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Nouvelles économiques

États-Unis : l’inflation reste stable

13 janvier 2026
Francis Généreux
Économiste principal

Faits saillants

  • L’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,3 % en décembre. L’absence de données pour le mois d’octobre due à l’impasse budgétaire ne permet pas d’avoir des variations mensuelles pour les mois précédents. L’IPC de base, qui exclut les aliments et l’énergie, a augmenté de 0,2 %.
  • La variation annuelle de l’IPC total est demeurée à 2,7 % en décembre, soit comme en novembre. L’inflation de base affichait 2,6 % en décembre, le même résultat qu’en novembre.
  • Pour l’ensemble de 2025, l’inflation totale s’est mesurée à 2,6 %, comparativement à 2,9 % en 2024. Du côté de l’inflation de base, celle-ci a atteint 2,8 % l’an dernier, après 3,4 % en 2024.

Commentaires

Contrairement à la surprise causée par les données d’octobre et de novembre publiées ensemble à la mi-décembre, les résultats communiqués aujourd’hui sont proches des attentes. Le consensus tablait sur un gain de 0,3 % pour l’IPC total et celui de base. Le résultat est donc un peu plus faible que prévu dans le deuxième cas, mais il est comparable à nos propres attentes. Remarquons que les variations mensuelles enregistrées sur un mois en décembre sont plus fortes que celles sur deux mois, soit entre septembre et novembre. Avec cette accélération, la tendance des prix revient plus près de ce que l’on pouvait percevoir avant l’impasse budgétaire.

 

On remarque en décembre une nouvelle accélération des prix des aliments, dont la variation mensuelle a été la plus forte depuis octobre 2022. Les prix du bœuf, de la volaille et des produits laitiers ont connu des hausses marquées. La hausse de 0,3 % des prix de l’énergie s’est effectuée malgré une baisse des prix de l’essence et est exclusivement due à un gain de 4,4 % du coût du gaz naturel.

 

Cela dit, on remarque encore l’absence d’effet concret et flagrant des différents tarifs sur l’inflation de base. Les prix des biens excluant les aliments et l’énergie ont fait du surplace en décembre et n’ont augmenté que de 0,06 % sur l’ensemble des deux mois précédents. La variation annualisée sur trois mois est passée de 2,9 % en septembre à seulement 0,2 % en décembre. Cela dit, pour le dernier mois de 2025, on observe tout de même une grande divergence entre les mouvements mensuels des prix de différents biens. Ainsi, les prix des vêtements ont augmenté de 0,6 % et ceux des médicaments non prescrits, de 1,8 %. Au même moment, les prix des véhicules d’occasion ont reculé de 1,1 % et ceux des électroménagers, de 4,3 %.

 

Du côté des services, on observe une accélération en décembre, après la faiblesse implicite d’octobre et de novembre. La variation mensuelle de 0,3 % est pratiquement le double de celle sur l’ensemble des deux mois précédents (+0,16 %). Une croissance un peu plus solide du côté du logement (y compris une forte hausse du côté de l’hôtellerie) et un gain mensuel de 5,2 % du prix des billets d’avion expliquent ce gain. La variation annualisée sur trois mois demeure cependant plus modeste qu’avant l’impasse budgétaire, soit 1,8 % en décembre, comparativement à 3,9 % en septembre.

Implications

On observe un retour à la normale du côté de l’inflation. Celle-ci demeure au-dessus de la cible de la Réserve fédérale (Fed), mais elle se montre relativement faible dans un contexte de tarifs douaniers nettement plus élevés qu’il y a un an. Il semble donc que les entreprises hésitent encore à monter les prix pour leur clientèle. Il reste à voir si la situation pourra perdurer longtemps. Quant à la Fed, nonobstant ses problèmes avec le département de la Justice, elle devrait rester sur les lignes de côté à sa prochaine réunion. Mais si l’inflation et la création d’emplois restent lentes, il pourrait y avoir plus de pressions pour qu’elle opte plus tard cette année pour de nouvelles baisses de taux directeurs.



NOTE AUX LECTEURS : Pour respecter l’usage recommandé par l’Office québécois de la langue française, nous employons dans les textes, les graphiques et les tableaux les symboles k, M et G pour désigner respectivement les milliers, les millions et les milliards. MISE EN GARDE : Ce document s’appuie sur des informations publiques, obtenues de sources jugées fiables. Le Mouvement Desjardins ne garantit d’aucune manière que ces informations sont exactes ou complètes. Ce document est communiqué à titre informatif uniquement et ne constitue pas une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente. En aucun cas, il ne peut être considéré comme un engagement du Mouvement Desjardins et celui-ci n’est pas responsable des conséquences d’une quelconque décision prise à partir des renseignements contenus dans le présent document. Les prix et les taux présentés sont indicatifs seulement parce qu’ils peuvent varier en tout temps, en fonction des conditions de marché. Les rendements passés ne garantissent pas les performances futures, et les Études économiques du Mouvement Desjardins n’assument aucune prestation de conseil en matière d’investissement. Les opinions et les prévisions figurant dans le document sont, sauf indication contraire, celles des auteurs et ne représentent pas la position officielle du Mouvement Desjardins.