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Nouvelles économiques

Les voyages des Canadiens vers les États‑Unis diminuent pour un quinzième mois consécutif

21 mai 2026
Kari Norman
Économiste senior

Faits saillants

  • Le nombre de voyages de retour de résidents canadiens en provenance des États‑Unis a reculé de 6,4 % sur un an en mars, tandis que le nombre de résidents américains se rendant au Canada a augmenté de 4,4 % sur la même période.
  • Parallèlement, le nombre de résidents canadiens revenant de voyages outre-mer a progressé de 3,5 % sur un an, tandis que les arrivées en provenance de l’étranger au Canada ont crû de 5,6 % sur un an. Le tableau présente un résumé des principaux indicateurs liés aux déplacements.

Commentaires

Le nombre de Canadiens revenant de voyages aux États‑Unis a poursuivi sa tendance à la baisse, diminuant de 6,4 % en mars, ce qui constitue un quinzième recul consécutif sur un an. En revanche, les visites au Canada en provenance des États‑Unis ont progressé de 4,4 %, ce qui indique une certaine résilience des voyages entrants en provenance de ce pays (graphique 1). Les visiteurs en provenance d’Europe et d’Asie ont représenté la majorité des voyageurs non américains au Canada. Depuis le début de l’année, la diminution de plus d’un million de voyages de Canadiens vers les États‑Unis n’a été que partiellement compensée par une hausse de 286 000 voyages outre-mer, par rapport aux trois premiers mois de 2025.


Sur une base désaisonnalisée, le recul des voyages des Canadiens vers les États‑Unis s’est concentré dans les séjours avec nuitées. Bien que les excursions d’une journée de l’autre côté de la frontière aient légèrement augmenté par rapport à l’an dernier, elles demeurent nettement inférieures aux niveaux observés avant les récentes tensions. Une partie de ces déplacements quotidiens restants s’explique vraisemblablement par les déplacements transfrontaliers habituels des Canadiens résidant dans les régions frontalières.

Les dynamiques régionales observées au premier trimestre de 2026 demeurent contrastées. L’Ontario a continué de capter la plus grande part des visiteurs internationaux, bien que les voyages des Ontariens à l’étranger excèdent toujours les flux entrants (graphique 2). Le Québec présente un déséquilibre similaire, avec davantage de résidents voyageant à l’étranger que de visiteurs internationaux arrivant dans la province. En Colombie‑Britannique, les flux sont plus équilibrés, les arrivées de visiteurs dépassant légèrement les départs.


Implications

Le repli soutenu des déplacements transfrontaliers transforme la dynamique du secteur touristique canadien. Nos récents travaux Lien externe au site. indiquent que la vigueur des intentions de voyage à l’intérieur du pays devrait maintenir une plus grande part des dépenses touristiques au Canada durant la saison estivale de 2026. Cette réallocation, conjuguée à des séjours plus longs et à des dépenses plus élevées par voyage, devrait continuer de soutenir l’industrie touristique.

Par ailleurs, de grands événements, dont la Coupe du monde de la FIFA, devraient offrir un appui additionnel aux flux de voyageurs tant internationaux que domestiques. Malgré la hausse des coûts du carburant et l’incertitude persistante entourant les politiques entre le Canada et les États‑Unis, le secteur aborde la haute saison sur des bases solides, la demande intérieure demeurant le principal moteur de la croissance.

NOTE AUX LECTEURS : Pour respecter l’usage recommandé par l’Office québécois de la langue française, nous employons dans les textes, les graphiques et les tableaux les symboles k, M et G pour désigner respectivement les milliers, les millions et les milliards. MISE EN GARDE : Ce document s’appuie sur des informations publiques, obtenues de sources jugées fiables. Le Mouvement Desjardins ne garantit d’aucune manière que ces informations sont exactes ou complètes. Ce document est communiqué à titre informatif uniquement et ne constitue pas une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente. En aucun cas, il ne peut être considéré comme un engagement du Mouvement Desjardins et celui-ci n’est pas responsable des conséquences d’une quelconque décision prise à partir des renseignements contenus dans le présent document. Les prix et les taux présentés sont indicatifs seulement parce qu’ils peuvent varier en tout temps, en fonction des conditions de marché. Les rendements passés ne garantissent pas les performances futures, et les Études économiques du Mouvement Desjardins n’assument aucune prestation de conseil en matière d’investissement. Les opinions et les prévisions figurant dans le document sont, sauf indication contraire, celles des auteurs et ne représentent pas la position officielle du Mouvement Desjardins.