- Kari Norman
Économiste senior
Canada : juin couronne une série de six mois de hausse des ventes au détail avant un possible ralentissement en juillet
Faits saillants
- Les ventes au détail ont progressé de 0,6 % d’un mois à l’autre en juin, dépassant à la fois l’estimation préliminaire de Statistique Canada et le consensus des prévisionnistes économiques (tous deux à 0,4 %).
- La croissance a été généralisée : sept des neuf sous-secteurs ont enregistré des hausses, tout comme sept provinces. Voir le tableau pour plus de détails.
- Les ventes des stations-service ont affiché le recul le plus important, en baisse de 4,1 %, soit leur premier repli en quatre mois. Cette diminution s’explique par la baisse des prix à la pompe, malgré une hausse des volumes vendus.
- Les ventes chez les concessionnaires de véhicules automobiles ont augmenté de 1,0 %, enregistrant ainsi une troisième progression mensuelle consécutive. Dans le détail, les concessionnaires de véhicules neufs ont mené la hausse avec un gain de 1,5 %, tandis que les ventes chez les concessionnaires de véhicules d’occasion ont reculé de 2,4 %.
- Les ventes de base, qui excluent les automobiles et l’essence, ont progressé de 1,2 % en juin.
- Excluant l’effet de la hausse des prix, les volumes des ventes au détail ont fortement augmenté, en hausse de 1,5 % (graphique).
- Juin a clôturé le deuxième trimestre de 2026, au cours duquel les ventes au détail ont progressé à un rythme trimestriel annualisé de 9,1 %. Les volumes des ventes au détail ont augmenté de 7,2 % durant le trimestre, enregistrant une quatrième hausse trimestrielle consécutive et leur plus forte progression depuis le deuxième trimestre de 2022.
- Selon l’indicateur avancé de Statistique Canada, les ventes au détail auraient diminué de 0,8 % d’un mois à l’autre en juillet. Jumelée à une hausse de 0,2 % des prix des biens de l’IPC désaisonnalisé, cette estimation préliminaire laisse entrevoir un recul encore plus marqué des volumes de ventes au détail.
Commentaires
Malgré la hausse des prix de l’essence découlant du conflit au Moyen-Orient, les consommateurs canadiens sont demeurés relativement résilients durant le deuxième trimestre.
Une bonne partie de la hausse observée en juin provient des détaillants de marchandises diverses, ce qui pourrait refléter un effet positif de la Coupe du Monde de la FIFA Lien externe au site. ainsi que du versement, au cours du mois, de la prestation ponctuelle canadienne pour l’épicerie et les produits essentiels Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.. Les achats de véhicules automobiles ont progressé pour un troisième mois consécutif à la suite de la réintroduction des mesures incitatives à l’achat de véhicules électriques en février, tandis que les dépenses n’ont diminué que dans les magasins d’alimentation et de boissons ainsi que dans les stations-service. Plus largement, le recul des prix de l’essence et les gains d’emploi Lien externe au site. ont vraisemblablement offert un soutien additionnel aux dépenses des ménages.
Implications
Au cours des prochains mois, nous continuerons de surveiller l’interaction entre les facteurs favorables à la consommation des ménages canadiens et les vents contraires qui persistent, notamment l’incertitude entourant le commerce international Lien externe au site., la situation volatile dans le détroit d’Ormuz et le ralentissement de la croissance démographique Lien externe au site..
À la lumière des données publiées aujourd’hui, nous prévoyons Lien externe au site. maintenant une croissance du PIB réel d’environ 2,8 % en rythme annualisé au deuxième trimestre, ce qui est conforme, quoique légèrement supérieur, à l’estimation de 2,5 % présentée par la Banque du Canada (BdC) dans son Rapport sur la politique monétaire de juillet. Nous continuons de croire que la BdC maintiendra le statu quo pour le reste de l’année.
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