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Desjardins confirme son appui au projet de regroupement des bourses de Montréal et de Toronto

Certaines ambiguïtés devraient cependant être levées afin de mieux refléter les intentions des partenaires

Montréal, le 26 mars 2008 – Compte tenu de la tendance mondiale vers la consolidation dans le secteur boursier, le Mouvement des caisses Desjardins considère toujours que l’entente de fusion entre les deux bourses canadiennes est nécessaire pour assurer leur pérennité dans leur marché respectif, de même que pour renforcer leur positionnement à l’échelle nationale et internationale.

C’est la conclusion qui se dégage des commentaires soumis par Desjardins auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF), dans le cadre de ses consultations sur le regroupement des bourses de Montréal et de Toronto.

« La mise en place du Groupe TMX représente la meilleure option pour assurer le rayonnement de l’expertise développée à Montréal dans ce secteur de pointe et de forte croissance, a déclaré le président et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins, M. Alban D’Amours. De plus, j’estime que la fusion permet aussi de lever l’incertitude quant à l’avenir de la Bourse de Montréal face à l’échéance de mars 2009 et assure ainsi sa pérennité pour le bénéfice de Montréal et du Québec. »

Tout en endossant le projet de regroupement, Desjardins souhaite écarter toute possibilité d’ambiguïtés associée à la manière dont les textes sont rédigés. C’est pourquoi il demande que des précisions soient apportées afin de mieux refléter les intentions et l’esprit des travaux qui ont conduit à l’élaboration du projet de regroupement des bourses.

Ainsi, malgré l’interprétation favorable que Desjardins fait de la demande, des doutes subsistent quant à la possibilité que les attributions du chef de la direction de la Bourse de Montréal puissent être modifiées si une autre personne que M. Luc Bertrand occupait ce poste. Pour Desjardins, l’attribution des responsabilités évoquées dans la demande de regroupement des bourses devrait l’être en fonction du poste de chef de la direction de la Bourse de Montréal et non de la personne que représente M. Bertrand.

De plus, Desjardins souhaite que certains engagements du Groupe TSX à l’égard de l’AMF, soient précisés. Par exemple, il est écrit dans la demande que le « Groupe TSX s’engage à faire en sorte que les activités existantes liées à la négociation d’instruments dérivés et aux autres produits connexes de la Bourse continueront à être exercées à Montréal ». Selon Desjardins, l’expression « activités existantes » paraît limitative et ne semble pas traduire adéquatement les intentions des partenaires de faire de Montréal un centre d’expertise pour le développement futur de produits dérivés.

Un autre élément pourrait porter à interprétation et laisser croire que les activités de la Bourse de Montréal seraient limitées au seul ensemble canadien, ce qui ne refléterait pas, là non plus, les intentions des partenaires. Desjardins voudrait donc que l’engagement du Groupe TSX à faire de la Bourse de Montréal la bourse nationale de négociation de tous les instruments dérivés et produits connexes, d’être l’unique plateforme de négociation du commerce d’échange de droits d’émissions de carbone et d’autres droits d’émissions, au Canada et ailleurs, soit affirmé plus clairement.

« Il est important de lever ces ambiguïtés pour que le Groupe TMX puisse démarrer ses activités rapidement et sur une base solide. Cela me semble par ailleurs une formalité d’autant plus que, lors d’échanges avec des représentants du Groupe TSX, leurs intentions quant au rôle que jouera la Bourse de Montréal dans le domaine des produits dérivés nous paraissaient fort claires », a précisé M. D’Amours.

Enfin, en ce qui a trait aux règles de gouvernance, Desjardins considère qu’il faut analyser la proposition dans son ensemble avant de porter un jugement. Il faut notamment éviter de juger la gouvernance sur la seule question du nombre de résidents du Québec au conseil d’administration. La question est plutôt de savoir si la structure proposée permettra d’assurer la pérennité de la Bourse de Montréal à l’échelle nationale et internationale comme pôle d’expertise en matière de produits dérivés et de maintenir l’AMF comme régulateur de la nouvelle entité. Ce à quoi Desjardins répond par l’affirmative, en autant que soient levées les ambiguïtés mentionnées plus haut.

À propos de Desjardins

Plus important groupe financier intégré de nature coopérative au Canada, avec un actif global de 144 milliards de dollars au 31 décembre 2007, le Mouvement des caisses Desjardins regroupe un réseau de caisses, credit unions et centres financiers aux entreprises au Québec et en Ontario, de même qu'une vingtaine de sociétés filiales en assurances de personnes et de dommages, en valeurs mobilières, en capital de risque et en gestion d'actifs, dont plusieurs sont actives à l'échelle du pays. S'appuyant sur la compétence de ses 40 000 employés et l'engagement de plus de 6 500 dirigeants élus, Desjardins met à la disposition de ses 5,8 millions de membres et clients, particuliers et entreprises, une gamme complète de produits et services financiers. Son réseau de distribution physique est complété par des modes d'accès virtuel à la fine pointe de la technologie.

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