- Kari Norman
Économiste senior
Point de vue économique
Indice d’abordabilité Desjardins
L’amélioration de l’abordabilité du logement au Canada est déjà en train de se renverser
14 avril 2026
Faits saillants
- La récente amélioration de l’abordabilité des propriétés au pays s’expliquait par la faiblesse des ventes de propriétés faisant baisser les prix, par la diminution des taux d’intérêt hypothécaires et par la hausse du revenu moyen des ménages. Cette situation, certes bienvenue, n’a permis de renverser qu’une partie des dommages observés depuis la pandémie, et le tableau varie grandement selon les provinces.
- À plus long terme, non seulement aucune nouvelle baisse du taux directeur n’est attendue, mais les marchés financiers anticipent désormais des hausses de taux, privant ainsi les emprunteurs à taux variable du soutien qui avait amélioré l’abordabilité pendant la majeure partie de 2025. Pour ceux qui recherchent la stabilité d’un prêt hypothécaire à taux fixe, la situation est déjà moins favorable, car les coûts d’emprunt à long terme ont augmenté. De nombreuses provinces devraient également continuer d’observer des pressions modérées sur les prix à court terme, grâce à une meilleure abordabilité soutenant une demande plus vigoureuse. Ensemble, ces forces pointent vers une abordabilité qui risque de stagner ou de se détériorer légèrement dans la plupart des provinces jusqu’en 2027.
- D’autre part, si la hausse soutenue des prix du pétrole venait réalimenter l’inflation et accélérer les hausses de taux d’intérêt, l’abordabilité des propriétés diminuerait probablement, car les taux hypothécaires plus élevés viendraient plus que compenser les économies découlant de la baisse des prix dans un marché immobilier plus morose.
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