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Nouvelles économiques

Canada : le marché de l’habitation montre des signes préliminaires d’un possible plancher

14 mai 2026
Kari Norman
Économiste senior

Faits saillants

  • Les ventes de propriétés existantes au Canada ont progressé modestement de 0,7 % (m/m) en avril, en données désaisonnalisées. Le prix de vente moyen national a augmenté de 2,6 % d’un mois à l’autre, tandis que le prix de référence a légèrement reculé. Les deux demeurent nettement inférieurs à leurs sommets de 2022. Le tableau résume les principaux indicateurs du marché.

Commentaires

En avril, les ventes de propriétés, en données désaisonnalisées, ont légèrement progressé par rapport à mars, conformément aux attentes des économistes, tout en demeurant légèrement en deçà des normes saisonnières.

À l’échelle nationale, les nouvelles inscriptions ont bondi de 4,1 % en avril, ce qui correspond au point de départ habituel du marché printanier. Le nombre de mois d’inventaire a légèrement augmenté pour atteindre 5,2 mois, contre 5,1 mois en mars. Le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions a diminué à 45,6 %, se situant à peine dans la fourchette de 45 % à 65 % généralement associée à un marché équilibré à l’échelle nationale. Toronto et Vancouver sont demeurées des marchés à l’avantage des acheteurs, tandis que le Québec et plusieurs autres grands centres sont restés en situation d’équilibre (graphique 1).


Le prix de vente moyen a augmenté de 2,6 % (m/m) en avril, alors que le prix de référence a légèrement reculé. Cet écart s’explique vraisemblablement par des différences de composition entre ces deux mesures des prix. L’Association canadienne de l’immeuble a d’ailleurs indiqué dans son communiqué Lien externe au site. que « la stabilisation des prix constitue une étape importante pour que les acheteurs recommencent éventuellement à revenir sur le marché en plus grand nombre ». Compte tenu du resserrement du ratio du prix de vente par rapport au prix affiché et de la légère diminution du délai de vente, certains signes préliminaires suggèrent que le marché pourrait avoir atteint son creux. Les taux hypothécaires pourraient se situer à leur niveau le plus bas pour ce cycle et, si les prix commencent à augmenter légèrement, l’attente pourrait comporter un risque de coûts d’entrée plus élevés. Pour les acheteurs potentiels disposant déjà d’une mise de fonds, les conditions actuelles pourraient représenter une fenêtre relativement favorable dans le cycle en cours.

Des disparités régionales notables ont été observées. À Toronto, les ventes désaisonnalisées ont fortement augmenté (+6,1 % m/m), ce qui a contribué à relever la moyenne provinciale. Les ventes ont également été vigoureuses à Calgary et à Edmonton. Malgré des ventes plus faibles dans la plupart des autres régions, des hausses de prix ont été enregistrées dans toutes les provinces, à l’exception de l’Île‑du‑Prince‑Édouard (graphique 2). Parmi les grandes provinces, le Québec continue de se démarquer avec des hausses des prix des propriétés depuis la période postpandémique.


Implications

Au cours des dernières années, l’accessibilité à la propriété au Canada s’est légèrement améliorée sous l’effet conjugué de la baisse des prix, du recul des taux hypothécaires et de la hausse des revenus. Elle demeure toutefois nettement inférieure aux niveaux observés avant la pandémie et continue de varier considérablement selon les régions. Compte tenu des risques à la hausse pour l’inflation liés aux prix élevés du pétrole Lien externe au site. et des risques à la baisse associés à l’examen conjoint de l’Accord Canada–États‑Unis–Mexique (ACEUM), notre scénario Lien externe au site. prévoit que la Banque du Canada maintiendra le statu quo cette année. À plus long terme, si le plancher des prix a effectivement été atteint et que les taux d’intérêt commencent à augmenter, comme nous l’anticipons pour l’an prochain, l’accessibilité pourrait se stabiliser ou se détériorer légèrement d’ici 2027. Pour plus de détails selon les régions, voir notre plus récent Indice d’abordabilité Desjardins Lien externe au site..

NOTE AUX LECTEURS : Pour respecter l’usage recommandé par l’Office québécois de la langue française, nous employons dans les textes, les graphiques et les tableaux les symboles k, M et G pour désigner respectivement les milliers, les millions et les milliards. MISE EN GARDE : Ce document s’appuie sur des informations publiques, obtenues de sources jugées fiables. Le Mouvement Desjardins ne garantit d’aucune manière que ces informations sont exactes ou complètes. Ce document est communiqué à titre informatif uniquement et ne constitue pas une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente. En aucun cas, il ne peut être considéré comme un engagement du Mouvement Desjardins et celui-ci n’est pas responsable des conséquences d’une quelconque décision prise à partir des renseignements contenus dans le présent document. Les prix et les taux présentés sont indicatifs seulement parce qu’ils peuvent varier en tout temps, en fonction des conditions de marché. Les rendements passés ne garantissent pas les performances futures, et les Études économiques du Mouvement Desjardins n’assument aucune prestation de conseil en matière d’investissement. Les opinions et les prévisions figurant dans le document sont, sauf indication contraire, celles des auteurs et ne représentent pas la position officielle du Mouvement Desjardins.