Soutenir les femmes rurales colombiennes pendant la pandémie

Soutenir les femmes rurales colombiennes pendant la pandémie

06 mai 2021

Avant la crise sanitaire mondiale, les femmes rurales colombiennes étaient déjà confrontées à un contexte difficile : niveaux élevés de pauvreté, violence domestique, travail informel et manque de revenus. Depuis 2020, la crise les a rendues encore plus vulnérables et a creusé les écarts entre hommes et femmes en matière d'emploi et de taux de chômage. Le nombre de femmes rurales employées est passé de 1,4 million en 2019 à 1,1 million en 2020, et un nombre croissant de femmes chefs de famille se retrouvent sans revenu en raison de la crise.

Quira Esthela López Bedoya, productrice de yucca et de cacao, explique la façon dont la pandémie a affecté son commerce : « Au début, il était très difficile de continuer à commercialiser nos produits. Les trottoirs étaient fermés, ils ne laissaient personne entrer ou sortir. C'est à ce moment-là que nous avons été le plus touchés par la pandémie. Les choses se sont un peu arrêtées pour tout le monde. »

Accroître l'autonomie des femmes colombiennes rurales

Le projet PROFEM a comme objectif d'accroître l'autonomie économique et sociale des femmes et des jeunes ruraux en Colombie, entre autres par le biais d'un programme d'éducation financière et d'un meilleur accès à des services financiers adaptés à leurs besoins.

Grâce à un partenariat avec le ministère de l'Agriculture et du Développement rural de Colombie, le programme virtuel d'éducation économique et financière « Mis Finanzas Cuentan » a été lancé récemment.

Concrètement, cela permettra à des productrices comme Quira Esthela de mieux gérer les finances de leur famille et de leur entreprise, évaluer la situation financière de la famille et ses besoins de financement et de connaître les principaux éléments du crédit agricole et les outils technologiques actuellement à leur disposition. La formation aborde également les enjeux de violence domestique.

Le contenu du programme est accessible par le biais d'un téléphone portable et ne nécessite pas d'accès permanent à Internet. Les femmes peuvent ainsi se rendre à un point de connexion, télécharger les modules et les compléter chez elles, à leur rythme. En outre, les apprenantes ont accès à de l'accompagnement via WhatsApp.