- Maëlle Boulais-Préseault
Économiste senior
Canada : le mauvais temps a freiné le marché immobilier en janvier
Faits saillants
- La construction résidentielle commence l’année à un rythme faible par rapport à décembre, avec 238 049 mises en chantier en janvier 2026 (désaisonnalisées et à rythme annualisé). La faiblesse de l’activité a été observée dans la plupart des grandes villes du pays, à l’exception de Vancouver et de Calgary. Le tableau 1 ci‑dessous résume les principales données.
- Les ventes de propriétés existantes au Canada ont reculé de 5,8 % d’un mois à l’autre en janvier. Le prix moyen a diminué de 1,7 % à l’échelle du Canada, tandis que le prix de référence a baissé de 0,9 % par rapport à décembre. Le tableau 2 présente les données clés.
Commentaires
La faiblesse des mises en chantier en janvier n’a rien de surprenant après la solide performance observée le mois passé. La donnée de janvier dépasse même nos prévisions (230 000), quoique nettement inférieure au consensus (262 500). Contrairement à la tendance de la dernière année, Montréal a enregistré l’un des reculs les plus marqués, avec une baisse d’environ 38 % des mises en chantier par rapport à janvier dernier. À l’inverse, Vancouver a vu son nombre d’unités construites augmenté de plus de 38 % par rapport à janvier 2025. La météo plus clémente dans l’Ouest canadien a certainement eu un rôle à jouer, alors que deux importantes tempêtes de neige et un vortex polaire ont temporairement perturbé les activités de construction ailleurs au pays. L’incertitude découlant de la situation commerciale avec les États‑Unis, les coûts de construction toujours élevés et le ralentissement de la demande pèsent également sur les constructeurs, tirant ainsi la moyenne nationale vers le bas (graphique 1). Malgré ces contraintes, les politiques publiques et les mesures de financement du gouvernement continueront de soutenir la construction résidentielle au cours de l’année.
Comme dans le cas de la construction résidentielle, les conditions météorologiques ont également contribué à ralentir l’activité sur le marché de la revente. Un recul des ventes a toutefois été observé dans l’ensemble des provinces en janvier. Seulement Calgary et Ottawa sont parvenues à enregistrer des gains parmi les principales villes canadiennes. Parallèlement, une forte hausse des nouvelles inscriptions a été enregistrée à l’échelle du pays au cours du dernier mois, ce qui a eu pour effet de tirer le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions vers le bas dans la plupart des marchés (graphique 2). Cette augmentation de l’offre, combinée à la baisse des prix, pourrait encourager plusieurs acheteurs potentiels à revenir sur le marché lors des prochains mois.
Implications
L’année 2026 demeure néanmoins remplie d’incertitudes. Les risques penchent davantage vers le maintien d’une stagnation – caractérisée par des ventes modérées, une progression limitée des prix et un niveau de construction résidentielle relativement faible – plutôt que vers un retour à une surchauffe du marché. Pour plus de détails sur nos prévisions pour 2026 et 2027, consultez les dernières Perspectives immobilières de Desjardins Lien externe au site..
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