Fournies par l'Ordre professionnel des travailleurs sociaux du Québec, ces chroniques à saveur sociale ont pour but de vous conseiller à travers les étapes de votre cheminement de vie. Elles pourraient également vous fournir les ressources pour aider un ami!
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par Claire Leduc, travailleuse sociale et thérapeute conjugale et familiale
Il arrive souvent que des jeunes entrent dans la vie adulte spontanément et, pour survivre et se débrouiller, ils entreprennent la formation qui leur paraît la plus facile. Quelques années plus tard, se connaissant mieux, ils réalisent que leur vie est ennuyeuse et pas entièrement conforme à leurs aspirations.
Ainsi, à la fin de ses études secondaires, Marie-Ève a suivi une formation en bureautique. 5 ans plus tard, elle se voit davantage en soins esthétiques. Que faire?
Marie-Ève vit en couple et est mère de deux jeunes enfants. Pour elle, la conciliation famille-travail devient un casse-tête. L'ensemble de ces éléments rend plus aiguë sa crise d'identité à l'âge adulte. Comment arriver à trouver un équilibre personnel satisfaisant tout en gagnant sa vie, se demande-t-elle? Marie-Ève se sent parfois déprimée et son médecin lui propose de prendre des anti-dépresseurs.
Bien se connaître est la clé pour faire de bons choix. La crainte de ne pouvoir réaliser ses rêves empêche certaines personnes de sortir des sentiers battus. Pourtant, trouver son chemin exige d'élargir ses horizons. Benoît était un professionnel accompli, mais il souffrait d'être assis devant un ordinateur toute la journée. Il décida un jour d'occuper quelques fins de semaine à suivre un cours de chauffeur de classe supérieure. Il est maintenant chauffeur d'autobus et a le sentiment d'être à sa place. Depuis 15 ans maintenant, il sert le public avec aisance et plaisir.
Véronique, éducatrice en service de garde, rêve d'être psychoéducatrice et de diriger un service professionnel. Toutes les semaines, elle suit un cours universitaire à distance, puis se rend à l'université où l'on donne des cours avancés, près de chez elle.
Agir sur son destin, se prendre en main, cause du stress mais procure aussi de grandes joies. Certains déplorent avoir fait le mauvais choix à l'adolescence. Mais une fois de retour dans ce qu'ils considèrent comme leur voie, ils reprennent confiance et espoir. De nos jours, on vit plus longtemps et on consacre parfois 40 heures et plus de notre temps au travail. C'est pourquoi il vaut mieux se donner les moyens de se réaliser dans ses activités.
Au Québec, les Carrefours Jeunesse-emploi s'adressent à toutes les personnes désireuses d'améliorer leur situation professionnelle et les services y sont offerts gratuitement. On y trouve souvent : un babillard d'offre d'emplois, des ateliers de rédaction de CV, des techniques efficaces pour rechercher des emplois, des simulations d'entrevue de sélection, un service de photocopie, de télécopie, du jumelage, des services d'orientation et de réorientation de carrière, et plus encore.
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Parfois joints à une psychothérapie, pour bien se connaître et régler des problèmes émotifs, ces services donnent une véritable lancée et favorisent une réorientation à l'âge adulte. La période de 18 à 25 ans, aussi appellée l' « adulescence », s'avère critique et importante. Le développement de la personnalité ne s'achève pas avec la fin de l'adolescence. Durant le début de la vingtaine, comme une plaque tournante, la vie présente de nouveaux défis.
De plus en plus, des formations techniques sont offertes sur les lieux d'emploi, permettant une amélioration du rendement et une adaptation à l'ensemble des nouvelles technologies d'autres pays ou d'entreprises concurrentes. Une attitude d'ouverture et de participation favorise des promotions fort intéressantes.
De 18 à 25 ans, il s'agit de la bonne période pour établir les bases d'une vie heureuse. Il est possible d'améliorer son sort en développant des attitudes d'affirmation de ses ambitions. En voici quelques-unes :
Adapté de : Melvin Levine, M.D., Ready or not, here life comes, Simon and Shuster, New York 2005 p.165.
Le 21e siècle présente des défis continuels. Les tâches sont complexes et exigent une adaptation continuelle. À mon avis, il faut le voir comme une occasion de se perfectionner. En somme, la meilleure prévention contre l'épuisement consiste à aimer son emploi et son milieu de travail, car quand on aime ce qu'on fait, l'énergie se renouvelle au fur et à mesure!
Claire Leduc
Travailleuse sociale
Thérapeute conjugale et familiale
20 octobre 2007
Conjuguer avoirs et êtres
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