- Sonny Scarfone
Économiste principal
Québec : stabilité du PIB réel en début d’année
Faits saillants
- Le PIB réel du Québec a fait du surplace en janvier (0,0 %), alors que celui du Canada Lien externe au site. a progressé de 0,1 % au cours du même mois.
- Le portrait a différé selon les industries en ce début d’année. Les contributions négatives de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse, ainsi que du commerce de gros et du secteur public, ont été pratiquement compensées par les contributions positives de la construction et de la fabrication.
- Par rapport à la même période l’an dernier, le PIB réel du Québec est en recul de 0,7 %. Janvier 2025 demeure à ce jour le mois où l’activité économique a été la plus élevée, plusieurs exportateurs ayant devancé leurs livraisons avant l’imposition de tarifs envisagés. Cette dynamique se traduit par une évolution sectorielle contrastée : les secteurs producteurs de biens affichent une baisse de 3,7 % sur un an, tandis que les services enregistrent une croissance modeste de 0,3 %, le commerce de détail ainsi que la finance et les assurances présentant les hausses les plus notables.
Commentaires
Les données publiées aujourd’hui suggèrent que l’économie du Québec faisait preuve de résilience en début d’année, dans les semaines précédant le déclenchement du conflit au Moyen‑Orient. Après des creux du PIB observés au printemps dernier, puis un ralentissement à l’automne, les signaux provenant du marché du travail demeurent irréguliers depuis le début de l’année, ce qui laisse entrevoir une certaine volatilité de l’activité économique. L’emploi à temps Lien externe au site. plein affiche des résultats particulièrement faibles, bien que des données plus détaillées indiquent que cette situation s’explique en partie par une population vieillissante, plus encline à occuper des emplois à temps partiel.
En conséquence, le nombre d’heures travaillées est en diminution et, en l’absence de gains de productivité, la croissance du PIB réel devrait demeurer limitée dans un contexte de stagnation démographique.
Implications
À l’image de la situation observée à pareille date l’an dernier, les données de janvier sont déjà en partie dépassées par les événements survenus depuis, donnant l’impression d’un calme avant la tempête. Dans un contexte marqué par les défis démographiques du Québec, le choc pétrolier actuel, qui exerce un effet économique légèrement positif à l’échelle canadienne, constitue toutefois un facteur défavorable pour la province, puisqu’il se traduit surtout par un choc de pouvoir d’achat. À cela s’ajoutent d’autres risques baissiers, notamment la révision de l’Accord Canada–États‑Unis–Mexique (ACEUM) et les changements récents aux tarifs sur l’acier et l’aluminium. Pris dans leur ensemble, ces éléments ont conduit à une légère révision à la baisse de la croissance attendue au Québec en 2026, à 0,8 %, dans nos plus récentes Prévisions économiques et financières Lien externe au site..
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