Conclusion du projet EFECS au Sri Lanka

Conclusion du projet EFECS au Sri Lanka

03 décembre 2021

Des chaînes de valeur mieux intégrées, une capacité d'innovation accrue, un écosystème entrepreneurial plus fort

« C'est un effort collectif pour atteindre le marché avec des produits de qualité. Nous sommes désormais mieux intégrés à la chaîne de valeur et mieux protégés grâce au projet. » Ce témoignage est celui de D. Jayasena, producteur de poivre sri lankais. Comme des milliers d'autres, il a accru ses compétences et ses revenus grâce à l'appui qu'il a reçu dans le cadre de notre projet EFECS.

D'une durée de 5 ans et complété en septembre 2021, le projet EFECS visait à accroître la sécurité financière des entrepreneurs et entrepreneures du Sri Lanka, et tout particulièrement ceux et celles œuvrant dans les chaînes de valeur du riz traditionnel, du poivre, de la banane et du tourisme. Cette vaste initiative a été réalisée avec le soutien financier d'Affaires mondiales Canada et en collaboration avec le groupe financier coopératif sri lankais SANASA.

Le projet EFECS s'appuyait sur 3 grandes stratégies :

  • Renforcer les capacités de gestion financière et entrepreneuriale des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) du Sri Lanka, en particulier celles dirigées par des femmes.
  • Améliorer l'offre de produits et services des entités de SANASA pour qu'elle réponde mieux aux besoins des MPME et contribue à renforcer les chaînes de valeur.
  • Faire valoir la contribution des coopératives au développement socioéconomique du Sri Lanka auprès des autorités nationales pour qu'elles en tiennent compte lors de l'élaboration de la politique et de la législation sur le financement des MPME.

Coup d'œil sur les principaux résultats d'EFECS

  • Le projet a permis la mise en place d'un centre d'expertise financière pour les entrepreneurs (le SANASA Entrepreneur Financial Expertise Center, ou SEFEC), qui poursuivra ses activités de manière pérenne.
  • 2 552 membres du personnel et des conseils d'administration des entités affiliées à SANASA ont bénéficié de formations visant à renforcer leurs compétences.
  • 15 nouveaux produits et services ont été conçus pour mieux servir les MPME, dont 12 programmes de formation et 3 produits de prêt.
  • 8 053 MPME (dont 5 641 dirigées par des femmes) ont accédé à des services non financiers adaptés à leurs besoins. Parmi les formations offertes figurait un programme expérimental élaboré par HEC Montréal et SIRLab visant à promouvoir l'innovation. Au total, 680 entrepreneurs y ont participé, dont 435 femmes.
  • 17 012 MPME (dont 10 417 dirigées par des femmes) ont pu accéder à des prêts adaptés à leurs besoins, dont 1 380 MPME dans les 4 chaînes de valeur ciblées.
  • 7 231 MPME ont eu accès à une police d'assurance.

À terme, le projet a eu un impact majeur sur le renforcement des capacités des MPME, dont une majorité d’entreprises dirigées par des femmes.

  • 2 260 MPME se sont engagées dans des activités commerciales à valeur ajoutée.
  • L'indice de viabilité des entreprises appuyées a augmenté de 27 % en moyenne.
  • L’actif des entrepreneurs a augmenté de 17 % en moyenne (soit une augmentation de 10 % chez les hommes et de 20 % chez les femmes).
  • Une étude d’impact réalisée en 2020 auprès d’un échantillon de 300 entrepreneurs, hommes et femmes, au sujet des formations offertes dans le cadre du projet révèle que :
    • 56 % des répondants ont vu une amélioration majeure de leur activité à la suite des formations reçues
    • 81 % ont amélioré leurs compétences en matière de gestion d'entreprise, 76 % ont vu leurs revenus augmenter, 74 % ont pu accroître leurs investissements et 70 % ont diversifié leurs activités commerciales
    • 96 % ont acquis une meilleure compréhension de l'importance des services financiers et 88 % ont accru leur épargne

Avec le soutien du projet, l’entrepreneur M. D. Wimalasena a pu former une association de producteurs de poivre et obtenir un certificat de production biologique qui lui permet de vendre son poivre à un meilleur prix. Il a aussi introduit la culture du curcuma, qui lui procure un revenu supplémentaire. « Je suis fier et très optimiste pour l'avenir », conclut-il.