plan, on voit de nouveau Simon assis à son bureau. Il reprend la discussion.]

Simon : Et sinon, Madame Sylvie, si on revenait à votre demande de relevé de compte en ligne…

[La fin de la phrase est inaudible.]

[Musique]

[Texte à l'écran : logo Desjardins]

FIN DE LA TRANSCRIPTION TEXTUELLE

Résumé Transcription
Usage abusif d'une procuration

1 min 35 s

Même si un proche a l'autorisation de gérer vos finances, gardez un œil sur les transactions effectuées dans vos comptes et vos placements. Vous êtes responsable de chaque opération, même celles faites par votre mandataire. N’oubliez pas que vous pouvez demander la révocation de la procuration ou changer de mandataire.

 

Usage abusif d'une procuration

Note : Les informations placées entre crochets décrivent le contenu visuel et audio de la vidéo autre que le dialogue ou la narration.

[Musique et paroles inaudibles]

[Texte à l'écran : Les conseils de Simon – Le chalet]

[On voit Sylvie, une femme de 70 ans, qui jardine. Un vaporisateur à la main, elle s'affaire devant sa panoplie de plantes. Une tablette est posée sur la table devant elle. Sylvie est en pleine vidéoconférence.]

Sylvie : […] un malentendu avec son garçon. Elle lui a signé une procuration, vu qu'elle est moins en forme. Tu sais, pour aller faire des achats et aller entretenir son chalet. Ah, il faut voir le chalet! Un petit bijou! Bon, alors sa caisse l'appelle, comme quoi il y a eu des virements vers le compte de son procureur… Mais ma cousine n'était pas pantoute au courant de ça! À la caisse, ils se sont rendu compte que son garçon avait payé sa carte de crédit à lui, mais avec son argent à elle. [Sylvie soupire.] Elle veut bien de l'aide, mais elle veut savoir ce qu’il se passe avec son argent!

[Sylvie regarde sa tablette. À l'écran, on voit Simon, une épinglette Desjardins accrochée à son veston et un casque d'écoute sur les oreilles. C'est le conseiller Desjardins de Sylvie.]

Simon : Effectivement, et c'est sa responsabilité à elle! C'est pour ça que, même lorsqu'on signe une procuration, il est important de suivre chaque transaction effectuée dans son compte ou ses placements. Les échéances, les renouvellements, tout ça.

[Changement de plan. On voit Simon assis à son bureau, face à son ordinateur. Il continue à parler.]

Simon : Votre cousine est titulaire du compte, et donc responsable de chaque opération, y compris celles de son procureur. La caisse reste vigilante, mais parfois, il est dur de savoir si le titulaire les a autorisées ou non. Votre cousine doit avoir une discussion avec son garçon et lui signifier clairement ce qu'elle autorise ou pas. Elle peut toujours en parler avec son conseiller à la caisse, vous savez. En cas de problème, votre cousine ou la caisse pourrait retirer la procuration et votre cousine pourrait nommer une nouvelle personne digne de confiance.

Sylvie : Absolument!

[Changement de plan. On voit Sylvie sur l’écran d’ordinateur du conseiller.]

Sylvie : Mais je suis sûre c'est un malentendu. Maintenant, il faut que ma cousine veille sur ses comptes, comme elle veillerait sur son chalet!

[Sylvie et Simon rient. Changement de plan. On voit de nouveau Simon assis à son bureau. Il reprend la discussion.]

Simon : Mais sinon, Madame Sylvie, pour votre placement, vous vouliez me demander ce qui serait mieux…

[La fin de la phrase est inaudible.]

[Musique]

[Texte à l'écran : logo Desjardins]

FIN DE LA TRANSCRIPTION TEXTUELLE 

Résumé Transcription
Chantage affectif

2 min

Votre argent vous appartient et c'est à vous de décider d'aider un proche ou non. Ne laissez personne vous mettre de la pression pour obtenir une aide financière. Si vous choisissez de prêter de l'argent à quelqu'un, n'hésitez pas à rédiger une entente pour éviter les malentendus.

 

Chantage affectif

Note : Les informations placées entre crochets décrivent le contenu visuel et audio de la vidéo autre que le dialogue ou la narration.

[Musique et paroles inaudibles]

[Image à l'écran : Les conseils de Simon – La famille]

[On voit Sylvie, une femme de 70 ans, assise sur son canapé. Elle est en train de plier son linge. Son ordinateur portable est posé devant elle, sur la table basse. Sylvie semble être en vidéoconférence.]

Sylvie : […] C'est fou tout l'amour qu'on a pour ses petits-enfants! Ma fille est belle avec sa petite bedaine! C'est sûr qu'avec la famille qui s'agrandit, ma fille trouve que sa maison est petite. Ils regardent même pour une plus grande, mais ce n'est pas donné! Elle voudrait bien qu'on l'aide pour la mise de fonds… 20 000 $! Mon mari et moi, on a des sous de côté, mais c'est plus pour les urgences. S'il arrive quelque chose, on va être mal pris! [Sylvie soupire] On se demande quand ils vont pouvoir nous rembourser, puis s'ils vont nous rembourser! Ça coûte cher une petite famille! Quand je lui ai dit ça, elle s'est un peu fâchée. Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vue comme ça. Elle m'a dit qu'elle veut le meilleur pour ses enfants, qu'ils aient un espace pour jouer, chacun leur chambre, et qu'ils soient plus près de nous pour qu'on les voie souvent. Elle m'a dit que si on ne les aidait pas, c'est parce qu'on ne voulait pas vraiment voir nos petits-enfants, et que…

[Simon l'interrompt. Sylvie regarde son ordinateur portable. À l'écran, on voit Simon, une épinglette Desjardins accrochée à son veston et un casque d'écoute sur les oreilles. C'est le conseiller Desjardins de Sylvie.]

Simon : Madame Sylvie, si vous me permettez, je vous arrête. Je comprends parfaitement comment vous vous sentez, mais c'est votre argent, c'est vous qui le gérez. C'est vous qui décidez d'aider un proche ou non. Et ça n'enlève absolument rien à l'affection que vous avez pour cette personne.

[Changement de plan. On voit Simon assis à son bureau, face à son ordinateur.]

Simon : Ce n'est pas simple d'éviter les malentendus. Si vous décidez d'aider votre fille, un chèque ou un virement laissent des traces, et sont préférables à l'argent comptant pour suivre ses affaires et éviter les malentendus. Et une entente écrite, bien détaillée, avec le montant du prêt et les modalités de remboursement, ça permet de prouver qu'il s'agit d'un prêt et non d'un cadeau. Au cas où! Bien sûr, c'est vous qui choisissez. Si vous décidez de le faire, sachez que je suis là pour vous accompagner et pour prendre toutes les précautions possibles pour aider votre fille, tout en respectant vos limites.

[On voit Sylvie sur l’écran d’ordinateur du conseiller. Elle tient une camisole de bébé dans ses mains. Elle est soulagée.]

Sylvie : Je pense qu'on va trouver comment les aider sans nous mettre nous-mêmes dans le trouble.

[On voit de nouveau Simon assis à son bureau, face à son ordinateur. Sylvie continue à parler.]

Sylvie : Parce que je ne pense pas que ma fille et mon gendre seraient contents de nous avoir comme colocs à temps plein!

[Simon et Sylvie rient.]

Simon : Si on revenait à l'épargne-études de vos petits-enfants, on s'était dit que…

[La fin de la phrase est inaudible.]

[Musique]

[Texte à l'écran : logo Desjardins] 

FIN DE LA TRANSCRIPTION TEXTUELLE

Résumé Transcription
Arnaque amoureuse

1 min 58 s

Restez sur vos gardes lorsque vous rencontrez quelqu'un en ligne. Des individus mal intentionnés ont des stratégies au point pour vous séduire, vous manipuler et vous convaincre de leur envoyer de l'argent. Si vous avez des doutes face à une situation, parlez-en à une personne de confiance.

 

Arnaque amoureuse

Note : Les informations placées entre crochets décrivent le contenu visuel et audio de la vidéo autre que le dialogue ou la narration.

[Musique et paroles inaudibles]

[Image à l'écran : Les conseils de Simon – L'inconnu]

[On voit Sylvie, une femme de 70 ans, qui rempote ses semis sur la table de sa terrasse. Son ordinateur portable est posé sur la table, entre les plantes. Elle est en pleine vidéoconférence.]

Sylvie : […] mais à propos de cette histoire aux nouvelles… Jocelyne, je crois bien... Oh oui, Jocelyne! Son mari l'a quittée trois mois après son départ à la retraite. Ça arrive, ça. Son fils l'a inscrite sur un site de rencontre. Parce que la madame, elle espérait trouver un chum sur le site. Elle a rencontré un homme, plus jeune qu'elle. Il lui a envoyé sa photo. Il travaillait à l'étranger, mais ça aussi, ça se pourrait. Mais il a commencé rapidement à lui demander de l'argent. Il était bloqué aux douanes, il s'était fait voler dans le métro… Toutes sortes de problèmes, là. Puis, urgents, là! Je ne sais pas combien d'argent elle lui a envoyé avant de comprendre que c'était une arnaque! Pauvre madame… Au début, elle était tellement gênée, qu'elle n'osait même pas le dénoncer.

[Sylvie regarde son ordinateur portable. À l'écran, on voit Simon, une épinglette Desjardins accrochée à son veston et un casque d'écoute sur les oreilles. C'est le conseiller Desjardins de Sylvie.]

Simon : C'est sûr que faire des rencontres virtuellement, c'est de plus en plus fréquent et facile. Malheureusement, des personnes mal intentionnées tentent parfois de profiter de la vulnérabilité de certains pour leur soutirer de l'argent, tout en les laissant croire à une relation sentimentale.

[Changement de plan. On voit Simon assis à son bureau, face à son ordinateur.]

Simon : Quand on en est victime, il faut en parler et signaler l'arnaque à la caisse ou à la police. Il n'y a aucune gêne à avoir. Au contraire, ça peut aider beaucoup de gens! Il vaut toujours mieux se méfier des demandes d'argent, surtout lors de rencontres virtuelles, quand les choses évoluent rapidement vers une relation sentimentale. Et particulièrement quand la personne nous demande de l'argent de façon insistante et urgente. Dans la vie, on ne donnerait jamais un gros montant à une personne qu'on n'a jamais vue. On l'encouragerait plutôt à s'adresser à ses proches ou à son institution financière. Mais les manipulateurs peuvent être très persuasifs et nous faire perdre tous nos moyens et notre sens critique. Mais comme je vous dis toujours, le conseiller de la caisse est là et peut aider, en toute confidentialité.

[On voit Sylvie sur l’écran d’ordinateur du conseiller.]

Sylvie : Moi, quand j'ai rencontré mon mari, c'était bien avant l'Internet… Puis c'était pas mal moins compliqué dans ce temps-là!

[Sylvie et Simon rient. Changement de plan. On voit de nouveau Simon assis à son bureau. Il continue la discussion.]

Simon : Mais sinon, plus sérieusement, Madame Sylvie, pour votre virement, je vais aller voir, mais…

[La fin de la phrase est inaudible.] 

[Musique]

[Texte à l'écran : logo Desjardins]

FIN DE LA TRANSCRIPTION TEXTUELLE

Détecter et prévenir l'exploitation financière

Vous pouvez reconnaître les signes d'abus financier grâce à de nombreux indices. Par exemple, méfiez-vous si vous voyez des transferts ou des retraits inexpliqués dans vos relevés, vous constatez la disparition de biens ou d'argent, ou vous sentez que quelqu'un insiste pour obtenir un prêt.

Adoptez ces réflexes pour préserver votre sécurité financière

Cartes et comptes

  • Mémorisez les numéros d'identification personnelle (NIP) de vos cartes de paiement et ne les divulguez jamais.
  • Ne prêtez jamais votre carte de débit ou de crédit.
  • Demandez une carte de crédit supplémentaire si une personne vous aide pour vos achats.
  • Faites vos transactions dans des institutions financières connues.
  • Utilisez un réseau sans fil privé et sécurisé pour faire vos transactions en ligne.
  • Créez des mots de passe composés de chiffres, de lettres et de symboles pour vos comptes en ligne.

Actions au quotidien

  • Restez au courant de l’état de vos finances et des transactions faites sur votre compte, même si vous avez un ou une mandataire.
  • Parlez de vos projets, de vos biens et de leur valeur avec discrétion.
  • Ne partagez pas vos renseignements personnels par téléphone ou en ligne.
  • Gardez le moins d'argent comptant possible à la maison.
  • Faites appel à votre conseiller ou à votre conseillère pour rédiger une procuration, un mandat de protection ou une entente de prêt.

Veillez sur vos proches aînés 

  • Faites preuve de vigilance et restez proche de la personne aînée.
  • Offrez votre aide ou de l'information sur l'exploitation financière.
  • Agissez toujours dans l'intérêt de la personne et le respect de son droit au secret et à la vie privée.