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Budget fédéral

Mise à jour économique fédérale du printemps de 2026

Il est encore trop tôt pour célébrer

28 avril 2026
Jimmy Jean, vice-président, économiste en chef et stratège • Randall Bartlett, économiste en chef adjoint

Faits saillants

  • Comme cela avait été largement annoncé avant la Mise à jour économique du printemps (MÉP) de 2026, la performance budgétaire du gouvernement fédéral a été moins mauvaise que prévu. Le déficit de l’exercice financier 2025‑2026 (EF 2026) demeure substantiel, à 66,9 G$, mais il est inférieur à la projection de 78,3 G$ présentée dans le budget de 2025 (graphique 1).

  • Cela dit, il est prématuré de crier victoire. Une part importante de l’amélioration du déficit à court terme découle d’une performance économique plus robuste que prévu, un facteur qui échappe largement au contrôle du gouvernement fédéral et qui pourrait ne pas se répéter.
  • Malgré ce point de départ plus favorable et l’amélioration des perspectives économiques, la trajectoire projetée du déficit pour les années à venir demeure essentiellement inchangée par rapport au budget de 2025. Cela s’explique en partie par le fait que les économies réalisées l’an dernier provenaient aussi de crédits non dépensés – des fonds qui n’ont tout simplement pas été versés – plutôt que d’une gestion budgétaire plus rigoureuse. De nouvelles mesures sont d’ailleurs venues absorber cet espace budgétaire nouvellement dégagé.
  • Du côté des dépenses, la plupart des mesures d’importance avaient été annoncées bien avant la MÉP de 2026. Parmi les principales mesures mises en œuvre depuis le budget de 2025 figurent : l’Allocation canadienne pour l’épicerie et les produits essentiels (11,8 G$ sur six ans); le soutien aux travailleurs des métiers spécialisés (6,0 G$); 4,1 G$ pour renforcer l’autonomie et la santé des communautés autochtones; 2,0 G$ pour soutenir l’Ukraine; 1,7 G$ pour collaborer avec les provinces et les territoires afin d’améliorer l’offre de logements; des mesures additionnelles de soutien aux travailleurs (1,3 G$); l’augmentation des bourses et des prêts étudiants (1,1 G$); ainsi que 1,0 G$ consacré à la protection et à la conservation de l’environnement.
  • Du côté des revenus, la mesure la plus substantielle est la suspension temporaire de la taxe d’accise fédérale sur les carburants, évaluée à 2,4 G$ à l’EF 2027. Elle est suivie de près par la refonte du crédit d’impôt pour l’achat de véhicules électriques, qui représente 2,3 G$ sur six ans. Hormis ces mesures, les allégements fiscaux demeurent relativement limités.
  • L’un des principaux avantages de la révision à la hausse des perspectives de PIB nominal est la réduction du poids des déficits futurs en proportion du PIB, et ce, même si les déficits projetés sont restés largement inchangés par rapport au budget de 2025. La trajectoire prévue du ratio de la dette fédérale au PIB est également sensiblement plus favorable, malgré une évolution du niveau absolu de la dette qui change peu. Cela contribuera à maintenir le Canada dans une position budgétaire plus solide que celle de bon nombre de ses pairs parmi les économies avancées, ce qui soutient une cote de crédit élevée et des coûts de service de la dette relativement plus faibles.

Lire la publication Indicateurs économiques de la semaine du 18 au 22 juillet 2022

Consultez l'étude complète en format PDF.

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