- Randall Bartlett
Économiste en chef adjoint
Point de vue économique
Le prix du pétrole nuira-t-il à la résilience des consommateurs canadiens?
14 avril 2026
Faits saillants
- La guerre en Iran a entraîné une hausse des prix du pétrole à l’échelle mondiale, ce qui a fait grimper les coûts du carburant et des engrais. Des goulots d’étranglement dans les transports sont réapparus, soulevant des préoccupations quant à la possibilité que les pressions sur les chaînes d’approvisionnement puissent à nouveau faire bondir les prix de tout.
- Ce choc des coûts de l’énergie risque de peser sur les consommateurs canadiens, qui sont demeurés résilients tout au long du conflit commercial avec les États‑Unis. Les ménages à faible revenu, qui subissent déjà des pressions financières importantes, sont les moins en mesure de faire face à une nouvelle accélération de l’inflation. Toutefois, ils sont aussi moins exposés à des coûts de transport plus élevés à court terme que les ménages plus aisés. De plus, la hausse du crédit pour la TPS/TVH – soit l’Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels, planifiée avant le conflit en Iran – devrait plus que compenser l’incidence des coûts énergétiques plus élevés sur la consommation au milieu de 2026.
- Les réductions de taxes, le contrôle des prix et l’augmentation des transferts de revenus aux ménages les plus vulnérables financièrement sont des leviers que tous les paliers de gouvernement peuvent utiliser pour offrir des allégements supplémentaires aux Canadiens et aux Canadiennes. Mais ils comportent tous des coûts, certains plus élevés que d’autres. Les options politiques pour contrebalancer l’effet inflationniste de la hausse des prix de l’énergie devront viser l’équilibre entre l’ampleur du soutien offert et l’aide ciblée pour les personnes qui en ont le plus besoin, tout en gardant à l’esprit la viabilité des finances publiques.
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