- Nom du rédacteur
- Randall Bartlett, économiste en chef adjoint • LJ Valencia, économiste
Point de vue économique
Aperçu du budget fédéral 2026
La marge de manœuvre budgétaire s’amenuise à mesure que les engagements se multiplient
26 octobre 2026
Faits saillants
- L’économie canadienne a été frappée par de multiples chocs géopolitiques depuis le début de 2025. En réponse, le gouvernement fédéral a mis à profit sa bonne situation budgétaire pour soutenir les ménages et les entreprises tout en investissant dans la croissance économique à long terme. Nous prévoyons que les nouvelles dépenses planifiées depuis la Mise à jour économique du printemps 2026 (MEP 2026) dépasseront 50 G$ au cours de la prochaine décennie, tandis que les baisses d’impôt et les déductions pourraient atteindre environ 90 G$ au cours de la même période.
- Des lacunes dans la divulgation budgétaire fédérale ont rendu les déficits annuels du gouvernement du Canada plus difficiles à prévoir que par le passé. Malgré cela, notre analyse suggère qu’il pourrait ne pas respecter son engagement de réduire le ratio du déficit sur le PIB. Cette conclusion est partagée par le Bureau de la directrice parlementaire du budget. Le pouvoir discrétionnaire dans la classification des dépenses d’exploitation et des dépenses en capital limite l’utilité de l’ancrage du budget d’exploitation comme mesure de la viabilité budgétaire. Cela dit, le ratio du déficit fédéral sur le PIB devrait s’améliorer au cours de la prochaine année environ grâce à un PIB nominal plus solide. L’inflation et les prix du pétrole, tous deux élevés, vont le tirer vers le haut. Mais à mesure que les prix du pétrole reviendront à la normale, l’effet favorable sur les déficits et la dette s’estompera, de sorte que les perspectives budgétaires fédérales seront plus moroses que celles figurant dans la MEP 2026.
- Malgré la détérioration des perspectives budgétaires fédérales à long terme, la position et la trajectoire de la dette du Canada, tant en termes absolus qu’en termes relatifs, laissent globalement entrevoir le maintien d’une cote de crédit souveraine triple A. Toutefois, une recrudescence de la guerre commerciale entre les États‑Unis et le Canada ou une hausse continue des taux d’intérêt à long terme pourraient mettre en péril la viabilité budgétaire du gouvernement du Canada. Le maintien d’une marge de manœuvre budgétaire aiderait ce dernier à réagir aux chocs économiques et financiers imprévus.
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La version française de cette publication sera disponible sous peu.