- Kari Norman
Économiste senior
Un mois de décembre faible clôture une année en dents de scie pour le marché immobilier canadien
Faits saillants
- Les ventes de propriétés existantes au Canada ont reculé de 2,7 % en décembre par rapport au mois précédent. Le prix moyen national et le prix de référence sont demeurés essentiellement inchangés. Ces deux mesures de prix restent nettement inférieures aux sommets historiques atteints en 2022. Le tableau présente les principaux indicateurs du marché.
Commentaires
En rétrospective, l’année 2025 avait commencé sous le signe de la croissance pour les ventes de maisons, avec plusieurs baisses de taux d’intérêt déjà en place. Toutefois, l’incertitude liée à la guerre commerciale a ramené de nombreux acheteurs potentiels sur les lignes de côté. Un regain d’activité à la mi-année a suscité un certain optimisme, mais l’année s’est terminée sans éclat. Les ventes de propriétés existantes en décembre sont demeurées conformes aux normes saisonnières, mais bien en deçà des niveaux de décembre 2024. Et ce, malgré des taux hypothécaires plus bas, des prix plus bas, un marché favorable aux acheteurs dans plusieurs grandes villes et des mesures fédérales d’accessibilité Lien externe au site. introduites à la fin de 2024, dont l’amortissement sur 30 ans pour les acheteurs d’une première propriété.
Sur le plan régional, les ventes de décembre ont été particulièrement faibles en Alberta et au Québec. Les baisses observées en Ontario et en Colombie‑Britannique ont été plus modérées que la moyenne nationale. Seules les provinces maritimes ont enregistré des hausses en décembre, après des reculs en novembre. Pour l’ensemble de l’année, les moyennes nationales ont continué de masquer d’importantes disparités régionales, alors que la baisse des prix en Ontario et en Colombie‑Britannique a tiré vers le bas le chiffre global (graphique 1). Toutes les autres provinces ont affiché de fortes hausses des prix de vente l’an dernier, menées par la Saskatchewan et Terre‑Neuve-et‑Labrador, avec des gains d’environ 8 %.
À l’échelle nationale, les nouvelles inscriptions ont diminué de 2,0 % en décembre, soit une quatrième baisse mensuelle consécutive. Le niveau des stocks est passé à 4,5 mois, bien au-dessus de la moyenne post‑2018 de 3,7 mois. Le ratio ventes/nouvelles inscriptions a légèrement fléchi à 52,3 %, demeurant confortablement dans une zone de marché équilibré. Toronto et Vancouver sont restées en territoire favorable aux acheteurs (graphique 2). Ces deux villes ont connu des ventes exceptionnellement faibles tout au long de l’année, malgré la baisse des prix et l’assouplissement des taux d’intérêt.
Implications
Nous prévoyons que la Banque du Canada maintiendra ses taux directeurs inchangés lors de son annonce de janvier et conservera cette orientation pour un avenir prévisible. Le conseil de direction a indiqué que le niveau actuel des taux est approprié pour maintenir l’inflation près de la cible de 2 %, tout en soutenant l’économie face aux perturbations commerciales persistantes. Par conséquent, le potentiel de nouvelles réductions des paiements hypothécaires mensuels demeure limité.
En regardant vers l’venir, les conditions économique Lien externe au site.s laissent entrevoir un marché printanier susceptible de connaître une solide progression des ventes. Toutefois, avec un niveau d’inventaire plus élevé dans les plus grandes provinces qu’il y a un an, les prix pourraient ne pas augmenter aussi rapidement. Par ailleurs, nos prévisions d’une inflation modérée des loyers Lien externe au site. suggèrent que les locataires pourraient ressentir moins de pression pour passer à la propriété. Cela dit, les conditions varient considérablement d’un marché local à l’autre.
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