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Savoir parler d’argent à ses enfants ou l’art de les responsabiliser

« Aucune donnée scientifique ne permet de répondre à la question : doit-on parler ou non des soucis financiers à nos enfants? La réponse dépend du contexte, des personnes en cause et des valeurs familiales », explique le psychologue du développement Richard Cloutier.

Selon lui, même s'il n'y a pas de règle générale, il existe des principes sur lesquels les parents peuvent se baser pour prendre une décision éclairée quand vient le temps de parler d'argent avec leurs enfants, soucis financiers ou pas.

Principe 1 : Ne pas surresponsabiliser

Les enfants n'ont pas à être informés des préoccupations d'adultes qui n'ont rien à voir avec leurs moyens et leur capacité de décider. Les soucis financiers figurent généralement dans cette zone de pouvoir qui échappe complètement aux enfants.

« Une surresponsabilisation contraste avec leur pouvoir réel. Cela ne peut qu'engendrer une anxiété. Déjà que la contagion de ce genre de stress se fait par automatisme, il n'y a souvent pas besoin d'en parler pour que les enfants le ressentent. »

Principe 2 : Ne pas sous-responsabiliser

« Très tôt, les enfants sont plus en mesure de comprendre les choses qu'on le croit généralement. La barrière n'est pas au plan cognitif, estime Richard Cloutier, mais plutôt dans les limites quant au partage des soucis d'adultes. » Tenir les enfants complètement à l'écart des réalités concrètes ne s'avère pas utile dans leur développement personnel.

Un enfant pour qui tout arrive par magie ou qui n'a qu'à demander pour obtenir ne vivra pas d'expériences concrètes pour se développer. « Si l'enfant n'est jamais dans le coup, il sera difficile de lui demander, lorsqu'il aura 18 ans, de devenir compétent du jour au lendemain en matière d'argent. Il doit apprendre graduellement à vivre des expériences à la hauteur de ses capacités. »

Principe 3 : Trouver l'équilibre

L'accès à l'autonomie passe par l'expérience. « Plus ces expériences sont graduées en fonction des capacités de l'enfant, plus elles contribuent à développer son autonomie », explique Richard Cloutier.

Sans aborder directement la question des soucis financiers, il est possible de parler du coût relatif des choses et de faire prendre conscience de l'effort à déployer pour obtenir quelque chose. « C'est très rare que les enfants ont un pouvoir financier, mais ils sont en mesure de comprendre comment ça fonctionne. C'est donc une bonne chose que les enfants soient informés de ce qui peut ou de ce qui ne peut pas être fait selon le budget familial », considère le psychologue.

Ce qu'il y a de mieux encore, c'est de les inviter à se mouiller en leur demandant de faire des choix et de contribuer aux efforts lors d'un projet collectif familial. « Par exemple, certains parents proposent aux enfants d'économiser pour les vacances familiales. Même s'ils contribuent très peu au financement du projet, ils obtiennent, en payant leur part, un droit de parole sur la destination, la durée, les cadeaux qu'ils pourront acheter, etc. »

En même temps, l'enfant prend conscience qu'il doit faire des choix, qu'il y a des contraintes, qu'il ne peut pas tout avoir ou qu'il devra faire des compromis.

Selon monsieur Cloutier, avoir le pouvoir de décider est très valorisant pour l'enfant. Au-delà de la question monétaire, il y a plusieurs bénéfices dans cet exercice. « L'intérêt n'est pas uniquement de payer sa place, mais de participer à la décision du groupe. Donner, aider, participer, faire un effort, offrir un peu de soi, tout ça est très important pour le développement de l'enfant. Le fait de pouvoir payer quelque chose, même si c'est très peu d'argent, marque le début de sa route vers l'autonomie », conclut monsieur Cloutier.

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