Fournies par l'Ordre professionnel des travailleurs sociaux du Québec, ces chroniques à saveur sociale ont pour but de vous conseiller à travers les étapes de votre cheminement de vie. Elles pourraient également vous fournir les ressources pour aider un ami!
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Par Claire Leduc t.s. t.c.f.
Il y a un véritable boom des naissances! De plus en plus de jeunes qui désirent des enfants les mettent au monde; c'est un heureux changement dû aux prestations gouvernementales de congé parental pour les mères et les pères. Auparavant, principalement à cause du coût de la vie, les jeunes ne pouvaient avoir d'enfants avant la trentaine sans diminuer considérablement leur niveau de vie. Plusieurs désirant un troisième ou un quatrième enfant n'ont pu les avoir pour des raisons économiques.
Physiquement, la meilleure période pour porter un enfant se situe entre 20 et 30 ans, car le corps de la mère est complètement développé et la santé et l'énergie sont au rendez-vous. Lorsqu'on est jeune, notre capacité d'adaptation aux situations est grande, si bien qu'un enfant peut facilement s'intégrer à la vie de ses jeunes parents. Si l'on a beaucoup d'amour dans le cœur, l'attachement se fait avec aisance et bonheur.
Pour certains, la conception est prévue dans le cadre d'une relation amoureuse stable; pour d'autres, c'est une surprise bien acceptée. Autre fait nouveau : ces jeunes parents, dont les leurs ont parfois divorcé, feront tout en leur pouvoir pour maintenir la stabilité de leur couple et ils n'hésitent pas à consulter un professionnel à cet effet.
Mais, à tout âge, porter un enfant, le mettre au monde et en prendre soin exigent beaucoup de force et de disponibilité. Les nuits entrecoupées par les boires, l'ajustement à l'allaitement maternel, les coliques et autres malaises préoccupent tous les parents. En général, ils ne sont pas avisés qu'il est normal de trouver la tâche lourde malgré la joie de la présence du nouveau-né. C'est pour ces parents que des groupes de soutien sont nécessaires. Les grands-parents, s'ils habitent dans les environs, peuvent rendre de grands services. Les frères et sœurs demeurent des personnes-ressources indispensables pour garder ou simplement accorder quelques heures de repos aux parents. Ces derniers rêvent d'une escapade pour se retrouver, et l'aide des membres de la famille pour leur permettre d'y arriver est précieuse. En général, ces personnes offrent avec plaisir des vêtements et du mobilier. Le prêt de biens d'occasion protège l'environnement ainsi que le portefeuille des jeunes parents.
Heureusement, les moeurs ont évolué et les jeunes pères adorent s'occuper de leurs enfants. Maintenant, la majorité des pères sont autonomes sur ce point et ils s'en font une fierté. Maintenant qu'ils connaissent les joies de l'intimité avec leurs bébés, ils ne reviendront jamais au rôle du pater familias lisant son journal alors que les enfants cherchent à communiquer avec eux.
Mais soyons réalistes. L'arrivée d'un nouveau-né perturbe souvent la relation du couple. Cette troisième personne accaparante crée chez l'un ou l'autre partenaire l'impression d'être laissé pour compte avec, comme compensation, une foule de tâches à accomplir. La tension et les conflits augmentent. Chacun cherche à imposer sa façon de prendre soin et d'éduquer un enfant sur le modèle de sa propre enfance. Cela exige beaucoup d'amour et d'efforts pour émerger de cette lutte de pouvoir. Quelques entrevues avec un thérapeute conjugal et familial soulagent la tension et favorisent de nouvelles attitudes. Au lieu de combattre l'autre, chacun s'oriente vers des solutions adaptées et satisfaisantes pour tous, y compris le bébé.
Maintenant, un meilleur équilibre dans le partage des tâches est devenu possible : le retour au travail peut être différé; parfois des places en garderie à un coût raisonnable sont disponibles. Même si l'équilibre entre la famille, le travail et les études semble un casse-tête, il y a moyen de placer les morceaux aux bons endroits. Pensons à Émilie qui a suivi 2 cours à la Télé-Université pendant son congé de maternité. Maintenant, elle peut commencer une carrière par des projets dans le monde des communications et continuer graduellement ses études tout en prenant soin des siens.
L'une des plus importantes compétences requises pour s'occuper d'un jeune enfant est la tolérance au stress. Il est souvent pénible de se lever la nuit ou très tôt le matin pour répondre aux besoins de son petit. Mais la maturité, c'est-à-dire la capacité de faire face à ses responsabilités avec jugement et aisance, s'acquiert progressivement. Il arrive, lorsqu'on est plus ou moins préparé, de se sentir dépassé par les demandes de l'enfant et de croire qu'on n'arrivera jamais à s'en occuper correctement. Par exemple, pour réduire la sensation de stress, Benoît parcourait la montagne presque quotidiennement en portant son fils dans un sac ventral ou sur le dos.
Un tiers des enfants exigent davantage de soins et présentent un caractère plus affirmé. D'autres vivent des malaises plus graves, comme un trouble envahissant du développement. Les soins médicaux de l'infirmière et du médecin du centre santé sont habituellement nécessaires, car les petits sont fragiles. Les parents ont tendance à se blâmer si un problème survient au lieu de l'attribuer à la complexité de la situation. Être parent, contrairement à ce qu'en dit le dicton, ça s'apprend. Différents cours se donnent dans toutes les régions afin d'acquérir des compétences parentales, de communiquer affectueusement avec son enfant et de l'éduquer avec fermeté et intelligence. Être jeune est un atout à condition de se mobiliser!
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