- Sonny Scarfone
Économiste principal
Québec : recul du PIB réel en octobre
Faits saillants
- Le PIB réel du Québec a reculé de 0,4 % en octobre, sa première baisse depuis juin. Cette diminution est un peu plus marquée que celle observée au Canada Lien externe au site. (-0,3 %) lors de cette même période. Par rapport aux dix premiers mois de 2024, le PIB du Québec affiche néanmoins une hausse cumulative de 0,9 % (voir tableau 1).
- La faiblesse en octobre provient autant des industries productrices de biens (-0,4 %) que de celles des services (-0,3 %). Pour les biens, en plus de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse, la fabrication a été particulièrement touchée et affiche maintenant la plus forte baisse cumulative depuis le début de l’année (-3,6 %). Du côté des services, le début du quatrième trimestre a aussi été plutôt faible pour le commerce de gros et de détail.
- Parmi les secteurs qui ont contribué à limiter le recul du PIB réel, les services publics, l’hébergement et la restauration ainsi que le secteur de la finance et des assurances ont tous enregistré des gains.
Commentaires
Après avoir timidement renoué avec la croissance au troisième trimestre Lien externe au site., où les exportations avaient stagné à la suite de l’important recul du deuxième trimestre, l’économie du Québec a de nouveau fléchi en octobre. Le PIB par industrie montre que les secteurs liés au commerce international comme la fabrication, le commerce de gros ainsi que le transport et l’entreposage continuent d’être sous pression. Bien que les tarifs effectifs Lien externe au site. restent faibles grâce à une plus grande conformité à l’Accord Canada‒États-Unis‒Mexique (ACEUM), qui exempte une grande part des biens de droits de douane, le Québec demeure plus exposé que d’autres provinces en raison de tarifs sectoriels visant plusieurs de ses exportations phares, notamment l’aluminium, les produits du bois et la fabrication de camions et d’autobus.
Implications
Soutenu par un marché du travail encore vigoureux et des importants chantiers en cours tant dans le secteur privé que dans le secteur public, un rebond du PIB est attendu et le quatrième trimestre devrait se conclure en territoire positif, pour une croissance économique globale de 0,8 % en 2025. Néanmoins, le début d’une période de stagnation démographique Lien externe au site. limitera la consommation et la poursuite de la consolidation des dépenses gouvernementales pèsera aussi sur la demande intérieure. La croissance reposera donc surtout sur un redressement des exportations et sur la solidité des investissements publics et privés. Pour ces raisons, bien que l’année s’amorce (à nouveau) dans un contexte d’incertitude géopolitique et à l’approche de la révision de l’ACEUM prévue le 1er juillet, nos plus récentes prévisions Lien externe au site. laissent entrevoir une accélération modérée de l’activité économique du Québec en 2026, pour atteindre 1,1 %.
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