FARM : L'éducation et l'inclusion financières comme vecteurs de sécurité alimentaire

FARM : L'éducation et l'inclusion financières comme vecteurs de sécurité alimentaire

7 juillet 2020

Au Mali, les petits exploitants agricoles n'ont souvent pas accès aux ressources dont ils ont besoin pour accroître leur productivité et leurs revenus. C'est pour leur venir en aide qu'a été lancé le projet Financement agricole et rural au Mali ().

Mené depuis 2014 par Développement international Desjardins () et SOCODEVI avec l'appui financier du gouvernement du Canada, le projet a permis à ce jour à près de 20 000 agricultrices et agriculteurs maliens d'accéder à des services financiers diversifiés et adaptés à leur réalité (épargne, crédit, assurance, finance numérique, éducation financière).

Le projet a également soutenu l'adoption de pratiques plus performantes et respectueuses de l'environnement afin d'accroître la résilience des agriculteurs face aux changements climatiques. Pour faciliter l'essentiel accès aux intrants et aux débouchés commerciaux, le projet a aussi permis d'établir des liens avec les autres acteurs des chaînes de valeur.

La formation et la sensibilisation au cœur du projet

Le projet offre des sessions de sensibilisation et d'information visant le renforcement des connaissances, des compétences et du leadership des femmes. Plusieurs de ces sessions sont offertes par des femmes issues des communautés visées, de manière à mieux tenir compte des préoccupations et des contraintes de chaque groupe rencontré. Bien qu'elles visent avant tout les femmes, ces activités s'adressent également aux hommes afin de changer véritablement, et de façon durable, les comportements de chacun. « Avant, nous cultivions au hasard et nous n'avions pas de champs. Maintenant, nous travaillons en collaboration avec les hommes du village pour obtenir des terres et surveiller les champs », rapporte une femme membre de la Coopérative Benkadi.

Grâce au projet FARM, certaines agricultrices ont vu leur production s'accroître de façon majeure en une seule année, ce qui leur a permis de faire des économies pour subvenir aux besoins de leurs familles et améliorer leurs conditions de vie. « Les femmes qui ont fait de bonnes récoltes l'année dernière ont gagné beaucoup d'argent et ont pu assurer la scolarisation de leurs enfants, faire face aux dépenses de soins de santé et mieux nourrir leurs familles », souligne une productrice de la région de Massakoni.

Une confiance en soi accrue

Le projet FARM est aussi à l'origine de nombreuses innovations, notamment la distribution participative de semences de qualité, l'assurance-récolte, des programmes d'éducation financière misant sur la proximité et des mécanismes efficients de mise en relation des agricultrices et agriculteurs avec les institutions financières et compagnies d'assurance.

Aujourd'hui, grâce à la confiance acquise au fil du projet, les femmes comme les hommes ont une plus grande maîtrise du calendrier agricole et ont tendance à s'informer davantage sur les meilleures pratiques.

« Alors que nous étions dans l'obscurité, le projet FARM nous a ouvert les yeux! », explique une jeune mère de 31 ans, que le projet a aidée à formaliser la coopérative féminine dont elle est membre.

Programme FARM

Le programme FARM fait partie d'une nouvelle recherche mandatée par le Groupe canadien de réflexion sur la sécurité alimentaire (), un réseau d'organisations humanitaires et de développement canadiennes spécialisées dans les systèmes alimentaires mondiaux et la sécurité alimentaire dans les pays du Sud. Le programme FARM est l'une des 6 études de cas en Afrique de l'Ouest de projets soutenus par des organisations de la société civile canadienne. Ces projets démontrent comment ces investissements soutiennent des résultats de développement durable tels que l'égalité des genres, le développement durable et la résilience aux changements climatiques, l'amélioration des moyens de subsistance et l'amélioration de la sécurité alimentaire.

En savoir plus sur l'étude de cas FARM et le projet de recherche GRSA