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Nouvelles économiques

Canada : la demande de logements est demeurée stable en juillet, tandis que les mises en chantier ont reculé

18 août 2026
Kari Norman
Économiste senior

Faits saillants

  • Le rythme des mises en chantier au Canada a chuté à un taux annualisé de 229 000 unités en juillet. Cela dit, la moyenne mobile 6 mois est demeurée essentiellement stable à 247 000 unités, ce qui indique une tendance plus stable de la construction résidentielle. Le tableau 1 présente un résumé des principaux indicateurs de la construction résidentielle.
  • Les ventes de propriétés existantes au Canada ont progressé de 0,5 % d’un mois à l’autre en juillet, selon les données désaisonnalisées. Le prix de vente moyen à l’échelle nationale ainsi que le prix de référence ont peu varié. Les deux demeurent bien en deçà des sommets historiques atteints en 2022. Le tableau 2 présente un résumé des principaux indicateurs du marché de la revente résidentielle.


Commentaires

L’activité dans la construction résidentielle au Canada a fortement reculé pour s’établir à 229 000 unités en juillet, soit son niveau le plus faible depuis plus d’un an. La baisse mensuelle est entièrement attribuable au segment, toujours volatil, des logements collectifs, tandis que la construction de maisons unifamiliales est demeurée à peu près inchangée par rapport au mois précédent (graphique 1). La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) met l’accent sur la tendance observée sur six mois. Bien qu’elle soit essentiellement stable, celle-ci se situe à son plus faible niveau depuis 15 mois et demeure environ deux fois inférieure à l’objectif de la SCHL, qui estime à 500 000 mises en chantier par année le nombre nécessaire pour rétablir les niveaux d’abordabilité observés avant la pandémie.


Sur le plan régional, la vigueur de la construction résidentielle s’est manifestée au Québec et dans les provinces maritimes en juillet. À Montréal, les mises en chantier non désaisonnalisées ont augmenté de 3 % par rapport à l’année précédente, grâce à la construction de logements collectifs. À l’opposé, les mises en chantier ont reculé en juillet de 42 % sur un an à Vancouver et de 10 % à Toronto.

Sur le marché de la revente, les ventes de propriétés désaisonnalisées ont augmenté de 0,5 % d’un mois à l’autre en juillet. À l’échelle nationale, les nouvelles inscriptions ont diminué de 1,6 % en juillet et l’inventaire s’est replié à 4,7 mois. Le ratio ventes/nouvelles inscriptions a progressé à 51,3 %, maintenant le marché national dans une situation d’équilibre. Les prix moyens et les prix de référence des propriétés ont peu varié au cours du mois.

Toronto est de nouveau entrée en territoire équilibré en juillet pour la première fois depuis mars 2024, tandis que Vancouver est demeurée un marché favorable aux acheteurs (graphique 2). Les ventes désaisonnalisées à Toronto ont augmenté pour un cinquième mois consécutif, alors que les nouvelles inscriptions ont continué de diminuer. Jusqu’à présent, ce regain d’activité ne s’est pas répercuté sur les prix, qui demeurent inférieurs aux niveaux observés à la fin de 2025. À Montréal, les ventes désaisonnalisées ainsi que le prix de vente moyen ont peu varié en juillet.


Implications

Les achats dans le secteur résidentiel semblent se redresser après un début d’année faible, bien que l’amélioration demeure inégale. La stabilité des coûts d’emprunt et l’amélioration de l’abordabilité dans les marchés les plus coûteux du Canada ont peut-être créé des occasions pour certains ménages qui avaient auparavant été exclus du marché. Néanmoins, l’incertitude économique et le ralentissement de la croissance démographique pourraient limiter le rythme de la reprise à court terme.

Les mises en chantier résidentielles, soutenues par diverses mesures gouvernementales, notamment la réduction des droits d’aménagement Lien externe au site. dans certaines municipalités, l’élimination ou la réduction de la TPS/TVH sur les habitations neuves Lien externe au site. pour les acheteurs admissibles ainsi que les programmes de financement de la SCHL destinés à la construction d’immeubles locatifs expressément conçus à cette fin, devraient demeurer plus robustes que ne le laissent présager les conditions économiques et démographiques actuelles. Les perspectives pourraient toutefois varier selon les marchés et les segments résidentiels. Par ailleurs, le boum actuel de la construction locative Lien externe au site. pourrait contribuer à une pénurie de logements en propriété dans les années à venir.

NOTE AUX LECTEURS : Pour respecter l’usage recommandé par l’Office québécois de la langue française, nous employons dans les textes, les graphiques et les tableaux les symboles k, M et G pour désigner respectivement les milliers, les millions et les milliards. MISE EN GARDE : Ce document s’appuie sur des informations publiques, obtenues de sources jugées fiables. Le Mouvement Desjardins ne garantit d’aucune manière que ces informations sont exactes ou complètes. Ce document est communiqué à titre informatif uniquement et ne constitue pas une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente. En aucun cas, il ne peut être considéré comme un engagement du Mouvement Desjardins et celui-ci n’est pas responsable des conséquences d’une quelconque décision prise à partir des renseignements contenus dans le présent document. Les prix et les taux présentés sont indicatifs seulement parce qu’ils peuvent varier en tout temps, en fonction des conditions de marché. Les rendements passés ne garantissent pas les performances futures, et les Études économiques du Mouvement Desjardins n’assument aucune prestation de conseil en matière d’investissement. Les opinions et les prévisions figurant dans le document sont, sauf indication contraire, celles des auteurs et ne représentent pas la position officielle du Mouvement Desjardins.