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Quels sont les risques liés au commerce international et comment les gérer?

Votre entreprise doit gérer les risques liés à vos activités locales, mais aussi ceux liés à vos activités à l'international : risques de change, risques de crédit, risques liés à la propriété intellectuelle, risques de transport, risques liés à l'éthique, etc. Rassurez-vous, plusieurs moyens sont à votre disposition pour limiter les impacts sur vos affaires.

En plus des risques liés à ses activités locales, l'entreprise ayant des activités à l'international doit composer avec plusieurs risques propres au développement des affaires à l'international tels que le risque de change, le risque de crédit, les risques liés à la propriété intellectuelle, les risques de transport, les risques liés à l'éthique, etc. Tous ces risques peuvent entraver le développement des activités hors frontières, mais l'entreprise dispose de moyens pour limiter l'impact sur ses affaires.

Risque de change

Le risque de change concerne généralement les recevables et les payables des contrats en cours ou à être réalisés dans un proche avenir. Le cours des devises étrangères fluctuant constamment, l'entreprise peut se voir contrainte de convertir des sommes issues de ses activités internationales à des conditions moins favorables qu'initialement budgétées. Il est donc primordial pour l'entreprise de se doter d'une politique de change pour :

  • stabiliser ses marges de profit sur les ventes
  • atténuer l'effet négatif des fluctuations des taux de change sur les approvisionnements et les ventes
  • améliorer le contrôle sur sa trésorerie
  • faciliter la démarche de fixation de ses prix sur les marchés nationaux et internationaux.

Pour avoir une politique de change adéquate, l'entreprise doit diagnostiquer les risques de change et leur importance relative, lister les outils offerts sur le marché qui permettent de couvrir ces risques, et faire une analyse comparative et récurrente des outils et sélectionner les plus pertinents.

Voici les principales politiques de change :

  • Couverture naturelle : Elle consiste à réaliser la majeure partie de ses revenus et de ses dépenses dans la même devise étrangère. Cependant, l'entreprise ne couvre pas le risque sur la balance entre les payables et les recevables.
  • Couverture sélective : Elle vise à établir une politique sur une partie des échanges en devises lorsqu'il est difficile de prévoir les besoins à l'avance.
  • Couverture systématique : L'entreprise cherche à mettre sur pied une politique sur l'ensemble des échanges pour éliminer l'impact de la fluctuation des devises sur la marge de profit.

Voici les principaux outils de couverture de change :

  • Contrat à terme : C'est un engagement entre 2 parties qui détermine les conditions précises de vente ou d'achat d'un montant de devises (taux, date). Sous certaines conditions, le contrat peut être ouvert ou fixe si un certain délai dans la livraison du montant est souhaité pour plus de flexibilité.
  • Swap : Il permet de réaliser 2 transactions croisées et simultanées d'un montant identique. Ce produit est utilisé pour l'appariement des entrées et des sorties de devises étrangères à des dates différentes et pour reporter ou devancer un contrat à terme. Un swap permet par exemple l'achat immédiat d'un montant en devise étrangère pour payer les comptes payables en échange d'un contrat à terme permettant la revente de devises lors de la réception des recevables. Ainsi, l'écart entre les taux proviendra uniquement des points à terme et sera garanti.
  • Option vanille : Elle permet de transférer le risque de change à une tierce partie en échange d'un paiement d'une prime déterminée. L'entreprise se réserve le droit d'acheter à la tierce partie un montant de devises, à un taux et à une date prédéterminés. Ainsi, l'entreprise peut profiter d'une appréciation favorable de la devise tout en étant protégée en situation inverse. La prime ne peut pas être remboursée.

Au fur et à mesure que l'entreprise se développe à l'international, des stratégies d'option deviennent accessibles. Ces outils consistent à acheter et à vendre des options simultanément pour réduire l'exposition au risque (tunnel, contrat à terme participatif). Pour en savoir plus, consultez le guide La gestion du risque de change (en format PDF, 1,55 Mo).

Risque de crédit

Le risque de crédit ou de contrepartie est le risque de perte sur une créance. Pour l'entreprise qui développe ses activités à l'international, quelques dispositifs de protection existent.

  • Paiement complet à la commande ou paiement à compte ouvert : L'entreprise cherche à obtenir 100 % des fonds payables au moment de la commande, avant le début de la prestation. Une telle approche permet de financer les opérations, de réduire les frais financiers et administratifs et d'éliminer le risque de non-paiement. Il peut être difficile d'utiliser cette méthode pour un exportateur débutant ou une entreprise ayant peu de marge de manœuvre dans la négociation.
  • Lettre de crédit : C'est un engagement conditionnel de paiement émis par une institution financière. Au moyen de cette lettre, l'institution s'engage à payer un montant déterminé au fournisseur d'un produit ou d'un service en échange de la remise, dans un délai fixé, des documents prouvant que la marchandise a été expédiée ou que le service a été rendu. La lettre de crédit protège à la fois le vendeur et l'acheteur lors d'une transaction. Les conditions de vente et une description très précise de l'expédition y sont incluses. Les fonds sont réservés tant que la lettre est en vigueur et ils ne peuvent pas être utilisés par l'acheteur.
  • Lettre de garantie et lettre de crédit stand-by : Elles sont utilisées pour garantir la solvabilité et n'ont pas pour fonction première d'être encaissées. Elles visent plutôt à garantir le versement d'un paiement prévu dans les modalités d'un contrat.
  • Assurance-crédit : Elle offre une couverture d'assurance sur les recevables à l'exportation de l'entreprise en échange d'une prime. Largement utilisée, elle peut servir à financer indirectement l'acheteur en permettant à l'entreprise des modalités de paiement plus souples.
  • Affacturage : Une méthode courante qui consiste à vendre certaines créances ou une partie des comptes recevables à une tierce partie, de transférer le risque (en partie) et de financer les opérations. Il s'agit pour le client d'un produit de financement à court terme par lequel il finance ses ventes locales ou étrangères en vendant ses recevables en échange de liquidités immédiates, sans avoir à attendre l'échéance des paiements. L'affacturage représente aussi une solution pour résoudre certains problèmes de liquidités souvent créés par la croissance des ventes.

Même si d'autres techniques permettant de limiter le risque de crédit existent, ces 5 approches offrent des options intéressantes pour l'entreprise cherchant à développer ses activités à l'international.

Risques liés à la propriété intellectuelle

Les risques liés à la propriété intellectuelle peuvent être observés par une utilisation non permise par une tierce partie d'information stratégique unique à l'entreprise (études, résultats de recherche, ententes et contrats, liste de clients, secrets commerciaux, etc.), mais aussi par l'emploi d'éléments ayant une valeur directe ou indirecte en lien avec les produits ou services de l'entreprise (brevets, dessins, marques, savoir-faire, etc.). À l'international, ces risques sont évidemment décuplés à cause de la difficulté à défendre à distance la propriété de l'entreprise sur les différents aspects précédemment cités.

S'il est recommandé à l'entreprise de déposer sa raison sociale et ses marques avant de signer, par exemple, tout contrat de distribution dans un pays donné, il paraît complexe et dispendieux de déposer et de chercher à défendre un brevet dans certaines régions du monde peu enclines à respecter la propriété intellectuelle. Il conviendra alors pour l'entreprise de continuellement modifier ou améliorer son offre pour rester compétitive et en avance sur ses concurrents et pour limiter l'impact de la contrefaçon ou de la copie potentielle.

Risques de transport

Tout comme dans le cas des expéditions locales, les marchandises transportées internationalement sont à risque (bris, perte, vol, vandalisme, accident, saisie, contamination, etc.). Avant d'expédier les marchandises, il est important de confier la responsabilité du transport à l'acheteur ou au vendeur et d'obtenir les couvertures suffisantes. Les conditions internationales de vente (incoterms), élaborées par la Chambre de commerce internationale, servent à bien définir les rôles et responsabilités de chacun relativement aux risques de transport. L'accompagnement offert par un transitaire est alors fortement recommandé.

Risques liés à l'éthique

Maintenir un haut niveau d'éthique et se comporter en bon citoyen, peu importe où les activités commerciales ont lieu, est parfois complexe. L'entreprise menant des activités à l'international peut se trouver confrontée à des situations qui remettent en cause ses valeurs. Elle doit redoubler de vigilance, car les us et coutumes et les réalités humaines ne sont pas les mêmes dans tous les pays. Il est donc important de s'assurer que les partenaires et les fournisseurs étrangers suivent les règles éthiques et les valeurs morales de l'entreprise et se comportent comme tel dans leurs différentes zones d'activité.

Vous pouvez compter sur l'expertise de Desjardins pour faire des affaires à l'international, pour entretenir de saines relations avec vos clients et vos fournisseurs étrangers et pour gérer les risques associés à vos activités. Joindre les Services internationaux Desjardins

Vidéos

  1. Antonio Drouin (1 min 25 s)
  2. Anne-Marie Chagnon (2 min 18 s)
  3. François Mainguy (1 min 42 s)

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