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Témoignages des stagiaires à l'étranger

Le 15 septembre dernier, 4 jeunes diplômés universitaires âgés de 22 à 24 ans se sont envolés pour un stage de 6 mois en milieu professionnel, dans un pays en développement. Il s'agit de Michèle Archambault qui s'est rendue au Mexique, de Dominic Asselin et François Grondin qui se sont rendus en Tanzanie, ainsi que de Patricia Riopel au Rwanda.

Ces stages sont organisés par Développement international Desjardins (DID), une composante du Mouvement Desjardins, qui appuie des institutions financières dans une vingtaine de pays en développement sur 4 continents. DID travaille de concert avec l'Agence canadienne de développement international (ACDI) et le ministère du Développement des ressources humaines du Canada (DRHC) pour offrir des stages dans le cadre du programme Jeunes stagiaires internationaux.

Découvrez un peu plus ces stagiaires ainsi que leurs impressions, après quelques semaines sur le terrain et dans le cadre de leur mandat d'appui technique à des caisses populaires locales.

Quelle a été votre motivation principale à poser votre candidature pour réaliser un stage chez DID?

François : Comme j'ai déjà fait de l'aide humanitaire en Bolivie et étudié en Australie, j'ai toujours adoré découvrir d'autres cultures. Je ne me sentais pas prêt à entrer tout de suite sur le marché du travail au Québec. J'étais à la recherche de l'inconnu, de quelque chose de différent.

Patricia : Moi, j'avais le désir de m'impliquer dans le développement international et d'en apprendre davantage sur la microfinance avec une équipe professionnelle.

Vous êtes au Rwanda, en Tanzanie et au Mexique depuis quelques semaines déjà. Quelles sont vos premières impressions sur le plan personnel et aussi sur le plan professionnel?

François : Sur le plan personnel, le fait de m'être fait des amis rapidement facilite mon adaptation à la culture africaine. Sur le plan professionnel, les gens avec qui je travaille manifestent une confiance à mon égard, ils n'hésitent pas à me consulter lorsqu'ils doivent prendre des décisions.

Michèle : J'ai été très bien accueillie par les membres de l'équipe DID et j'ai réussi, au fil du temps, à opérer efficacement en devenant de plus en plus à l'aise avec mes tâches. Mes initiatives sont valorisées, ce qui m'encourage beaucoup dans mon travail.

Dominic : Sur le plan personnel, ce stage me permet de rencontrer des gens formidables, de connaître une nouvelle culture et de me développer. Sur le plan professionnel, j'acquiers de l'expérience.

Comment votre stage vous permet-il de mettre en application des apprentissages que vous avez acquis durant vos études universitaires?

Michèle : Le stage met continuellement en application mes compétences académiques. Par exemple, ma formation m'aide à comprendre les particularités et avantages de chacun des produits financiers offerts par les caisses populaires de la Fédération Noreste qui sont à l'étude.

Patricia : Je suis souvent appelée à préparer et interpréter les états financiers. Je dois aussi faire des prévisions sur les résultats d'ici la fin d'année et comprendre les écritures comptables. Je peux aussi mettre en application mes connaissances sur la gestion des liquidités.

Michèle : Plus généralement, la méthodologie de travail apprise à l'université m'est plus qu'utile lorsque vient le temps de planifier mon emploi du temps et le déroulement de mon étude.

Quelles différences et similitudes voyez-vous entre l'offre de services financiers chez Desjardins, ici au Québec, et celle du pays où vous séjournez?

François : Une chose qui m'a frappé, c'est que les taux d'intérêt pour les prêts sont beaucoup plus élevés en Tanzanie qu'au Canada, étant donné que le niveau de risque y est beaucoup plus élevé (un peu plus de 20 % des prêts reçoivent les paiements en retard).

Michèle : Le marché du microcrédit est énorme au Mexique et les prêts à petite échelle ont le pouvoir d'engendrer un impact de taille dans le développement de la société.

Dominic : Ici, en Tanzanie, il faut aussi informer les gens sur l'épargne puisqu'ils n'ont pas nécessairement développé cette habitude. On les informe entre autres que l'accès à des prêts peut leur permettre de créer leur commerce et ainsi accroître leur autonomie financière, ce que l'achat d'un bien comme une voiture ne permettrait toutefois pas. Un peu comme chez nous, chacun désire avoir accès au crédit le plus rapidement possible!

Cette expérience à l'étranger vous apprend-t-elle de nouvelles choses sur vous-mêmes?

François : Oui, cette expérience confirme mon intention de me diriger vers une carrière internationale, car j'y ai découvert et développé une passion.

Michèle : Cette expérience met au défi tous les aspects de ma personnalité. J'ai appris que je suis capable de rester positive, d'accueillir le changement et de tirer profit des opportunités qui s'offrent à moi en différentes circonstances afin d'apprendre au maximum de mon séjour au Mexique.

L'équipe DID s'est occupée de me trouver un logement, où j'ai rencontré une amie vivant dans la chambre voisine à la mienne. Grâce à elle, j'ai eu la chance de me faire plusieurs amis. De fil en aiguille, grâce à nos discussions sur nos intérêts personnels, ceux-ci m'ont proposé de faire partie d'une équipe féminine officielle de fútbol pour laquelle je joue maintenant 2 fois par semaine le soir. Je suis très heureuse de ce nouvel engagement qui m'offre la chance d'entrer en contact avec la culture mexicaine d'une façon plutôt inusitée, mais vraiment intéressante.

Patricia : Oui, j'apprends que je suis plus débrouillarde que je ne le croyais. J'apprends aussi que je peux être impatiente, surtout en situation de stress.

Et votre coup de cœur, dans ce pays d'adoption, quel serait-il?

François : Mon coup de cœur vient du fait que malgré toutes les différences de religions (islam et catholicisme) et de tribus (dont les Masaï) que l'on trouve en Tanzanie, on n'y constate aucun conflit et les gens s'entraident sans discrimination entre eux. L'ardeur au travail des Tanzaniens ainsi que les paysages magnifiques font également partie de mes coups de cœur jusqu'ici!

Michèle : Mon coup de cœur? Ouf, j'en ai plusieurs! La beauté des paysages, le goût exquis de la nourriture, les différents styles musicaux (les cumbias, le norteño, les bandas), la mentalité mexicaine (l'intérêt que les gens portent à la fête tout en accordant une grande importance au travail).

Dominic : Mon coup de cœur est nécessairement les Tanzaniens : ce sont des gens très sympathiques et sociables. D'ailleurs, bien que leur situation soit parfois difficile, les gens ici me semblent très heureux et toujours souriants.

Patricia : Les maracujas! Ces fruits délicieux que je mange matin, midi et soir.

Le mot de la fin?

François : Je crois que la meilleure façon de s'ouvrir des portes vers une carrière internationale est de faire l'apprentissage d'une deuxième langue, voire d'une troisième, tout en mettant les efforts nécessaires dans ses études.

Michèle : Un stage de ce genre à l'étranger offre beaucoup de possibilités. C'est d'abord une chance d'apprendre sur soi, sur ses capacités et sur ses intérêts. On apprend aussi beaucoup des autres tout en étant chapeauté par une entreprise et un mouvement d'expérience, Desjardins, qui sait bien intégrer les jeunes. C'est une excellente introduction au monde du travail et au monde des opérations internationales pour ceux qui envisagent une carrière dans ce domaine. Pour moi, le déclic a été instantané : j'ai été interpellée par le défi que représente le mélange des cultures.

Patricia : Je crois qu'il ne faut jamais oublier l'objectif principal et la raison pour laquelle nous avons décidé de travailler à l'international. Ça nous permet de mettre notre travail en perspective et de guider nos décisions quotidiennes.

Rends-toi sur le site Internet de DID pour en savoir plus sur le programme des Jeunes stagiaires internationaux.

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