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Nouvelles économiques Québec et Ontario

Québec : le PIB réel semble avoir renoué avec la croissance

28 mai 2024
Hélène Bégin
Économiste principale

Faits saillants

  • Après avoir connu quelques mois de soubresauts attribuables au début puis à la fin des grèves dans les secteurs de l’éducation et de la santé, l’économie du Québec manifeste des signes de reprise.
  • Le PIB réel a d’ailleurs augmenté de 0,2 % en février après le bond de 2,0 % enregistré en janvier en raison du retour au travail des employés du secteur public touchés par les grèves à la fin de 2023.
  • Le gain du PIB réel de 0,2 % en février est identique à celui observé au Canada.
  • Pour un second mois d’affilée, plus de la moitié des secteurs de l’économie affiche une croissance. En février, 11 des 20 principales branches d’activité ont connu une hausse de la production, selon l’Institut de la statistique du Québec Lien externe au site.. Voir le tableau pour plus de détails.
  • Malgré ces résultats positifs, l’industrie des biens a subi une rechute en février tandis que celle des services poursuit sa tendance haussière. 


Commentaires

Maintenant que les perturbations associées aux grèves dans le secteur public n’affectent plus l’évolution du PIB réel, la tendance de fond de l’économie québécoise se dégage. Celle-ci semble avoir amorcé une reprise à la suite de la période de contraction survenue au printemps 2023 à la fin de l’année. L’acquis de croissance du premier trimestre, c’est-à-dire si le PIB réel du mois de mars s’avère stable, se chiffre à 3,9 %. Des révisions à la baisse des mois précédents demeurent toutefois possibles et un léger repli pourrait aussi caractériser le PIB réel du mois de mars. Néanmoins, l’année 2024 a démarré en lion.

Même si la relance semble enfin engagée, certains mois de baisses du PIB réel ne peuvent être complètement exclus dans un avenir rapproché. Bien que le portrait soit globalement favorable, plusieurs industries, notamment dans les secteurs des biens, continuent d’éprouver des difficultés. La faiblesse de la demande pour les produits, le niveau élevé des coûts de production et des taux d’intérêt font en sorte que plusieurs entreprises sont dans une situation précaire. La remontée du nombre de faillites d’entreprises au Québec illustre bien le contexte encore défavorable pour celles-ci.

Dans le secteur des services, les industries dépendantes des dépenses des ménages traversent une période délicate. Les taux d’intérêt élevés et l’inflation qui ont grugé le pouvoir d’achat des consommateurs freinent surtout les dépenses moins essentielles ou celles sensibles au coût d’emprunt. Par exemple, les dépenses en vêtements, en loisirs ainsi que les achats de meubles, d’appareils ménagers et électroniques sont au ralenti.



Implications

La remontée de l’économie du Québec à la suite d’une longue période de faiblesse l’an dernier est conforme avec notre scénario de prévisions Lien externe au site.. Après la récupération rapide en janvier en raison de la fin des grèves, des résultats légèrement positifs étaient attendus. D’ailleurs, l’Indice précurseur Desjardins Lien externe au site., qui permet de déceler les points de retournement de l’économie du Québec quelques mois à l’avance, s’est redressé récemment. Le chemin semble donc pavé pour que l’économie du Québec se relève durablement au cours des prochains mois, bien que quelques faux pas demeurent possibles à court terme. La reprise de l’économie se manifeste enfin et celle-ci sera plus convaincante en seconde moitié de 2024.


NOTE AUX LECTEURS : Pour respecter l’usage recommandé par l’Office québécois de la langue française, nous employons dans les textes, les graphiques et les tableaux les symboles k, M et G pour désigner respectivement les milliers, les millions et les milliards. MISE EN GARDE : Ce document s’appuie sur des informations publiques, obtenues de sources jugées fiables. Le Mouvement Desjardins ne garantit d’aucune manière que ces informations sont exactes ou complètes. Ce document est communiqué à titre informatif uniquement et ne constitue pas une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente. En aucun cas, il ne peut être considéré comme un engagement du Mouvement Desjardins et celui-ci n’est pas responsable des conséquences d’une quelconque décision prise à partir des renseignements contenus dans le présent document. Les prix et les taux présentés sont indicatifs seulement parce qu’ils peuvent varier en tout temps, en fonction des conditions de marché. Les rendements passés ne garantissent pas les performances futures, et les Études économiques du Mouvement Desjardins n’assument aucune prestation de conseil en matière d’investissement. Les opinions et les prévisions figurant dans le document sont, sauf indication contraire, celles des auteurs et ne représentent pas la position officielle du Mouvement Desjardins.