- Kari Norman
Économiste senior
Canada : les reventes de propriétés ont fortement progressé en mai, réduisant l’écart entre l’offre et la demande
Faits saillants
- Les reventes de propriétés au Canada ont accéléré de 5,5 % d’un mois à l’autre (m/m) en mai, en données désaisonnalisées. Le prix de vente moyen national désaisonnalisé a augmenté de 0,7 % m/m, tandis que le prix de référence est demeuré pratiquement inchangé. Ces deux mesures restent bien inférieures à leurs sommets enregistrés en 2022. Le tableau présente un résumé des principaux indicateurs du marché de l’habitation.
Commentaires
L’activité sur le marché de la revente a rebondi en mai, les ventes de propriétés désaisonnalisées ayant progressé de 5,5 % par rapport à avril – soit la plus forte hausse mensuelle depuis octobre 2024 – tout en demeurant légèrement sous les moyennes saisonnières. Parallèlement, les nouvelles inscriptions ont reculé de 1,0 % en mai, ce qui a permis une réduction modeste de l’écart entre l’offre et la demande, bien que celui-ci demeure supérieur à sa moyenne de long terme (graphique 1). Le niveau des stocks a diminué pour s’établir à 4,8 mois, contre 5,1 mois en avril. Bien qu’élevé comparativement aux dernières années, il s’inscrit toujours dans la fourchette historique d’environ 4,5 à 6,5 mois pour cette période de l’année. Le ratio ventes/nouvelles inscriptions à l’échelle nationale s’est maintenu en territoire d’équilibre, à 49,2 %. Les marchés de Toronto et de Vancouver sont demeurés en territoire favorable aux acheteurs, mais se rapprochent graduellement du seuil inférieur associé à un marché équilibré. De leur côté, la province de Québec ainsi que plusieurs autres grands centres urbains sont restés en zone d’équilibre.
Le prix de vente moyen a augmenté de 0,7 % en mai, tandis que le prix de référence est demeuré essentiellement inchangé. Si les tendances actuelles se maintiennent, la croissance des prix devrait s’accélérer graduellement à mesure que les stocks excédentaires seront absorbés.
Les dynamiques régionales sont restées inégales, avec des hausses notables des ventes désaisonnalisées en Ontario et au Manitoba. À Toronto, les prix des propriétés ont enregistré une troisième hausse mensuelle consécutive, bien qu’ils demeurent inférieurs aux niveaux observés à la fin de 2025 (graphique 2). La ville de Québec continue quant à elle de se distinguer, affichant des gains marqués à la fois des ventes et des prix, soutenus par des conditions de marché plus serrées et une demande sous-jacente plus robuste.
Implications
Le marché de l’habitation semble se stabiliser, mais l’incertitude macroéconomique devrait maintenir un rythme de reprise graduel. Nous continuons de prévoir que la Banque du Canada maintiendra ses taux directeurs Lien externe au site. inchangés jusqu’à la fin de l’année, compte tenu de la nécessité de concilier les risques haussiers pour l’inflation liés aux prix élevés du pétrole Lien externe au site. et les risques baissiers persistants dans le contexte de l’examen conjoint de l’Accord Canada–États‑Unis–Mexique Lien externe au site. (ACEUM). À plus long terme, le marché de la revente devrait enregistrer des gains modestes d’ici la fin de l’année.
Contactez nos économistes
Par téléphone
Montréal et environs :
514 281-2336 Ce lien lancera votre logiciel de téléphonie par défaut.