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Nouvelles économiques

États-Unis : la croissance s’est poursuivie au printemps 2026

30 juillet 2026
Benoit P. Durocher, directeur et économiste principal • Marc-Antoine Dumont, économiste senior

Faits saillants

  • Le PIB réel a augmenté de 1,5 % à rythme annualisé au deuxième trimestre de 2026, selon l’estimation initiale des comptes nationaux. Cette variation fait suite à une croissance annualisée de 2,1 % au premier trimestre.

Commentaires

La croissance de l’économie américaine a ralenti, mais la demande intérieure privée est demeurée vigoureuse. La consommation réelle s’est nettement raffermie, passant d’une progression annualisée de 0,5 % au premier trimestre à 3,2 % au deuxième. L’investissement non résidentiel a également soutenu l’activité avec une hausse de 8,4 %, alimentée par les dépenses en équipements, en progression de 15,2 %, et les investissements en propriété intellectuelle, qui ont augmenté de 8,8 % dans un contexte d’essor des technologies liées à l’intelligence artificielle.

Le ralentissement du PIB provient donc principalement de composantes plus volatiles. Les dépenses publiques et les exportations nettes ont retranché respectivement 0,1 et 1,0 point de pourcentage à la croissance. Les importations ont notamment bondi de 11,5 %, ce qui a amputé la croissance d’environ 1,5 point. La diminution des stocks a également freiné l’activité, retranchant 0,7 point de pourcentage à la croissance du PIB au deuxième trimestre. Toutefois, les nouveaux tarifs annoncés par la Maison‑Blanche pourraient inciter plusieurs entreprises à stocker préventivement les biens touchés dans les prochains mois.

Implications

Même si la croissance est un peu plus faible que les anticipations du consensus, le portrait général demeure favorable avec une économie américaine résiliente. En outre, la demande intérieure est demeurée robuste avec notamment une forte contribution de l’investissement non résidentiel des entreprises, ce qui devrait favoriser des gains de productivité et éventuellement freiner la progression des prix à la consommation. Si la croissance des prix de l’énergie demeure sous contrôle et que l’inflation ne s’emballe pas, nous croyons toujours que la Réserve fédérale gardera ses taux directeurs inchangés pour encore plusieurs trimestres.



NOTE AUX LECTEURS : Pour respecter l’usage recommandé par l’Office québécois de la langue française, nous employons dans les textes, les graphiques et les tableaux les symboles k, M et G pour désigner respectivement les milliers, les millions et les milliards. MISE EN GARDE : Ce document s’appuie sur des informations publiques, obtenues de sources jugées fiables. Le Mouvement Desjardins ne garantit d’aucune manière que ces informations sont exactes ou complètes. Ce document est communiqué à titre informatif uniquement et ne constitue pas une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente. En aucun cas, il ne peut être considéré comme un engagement du Mouvement Desjardins et celui-ci n’est pas responsable des conséquences d’une quelconque décision prise à partir des renseignements contenus dans le présent document. Les prix et les taux présentés sont indicatifs seulement parce qu’ils peuvent varier en tout temps, en fonction des conditions de marché. Les rendements passés ne garantissent pas les performances futures, et les Études économiques du Mouvement Desjardins n’assument aucune prestation de conseil en matière d’investissement. Les opinions et les prévisions figurant dans le document sont, sauf indication contraire, celles des auteurs et ne représentent pas la position officielle du Mouvement Desjardins.