Repenser la retraite

Comment la génération des baby-boomers change-t-elle les perspectives de retraite au Canada?

Lévis, le 6 novembre 2007 – Selon une étude nationale publiée aujourd’hui par Desjardins Sécurité financière, les habitudes, attitudes et modes de vie actuels des baby-boomers auraient pour conséquence que la retraite pourrait ne plus être la période de loisirs, exempte de travail, que la génération précédente a connue. En effet, un dixième des retraités actuels continuent de travailler et plus de la moitié des travailleurs (54 %) âgés de 40 ans et plus planifient une retraite graduelle.

L’étude, réalisée à partir d’un sondage auquel des Canadiens de tout le pays ont participé, permet de faire la lumière sur les conséquences liées au fait que la génération actuelle entre sur le marché du travail et fonde une famille plus tard que les générations précédentes.

Les Canadiens qui espèrent prendre leur retraite se rendent compte qu’une retraite « anticipée » ne sera peut-être pas au rendez-vous, comme ils l’espéraient de prime abord. Les travailleurs ayant une formation universitaire auxquels on a demandé quel serait l’âge idéal de la retraite prévoient plutôt devoir travailler après 65 ans, soit au moins cinq ans de plus que l’âge « idéal » de retraite des autres répondants ayant un emploi.

« Nous savons que la génération actuelle est quatre fois plus susceptible de fonder une famille plus tard dans la vie que ne l’était la génération précédente. Nous avons des enfants à charge dans la cinquantaine et même la soixantaine, ce qui fait de l'âge « idéal » de retraite quelque chose de difficile à déterminer », remarque Monique Tremblay, première vice-présidente, Épargnes et Fonds distincts, à Desjardins Sécurité financière. « L’effet de cette ponction dans les ressources financières est aggravé par le fait qu’on planifie peu et qu’on prépare peu de budgets pendant notre vie active. »

Réduire les risques : essentiel pour la planification de la retraite

Mme Tremblay poursuit en disant que le sondage de Desjardins Sécurité financière montre que ce type de « pensée magique » parmi les travailleurs canadiens peut entraîner de vilaines surprises en fait de gestion du risque à l’âge de la retraite.

« Les Canadiens disent être prêts à économiser pour l’avenir, mais 66 % des répondants n’ont même pas envisagé comment ils utiliseront leur épargne pendant leur retraite. Si vous ne prenez pas l’inflation en compte dans la planification de votre avenir, vous pourriez avoir une mauvaise surprise avec le coût des aliments, du logement et d’autres nécessités de base », ajoute-t-elle.

La santé représente un autre facteur de risque important. Plus des trois quarts des retraités canadiens qualifient leur santé de bonne, très bonne, voire excellente. Bien que cet état de fait soit vrai aujourd'hui, la moitié d’entre eux environ s’inquiètent de la possibilité qu’ils aient besoin, en vieillissant, de soins prolongés à la maison ou dans un établissement. Quarante-trois pour cent des retraités pensent qu'ils pourraient ne pas disposer d’économies suffisantes pour faire face à ce type de dépenses, qui peuvent être très élevées dans certains cas. »

Pourtant, le sondage de Desjardins Sécurité financière a permis de découvrir que les Canadiens continuent de planifier eux-mêmes leur épargne et leurs objectifs financiers et n’ont pas recours à toute l’information et à toute l’aide dont ils ont besoin pour se préparer une retraite sans surprise sur le plan financier.

Michael Aziz, vice-président régional, Ventes de produits financiers, à Desjardins Sécurité financière, estime pour sa part que : « Les Canadiens doivent prendre en main la planification de leur propre avenir en utilisant les outils adéquats et en faisant appel à des experts. Les gens doivent savoir de quels montants ils auront besoin pour couvrir les dépenses prévues et quel genre de revenu ils peuvent tirer de leurs placements. »

L’épargne n’est pas tout

Plus de 80 % des répondants au sondage prévoient qu’ils seront « dans le rouge » au moment où ils prendront leur retraite. Le pire, c’est qu’ils semblent sous-estimer la gravité d’une telle situation! « Le rôle de l’immobilier dans le financement de l’actif, des dettes et de la retraite reste très vague dans leur esprit », ajoute M. Aziz.

Selon les résultats de l’étude, seulement 38 % des retraités, actuels et futurs, s’inquiètent d’épuiser toutes leurs économies avant leur décès.

Pourtant, des facteurs non prévus, comme des problèmes de santé, une longévité accrue ou les risques de nature économique, peuvent gruger petit à petit les économies.

« Les réponses que nous avons obtenues aux questions portant sur la longévité indiquent que cette notion, et la façon de l’utiliser dans un plan financier, reste un mystère pour la plupart des répondants », s’étonne Mme Tremblay. « C’est certainement difficile d’établir un budget et de prévoir des scénarios si l’on n'a pas une idée précise de la durée sur laquelle attribuer ses ressources financières. »

« Demain arrivera bien assez tôt »

« Comme l’espérance de vie augmente, la durée de la retraite pourrait être supérieure à celle de notre vie active », ajoute Mme Tremblay. « On doit acquérir de bonnes habitudes d’épargne pour faire en sorte qu’on ne sera pas forcé de conserver son emploi ou même de retourner sur le marché du travail parce qu’on y est obligé par des finances en mauvais état. On ne peut prédire l’avenir, mais un bon plan financier signifie qu’on pourra s’adapter plus rapidement à l’évolution de la situation. »

Lorsqu’on leur demande ce qu'ils feraient si leurs économies s'épuisaient, les Canadiens ont fourni deux réponses en proportion égale : réduire de beaucoup leurs dépenses ou diminuer la somme qu’ils comptaient laisser en héritage. Lorsqu’on leur demande ce qu’ils feraient pour régler leurs problèmes financiers à la retraite, 20 % se tourneraient vers le gouvernement, des associations ou des organismes de bienfaisance. D’autres disent qu’ils feraient appel à leur famille ou même à leurs amis pour obtenir de l’aide.

« La plupart des gens que vous connaissez prennent tout le temps nécessaire pour planifier leur safari en Afrique : le coût de l’avion, du logement et des divertissements, leur itinéraire et même l’assurance voyage pour être certain de ne pas être coincé, malade ou sans le sou, sans autre recours », fait remarquer M. Aziz. « Quand vient le temps de planifier le reste de notre vie, nous devons y mettre autant, sinon plus, de soin. Demander de l’aide ne signifie pas qu’on sacrifie son privilège de prendre des décisions. Cela signifie plutôt qu’on prend des décisions éclairées et optimales en connaissant toutes les options qui s’offriront à soi. »

Mme Tremblay conclut ainsi : « Il est essentiel de connaître les risques auxquels nous ferons face lorsque nous aborderons cette phase de notre vie, de façon à les atténuer. Il existe des solutions qui nous permettent de planifier en fonction de notre mode de vie et de la protection dont nous avons besoin. Cette nouvelle réalité impose de redéfinir la retraite. La planification doit commencer dès maintenant. Chaque petite étape nous rapprochera de notre but. »

Note de l'éditeur : Des conseils de planification financière visant à se protéger des risques qui pourraient éroder l'épargne-retraite accompagnent ce communiqué de presse.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le site Web à l'adresse www.repenserlaretraite.ca.

Le sondage

SOM - Recherches et sondages a réalisé le sondage entre le 24 juillet et le 31 août 2007 au nom de Desjardins Sécurité financière. En tout, 1 505 entrevues ont été effectuées à partir d’un échantillon représentatif des adultes canadiens. Le plan d’échantillonnage fournit des estimations proportionnelles avec une marge d’erreur maximum de plus ou moins 2,6 % et un niveau de confiance de 95 % (19 fois sur 20). Les données ont été pondérées statistiquement pour tenir compte avec exactitude de la composition de la population canadienne par région, sexe et âge selon les renseignements tirés du recensement de 2001 de Statistique Canada.

À propos de Desjardins Sécurité financière

Desjardins Sécurité financière est une composante du Mouvement des caisses Desjardins, le plus important groupe financier intégré de nature coopérative au Canada. Spécialisée en assurance vie, en assurance santé et en épargne-retraite, tant individuelles que collectives, Desjardins Sécurité financière, sur qui plus de 5 millions de Canadiens comptent chaque jour pour assurer leur sécurité financière, emploie plus de 3 700 personnes. Elle gère et administre un actif de plus de 22 milliards de dollars. La Compagnie a des bureaux dans plusieurs villes du pays dont Vancouver, Calgary, Winnipeg, Toronto, Ottawa, Montréal, Québec, Lévis, Halifax et St. John's. Pour plus d'informations consultez le site Internet à l'adresse www.desjardinssecuritefinanciere.com.

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Source (à l’intention des journalistes uniquement) :
Isabelle Truchon
Desjardins Sécurité financière
514 350-8700, poste 8668

Sandra Nunes
Hill & Knowlton
416 413-4611

Cathy Kurzbock
Hill & Knowlton
416 413-4755

Conseils en matière de planification financière : protégez-vous des risques qui pourraient éroder votre épargne-retraite

Par Michael Aziz, MBA, CFA, CFP, BA, vice-président régional, Ventes et produits de placement

Plus la retraite d’une personne se prolonge, plus celle-ci est exposée à divers risques (liés à la santé, à la longévité ou aux problèmes économiques) qui pourraient la priver de ses économies durement accumulées. Dans certains cas, elle pourrait même se retrouver dans une situation très difficile.

Les risques à la retraite

  • Le risque de longévité : le risque d'épuiser vos économies.
  • Le risque de santé : le risque de devenir gravement malade ou de ne pas pouvoir prendre soin de vous-même et d’avoir besoin de soins infirmiers, d’autres soins médicaux ou de médicaments non couverts par le gouvernement provincial et payés à même vos économies.
  • Le risque d’inflation : le risque que votre pouvoir d’achat diminue avec le temps. Par exemple, un billet d’autobus qui coûte 2,75 $ en 2007 coûtait 18 cents il y a 40 ans. Un hamburger, payé 25 cents en 1967, coûte maintenant 2,30 $. Enfin, une livre de beurre vaut aujourd’hui 4,19 $ alors qu’on l’achetait 63 cents il y a 40 ans. (Source : Statistique Canada, A&W, Société de Transport de Montréal).
  • Le risque du marché : les marchés connaissent des cycles; pendant un marché baissier (alors que les rendements sont faibles), les retraités disposant d’un revenu fixe devront probablement puiser dans leur capital pour satisfaire à leurs obligations financières quotidiennes.
  • Le risque du taux d’intérêt : un taux d’intérêt élevé peut représenter de bonnes comme de mauvaises nouvelles; les fluctuations peuvent avoir une incidence sur votre mode de vie.

Selon Michael Aziz, vice-président régional, Ventes et produits de placement, Desjardins Sécurité financière, et conseiller financier de longue date, les Canadiens peuvent prendre certaines mesures pour atténuer les risques à la retraite.

Conseils en planification de la retraite

  1. Revoir les notions élémentaires
    • Prenez votre retraite en main. Planifiez, planifiez, planifiez!
    • Prenez le temps de déterminer votre situation actuelle et la situation dans laquelle vous souhaitez vous retrouver à la retraite. Quel genre de retraite voulez-vous? (Voyez grand, mais soyez réaliste!)
  2. Faire l’inventaire
    • Quelle est la valeur de vos actifs?
    • Quel est votre passif total?
    • Quelle est votre stratégie en vue d’éliminer votre passif (hypothèque et dettes à la consommation)?
    • Vos actifs et votre revenu devraient s'élever à combien pour que votre mode de vie à la retraite soit à la hauteur de vos attentes? Avez-vous besoin d’une grande maison? Une copropriété ou un appartement suffiraient-ils? Combien de voyages désireriez-vous entreprendre chaque année? Soyez réaliste.
    • Consignez vos conclusions.
  3. Le test
    • Montrez votre document à un conseiller financier et prenez le temps de déterminer si vos projets de retraite sont réalisables.
    • Si les circonstances actuelles les rendent inatteignables, demandez à votre conseiller quelles seraient les solutions qui permettraient de retourner la situation.
    • Demandez à votre conseiller financier de vous expliquer les risques à la retraite. (Des conseils sur la façon d’aborder le sujet suivent).
    • Un conseiller financier peut aider quiconque à planifier sa retraite et à gérer son budget quotidien, quelle que soit sa situation financière actuelle. Protégez vos économies et faites de vos rêves une réalité!

Parler des risques à la retraite avec son conseiller financier

Selon M. Aziz, ce genre de conversation peut être pénible pour certaines personnes. La plupart de ces gens connaissent l’assurance-vie, mais ils peuvent ignorer les solutions financières qui permettraient d’atténuer les incidences des changements entraînés par la longévité, les problèmes de santé ou les difficultés économiques en cours de retraite.

M. Aziz suggère de rencontrer un conseiller financier pour parler des risques les plus courants à la retraite. Déterminez si vous êtes suffisamment protégé. Voici quelques questions types :

  1. Mon plan financier tient-il la route?
  2. Est-ce que je risque d’épuiser mes économies avant mon décès? Que puis-je faire pour remédier à la situation? Peut-on établir un plan ensemble?
  3. Quel sera mon niveau de protection pendant un marché baissier (où les rendements sont faibles)? Quelles solutions s’offrent à moi?
  4. Comment puis-je contrebalancer les effets de l’inflation sur mon épargne-retraite (lorsque je prendrai ma retraite ou maintenant que je suis à la retraite)?
  5. Quelle sera l’incidence des fluctuations des taux d’intérêt sur mon épargne-retraite?
  6. Quels sont les problèmes de santé auxquels je dois me préparer à mesure que je vieillis? Quelle sera l’incidence d’une longue maladie ou de tout autre changement? Puis-je protéger mes économies dans une telle situation?
  7. Dois-je laisser des actifs à mes enfants, à mes proches et à mes amis? Comment faire?

Conjuguer avoirs et êtres

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