Sondage Desjardins Assurances : la sensibilisation aux risques climatiques progresse, mais une grande partie de la population canadienne tarde à s’adapter
Lévis, 6 mai 2026 – Un nouveau sondage mené à l’échelle nationale par Desjardins Assurances révèle que les Canadiennes et les Canadiens sont de plus en plus conscients que des événements météorologiques liés aux changements climatiques pourraient menacer leur maison et leur véhicule. Malgré cette prise de conscience, ils tardent à passer à l’action. Des millions de personnes pourraient donc ne pas être préparées à faire face au prochain événement météorologique extrême dans leur région.
L’aspect financier compte, mais ce n’est pas tout
Lorsqu’on a demandé aux répondants pourquoi ils n’ont pas été plus proactifs pour protéger leur maison et leur véhicule, la grande majorité a indiqué que la non-abordabilité était l’obstacle le plus important, moins de quatre personnes sur dix prévoyant mettre en place des mesures de protection au cours des cinq prochaines années.
Mais il n’y a pas que l’abordabilité. Le sondage mené auprès d’environ 4 000 Canadiennes et Canadiens révèle également que plus de la moitié d’entre eux ne connaissaient pas les programmes ou incitatifs gouvernementaux qui pourraient les aider à accroître la résilience climatique de leur maison. En effet, les programmes fédéraux et les subventions provinciales et municipales pour la protection contre les inondations visent à aider les propriétaires à rendre leur maison plus résiliente et à leur procurer une tranquillité d’esprit.
Cette information est importante, car 82 % des personnes interrogées estiment que des incitatifs financiers feraient pencher la balance au moment de prendre la décision de protéger ou non leur maison. Elle fait ressortir un besoin réel de conseils pratiques et accessibles sur la prévention qui peuvent inciter la population à être plus proactive. De plus, le fait d’agir maintenant peut contribuer à réduire le stress des propriétaires et leur faire économiser de l’argent à long terme.
« Le sondage de Desjardins Assurances sur la prévention révèle que les Canadiennes et les Canadiens s’intéressent de près aux risques climatiques. Cela dit, plusieurs d’entre eux ne passent pas à l’action pour mieux se protéger, explique Valérie Lavoie, présidente et cheffe de l’exploitation, Desjardins Groupe d’assurances générales. Nous voyons une occasion de les sensibiliser davantage à la protection de leur maison et de leur offrir un meilleur soutien pour qu’ils aient l’esprit plus tranquille. C’est ce que visent ce sondage et nos campagnes de prévention, afin d’aider la population à se sentir plus confiante aujourd’hui et mieux préparée pour faire face à l’avenir. »
Des différences régionales marquées
Malgré des différences prononcées entre les régions en ce qui a trait au degré de préoccupation et de préparation, les plus récentes données montrent clairement que le risque climatique est bien réel. Comme on pouvait s’y attendre, la population des provinces de l’Atlantique est la plus consciente des risques et aussi la mieux préparée, une situation qui s’explique par une expérience directe des tempêtes fréquentes et des impacts côtiers. Plus de 40 % des personnes interrogées disent avoir pris des mesures pour protéger leur propriété, ce qui est supérieur à la moyenne nationale de 34 %.
Les Canadiens s’attendent à subir des conséquences, mais les coûts et le manque d’information empêchent bon nombre d’entre eux d’agir
- Près de 70 % des personnes assurées au Canada croient que les phénomènes météorologiques violents pourraient endommager leur propriété, et 80 % estiment que leur véhicule est à risque.
- Même si elles en sont conscientes, elles ne sont que 34 % à avoir pris des mesures pour protéger leur propriété, et 38 % disent qu’elles prévoient le faire au cours des cinq prochaines années.
- Les deux tiers des répondants mentionnent que l’aspect financier constitue la principale raison pour laquelle ils n’ont pas mis de mesures de protection en place, mais près de la moitié seraient prêts à investir entre 1 000 $ et 5 000 $.
- Une faible minorité affirme qu’elle ne serait pas du tout disposée à investir dans la mise en place de mesures de résilience climatique.
Hausse du stress lié aux changements climatiques
Le sondage a également abordé la santé mentale en ce qui a trait au climat et à l’avenir. Une proportion de 40 % d’entre eux disent que les changements climatiques affectent leur bien-être psychologique, et le pourcentage est encore plus élevé chez les moins de 35 ans. L’augmentation du stress lié aux changements climatiques révélée dans le sondage de Desjardins Assurances met en lumière l’incertitude quant à d’éventuels événements météorologiques extrêmes ainsi que le lien entre la protection des biens, la stabilité financière et la tranquillité d’esprit.
Les données de Desjardins Assurances font clairement ressortir le fait que le climat et la non-abordabilité demeurent des préoccupations majeures pour un grand nombre de répondants. Le défi semble résider dans l’atteinte d’un équilibre entre les risques à long terme liés aux événements météorologiques extrêmes et les préoccupations plus immédiates de nature financière. Au cours des dernières années, les assureurs ont redoublé d’efforts pour mettre à la disposition de leur clientèle des outils d’information et des conseils concrets visant la protection de leurs biens. De plus, les différents paliers de gouvernement proposent des programmes pour aider les propriétaires à mettre en place des solutions plus coûteuses visant à améliorer la résilience climatique de leur propriété. En continuant à rendre la prévention des risques climatiques plus claire et plus accessible grâce à l’éducation et à la sensibilisation, il est possible d’outiller les Canadiens pour qu’ils puissent mieux protéger leur maison, leurs finances et leur tranquillité d’esprit.