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Nouvelles économiques

Canada : de nouvelles pressions à la baisse sur l’inflation de base en mars

16 avril 2024
Royce Mendes
Directeur général et chef de la stratégie macroéconomique

Faits saillants

  • L’Indice global des prix à la consommation (IPC) a progressé de 2,9 % sur un an en mars, ce qui correspond aux attentes des économistes. Par rapport au mois dernier, les prix ont augmenté de 0,6 %, mais de 0,3 % seulement lorsque l’on tient compte des effets saisonniers. Le tableau 1 résume les principales données. 

Implications

Le gouverneur de la Banque du Canada (BdC), Tiff Macklem, retrouve exactement ce qu’il souhaitait dans les dernières données de l’IPC. Même si l’inflation globale et l’inflation excluant les aliments et l’énergie affichent une légère hausse, une foule d’autres mesures permettant de suivre les pressions sous-jacentes pointent vers une normalisation de la croissance des prix à la consommation.

Le logement demeure le principal moteur de l’inflation totale (graphique 1). Si l’on exclut le logement, l’inflation s’est établie à seulement 1,5 %, et elle a été sous la cible de 2 % de la banque centrale pour la plus grande partie des six derniers mois. Les coûts élevés et croissants du logement, combinés à la récente hausse du prix de l’essence, semblent miner les finances des consommateurs. De nombreuses entreprises ont ainsi plus de difficulté à hausser les prix aussi rapidement ou fréquemment qu’au cours des dernières années.

Tout cela sert les dessins de la BdC. L’inflation totale au premier trimestre de l’année correspond aux prévisions de la banque centrale, et elle pourrait être inférieure à ce qui est attendu au deuxième trimestre. De plus, les mesures de l’inflation fondamentale ont continué de montrer des signes de progrès en mars. La moyenne de la variation annualisée sur trois mois des mesures médiane et tronquée a ralenti à seulement 1,3 % (graphique 2), et la moyenne des variations annuelles a légèrement reculé pour s’établir à 3,0 %. L’ancienne mesure favorite de la BdC, l’IPCX, montre également une progression de seulement 2,1 % par rapport à l’an dernier. Par ailleurs, la part des composantes du panier de l’IPC qui augmentent de plus de 3 %, un indicateur étroitement surveillé par le gouverneur Macklem, est passée de 41 % à 38 %. Et la part des composantes qui affichent une croissance inférieure à 1 % est passée de 38 % en février à 44 % en mars. Ces éléments indiquent que dans l’ensemble, les pressions inflationnistes s’alignent de plus en plus sur la cible de 2 % de la BdC.

Les données sur l’inflation pour le mois de mars devraient permettre aux décideurs d’être confiants quant à la durabilité des progrès accomplis pour contenir l’augmentation des prix à la consommation. Le gouverneur Macklem a affirmé vouloir observer davantage de ce qu’il avait vu en janvier et en février, et les données d’aujourd’hui répondent à ses attentes. Ainsi, nous continuons de prévoir une baisse de taux en juin. Cela dit, la collaboration du gouvernement fédéral cet après-midi et la publication des prochaines données de l’IPC seront déterminantes dans la réalisation de cette prévision.

NOTE AUX LECTEURS : Pour respecter l’usage recommandé par l’Office québécois de la langue française, nous employons dans les textes, les graphiques et les tableaux les symboles k, M et G pour désigner respectivement les milliers, les millions et les milliards. MISE EN GARDE : Ce document s’appuie sur des informations publiques, obtenues de sources jugées fiables. Le Mouvement Desjardins ne garantit d’aucune manière que ces informations sont exactes ou complètes. Ce document est communiqué à titre informatif uniquement et ne constitue pas une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente. En aucun cas, il ne peut être considéré comme un engagement du Mouvement Desjardins et celui-ci n’est pas responsable des conséquences d’une quelconque décision prise à partir des renseignements contenus dans le présent document. Les prix et les taux présentés sont indicatifs seulement parce qu’ils peuvent varier en tout temps, en fonction des conditions de marché. Les rendements passés ne garantissent pas les performances futures, et les Études économiques du Mouvement Desjardins n’assument aucune prestation de conseil en matière d’investissement. Les opinions et les prévisions figurant dans le document sont, sauf indication contraire, celles des auteurs et ne représentent pas la position officielle du Mouvement Desjardins.