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Allocution de M. Alban D'Amours, président et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins, devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM)

Montréal, le 29 octobre 2007

La coopération à l'ère de la mondialisation : une formule pragmatique et universelle

Distingués invités,
Mesdames,
Messieurs,

Permettez-moi d'abord de vous saluer chaleureusement et de vous remercier de votre invitation.

Je veux souligner d'entrée de jeu la présence parmi nous d'un groupe d'entrepreneurs de toutes origines qui participent aujourd'hui au Forum Desjardins Entreprises. Je les remercie une fois de plus d'avoir accepté de consacrer une journée à cette rencontre destinée à recueillir leurs besoins en tant que chefs d'entreprise et à les consulter à propos de l'offre de service de Desjardins.

I also thank you, ladies and gentlemen for being here with us today.

Je m'estime pour ma part fort privilégié de me voir offrir aujourd'hui la possibilité d'exposer à un public averti le rôle joué par les coopératives à l'échelle de la planète. Je situerai par la même occasion l'action du Mouvement Desjardins à ce niveau.

Je commencerai par une citation, tirée de l'édition 2006 du Rapport sur le développement, publié par la Banque mondiale : « Les institutions et politiques qui visent à promouvoir l'égalité des chances, autrement dit à donner à tous les membres du corps social les mêmes possibilités de devenir socialement actifs, politiquement influents et économiquement productifs, contribuent à promouvoir une croissance et un développement durable. »

Ce passage illustre bien à mon avis la perspective dans laquelle s'inscrit l'action des coopératives à l'échelle internationale.

Depuis son apparition dans l'Europe de la première moitié du XIXe siècle, le système de pensée et d'organisation qu'est la coopération a graduellement pris racine partout sur la planète. Sa large diffusion dans le monde et le fait qu'elle ait su connaître le succès dans les contextes culturels et socio-économiques les plus variés permettent de qualifier la coopération de formule à la fois pragmatique et universelle.

Cela dit les coopératives, contrairement aux sociétés à capital-actions, sont peu suivies par les analystes et leurs réalisations peu répercutées dans les médias et les chroniques financières. Cela explique certainement, en partie au moins, le déficit de notoriété dont elles souffrent à l'échelle mondiale.

Nous connaissons bien ici le rôle central que joue le Mouvement Desjardins dans l'économie et le monde financier québécois et canadien. Mais peu savent que Desjardins est aujourd'hui le 8e groupe financier intégré de nature coopérative en importance sur la planète.

Nous connaissons bien ici les grandes coopératives agricoles que sont la Coopérative fédérée de Québec et Agropur, qui jouent toutes deux un rôle structurant dans notre agriculture. Mais peu savent que de nombreuses autres coopératives, ailleurs dans le monde, occupent aussi aujourd'hui une position dominante dans leur marché.

Qui dans cette salle est au courant du fait que le premier employeur suisse, la première banque française et la plus importante entreprise de transformation alimentaire de l'Inde sont des coopératives, qu'il en va de même également pour le premier fournisseur de soins de santé des Pays-Bas?

Qui sait que les 300 plus grandes coopératives au monde, tous secteurs confondus, cumulaient au 31 décembre 2005 un chiffre d'affaires de près de 1000 milliards de dollars américains, soit à peu près la valeur du produit intérieur brut du Canada à cette date?

Probablement bien peu d'entre vous aviez idée du poids aussi appréciable du mouvement coopératif mondial.

Les coopératives : des entreprises nées pour répondre aux besoins

Malgré qu'il continue d'être un secret trop bien gardé, le succès obtenu par des coopératives partout dans le monde a pourtant ceci de remarquable qu'un grand nombre d'entre elles sont nées là où aucune autre entreprise ne voyait de possibilité de réaliser des profits.

Cela tient à l'origine même du mouvement, né avec les débuts du capitalisme en Angleterre, en France et en Allemagne. À une époque où aucun filet de protection sociale n'existait encore, la coopération a été l'une des voies choisies par les individus et les collectivités pour répondre eux-mêmes à certains de leurs besoins de base non satisfaits par les institutions et les entreprises déjà existantes.

Ils l'ont fait en se dotant d'entreprises dont la propriété est collective et où le pouvoir est exercé démocratiquement.

Ils l'ont fait en se dotant d'entreprises auxquelles on adhère sur une base volontaire, qui sont ouvertes à tous et à l'intérieur desquelles chaque membre détient un droit de vote égal à celui des autres.

Le système de règles de fonctionnement ainsi que les modalités juridiques qui régissent l'organisation et les activités des entreprises coopératives sont venus avec le temps consacrer ces principes de base.

L'expérience a prouvé depuis que l'un des atouts incomparables du modèle d'affaires coopératif est sa capacité à faire converger les efforts d'une collectivité vers un but commun. Tout en maîtrisant la dynamique concurrentielle des marchés, ce modèle d'affaires marque sa différence par sa logique de service axée sur la réponse aux besoins des membres.

Une formule toujours prisée par les pays en développement

À l'échelle internationale, nombre de pays en développement tardent à bénéficier des fruits tant attendus de la hausse générale de l'activité et des échanges économiques. Près d'un milliard de personnes vivent encore aujourd'hui dans des conditions d'extrême pauvreté, soit avec un dollar ou moins par jour.

En tant que citoyens de l'un des pays les plus riches, cette situation nous interpelle.

Cela fait aujourd'hui plus de 35 ans que, par l'intermédiaire de sa filiale Développement international Desjardins (DID), le Mouvement Desjardins assiste et outille des collectivités des pays les moins favorisés.

Grâce aux interventions de DID, des collectivités du monde entier ont pu se doter de leurs propres institutions financières et elles peuvent aujourd'hui compter sur des outils efficaces pour prendre en main leur développement socio-économique. Au cours des 35 dernières années, nous estimons ainsi avoir appuyé l'émergence et le développement de dizaines de réseaux de coopératives d'épargne et de crédit dans plus d'une cinquantaine de pays en développement.

Plutôt que représenter une aide extérieure ponctuelle et possiblement sans lendemain, les activités de DID ont un impact d'autant plus précieux qu'elles mènent à la constitution et au renforcement d'institutions financières durables, administrées par les populations concernées, et pour cette raison capables de prendre le leadership dans la lutte à la pauvreté et le développement des communautés.

DID poursuit aujourd'hui son action dans une vingtaine de pays. Cela va par exemple de l'assistance à la réforme du secteur financier populaire au Mexique à l'introduction, dans une demi-douzaine de pays africains, d'applications informatiques mobiles permettant d'offrir des services financiers fiables et sécuritaires aux habitants de villages éloignés des grands centres. DID soutient également la reconstruction du réseau de coopératives financières sri-lankais SANASA qui a été durement touché par le tsunami de décembre 2004.

DID est un ambassadeur du Mouvement Desjardins dans le monde et l'une des raisons pour lesquelles il prend aujourd'hui figure de modèle au sein de la grande famille coopérative internationale.

Des forces et des avantages qui fondent la pertinence de la formule coopérative

Plusieurs caractéristiques propres aux coopératives peuvent expliquer pourquoi leur réponse aux grands enjeux socio-économiques d'aujourd'hui s'avère à la fois efficace et pertinente.

Elles ont notamment l'avantage d'être des instruments de prise en charge individuelle et collective, engagés par nature dans des interventions à la fois durables et bien circonscrites géographiquement.

Cela peut être fort utile dans un monde où les conditions dans lesquelles s'exercent les activités économiques répondent de plus en plus à des influences systémiques qui font fi des frontières et réduisent à peu de choses la marge de manœuvre des États. À plus forte raison, les collectivités locales et régionales se voient-elles aussi dépourvues d'emprise significative sur leur environnement économique et souvent à la merci des décisions de sièges sociaux lointains.

Une coopérative créée par une collectivité ne saurait pour sa part recentrer ailleurs ses activités pour des raisons de conjoncture défavorable. Elle ne peut non plus être acquise de l'extérieur et on ne peut en prendre le contrôle pour la détourner de sa mission première ou lui faire quitter son milieu.

Les coopératives sont ainsi autant de centres de décision à la fois enracinés et indéracinables. Cela ne veut pas dire pour autant qu'elles soient intouchables. Car pour survivre, elles doivent conjuguer efficacement performance financière et performance coopérative.

Elles sont aussi des entreprises durables. Des 300 plus grandes coopératives de la planète dont je parlais précédemment, pas moins de 40 d'entre elles sont plus anciennes que le Mouvement Desjardins, lui-même plus que centenaire. Près de 60 % des coopératives membres de ce classement ont été fondées avant 1950 et 90 % d'entre elles l'ont été avant 1980.

On peut donc compter sur l'aptitude des coopératives à s'investir à long terme dans la collectivité.

Du fait qu'elles soient capitalisées en grande partie par leurs membres, les coopératives ont de plus l'avantage de n'être pas soumises à l'obligation de rendements exagérément élevés qui ont souvent pour effet de limiter la perspective aux trois prochains mois.

Nous rejoignons ici une préoccupation bien contemporaine. La tendance des marchés financiers à imposer une sorte de « dictature du court terme » est comme vous le savez assez régulièrement dénoncée. Aux États-Unis, des personnalités comme Warren Buffet ainsi que divers groupes de réflexion encouragent aujourd'hui les entreprises cotées en bourse à ne plus publier d'objectifs trimestriels, dénoncent la rémunération des dirigeants liée aux bénéfices par actions ainsi que la durée de plus en plus courte des mandats de PDG.

Toutes ces pratiques affectent selon eux la capacité des entreprises à maintenir une performance à long terme qui soit de qualité supérieure. L'obsession du court terme empêche de se concentrer sur les besoins en investissement, en recherche ou encore en formation qui sont pourtant nécessaires pour produire de la valeur à long terme.

Sans compter que cette insistance sur le court terme et la crainte des réactions d'investisseurs très prompts à sanctionner tout écart négatif d'avec les prévisions ont été la source de malversations comptables et de scandales qui, dans la dernière décennie, ont fortement ébranlé la confiance du public dans la probité du milieu des affaires.

Parce qu'elles ne sont pas, en vertu de leurs modes de propriété et de capitalisation, tenues de réaliser toujours des rendements les plus élevés possibles à court terme, les coopératives peuvent à la fois s'engager dans des projets structurants, réalisables sur de plus longues périodes, et se fixer des objectifs de rendement plus pondérés.

Le Mouvement Desjardins se donne depuis plusieurs années l'objectif d'un rendement sur le capital compris entre 12 et 15 %, qu'il considère comme suffisant et rassurant et partie intégrante de sa marque distinctive. Nous pourrions nous aussi travailler à aller chercher 18 à 20 % de rendement mais il faudrait dès lors renoncer à certains éléments de notre mission, par exemple notre engagement à répondre à l'ensemble des besoins de nos membres, petits et grands, et ce sur tout le territoire.

Des alliés partout sur la planète

Les coopératives ont aussi l'avantage de faire partie d'un grand mouvement d'idées et de pratiques qui tisse son réseau sur toute la planète.

Il y a un peu plus d'une semaine, j'étais à Singapour en compagnie de plusieurs centaines de coopérateurs du monde entier pour l'assemblée générale de l'Alliance coopérative internationale – l'ACI.

Nous y avons tenu plusieurs sessions de travail sur des enjeux particuliers, notamment la contribution des coopératives au développement durable ainsi que la microfinance et l'accès aux services financiers. Nous y avons également discuté de la modernisation de l'ACI, une organisation qui, ayant été fondée en 1895, est aujourd'hui l'une des ONG les plus anciennes et certainement parmi les plus grandes aussi du fait qu'elle regroupe des coopératives de tous les secteurs d'activités, présentes dans 85 pays, et représentant elles-mêmes quelque 800 millions de membres.

Les différentes affiliations internationales du Mouvement Desjardins – que ce soit à l'ACI, à l'Association internationale des banques coopératives, à la Confédération internationale des banques populaires ou à l'International Co-operative and Mutual Insurance Federation – lui offrent aujourd'hui des occasions de prendre connaissance des meilleures pratiques des organisations membres en matière de distinction coopérative, de gouvernance ou de capitalisation et de partager aussi son propre savoir-faire dans un esprit de renforcement mutuel.

Les liens de nature institutionnelle que nous entretenons au sein de ces associations débouchent dans certains cas sur d'intéressants partenariats d'affaires. Par exemple, trois de nos partenaires coopératifs européens ont agi à titre de chefs de file pour deux importantes émissions de titres réalisées par Desjardins en 2006 sur les marchés outre-Atlantique. Ils nous ont ainsi aidé à réaliser avec grand succès ces émissions d'un total équivalent à 2,1 milliards de dollars canadiens.

Strengthening Canadian financial services cooperatives

That said, it is definitely in Canada that Desjardins is now focusing its attention in its very intensive search for new business partners.

With tightening competition and increasing consumer demands, financial services cooperatives like Desjardins and credit unions in other Canadian provinces have undertaken to increase their collaboration.

That said, the lengthy process through which Desjardins Group grew into a strong, integrated financial cooperative has resulted in the development of unprecedented maturity and strength. Desjardins Group is now in a position to take the lead in providing the reinforcement required for the Canadian movement of financial services cooperatives.

Many credit unions including the largest ones in terms of membership, business volume and assets under management already take advantage of Desjardins' expertise in raising funds on international capital markets for the benefit of Canadian institutions. Others capitalize on its expertise in specialized financial instruments that are currently indispensable to cash flow management, while others utilize its bilingual computer platform, which can support a wide range of products and services.

In this connection, Desjardins and Provincial Credit Union Centrals across Canada have formed a major partnership in the area of investment funds. We have agreed to merge Northwest Mutual Funds, owned by Desjardins, with The Ethical Fund Company, owned by the Provincial Credit Union Centrals. Desjardins Group will own 50% of the new fund company and Provincial Credit Union Centrals will own the other 50%, with $5.5 billion in assets under management.

Operating across the country, the new firm will allow our respective organizations to become the leader in the development of ethical mutual funds.

Des défis pour les coopératives

Pour continuer à jouer demain un rôle déterminant partout dans le monde, les coopératives devront relever un certain nombre de défis, au premier plan celui de la capitalisation.

En vertu de leur structure de propriété et de l'application de la règle voulant que chaque membre ait droit à un vote, les coopératives ne peuvent émettre de capital-actions sans porter atteinte à leur propre spécificité, sans introduire de conflits entre les intérêts des propriétaires-usagers et ceux des nouveaux actionnaires. Elles doivent donc faire preuve d'imagination lorsque leurs besoins de développement nécessitent un apport accru de capital, que ne peut combler à lui seul le versement annuel d'une partie de leurs excédents à la réserve générale.

Au fil du temps, différentes solutions ont été trouvées à ce dilemme. Le Mouvement Desjardins par exemple a mis au point des outils lui permettant de faire croître son capital suivant l'évolution de ses besoins, dans le respect des normes internationales de capitalisation prévalant pour le secteur bancaire et dans le respect aussi des principes de la coopération.

Ainsi avons-nous offert à nos membres, au tournant des années 1990, la possibilité d'acquérir des parts permanentes de leur caisse, un instrument financier qui est rémunéré, qui équivaut donc à un placement dans leur coopérative et qui a permis à Desjardins d'accroître son capital de près de 800 millions de dollars.

Dès la prochaine année, nous offrirons aux membres des caisses de recevoir leur ristourne sous forme de parts. Ces parts de ristournes généreront un rendement pour leurs détenteurs, tout en contribuant aussi à la capitalisation des caisses.

Nous procédons en outre sur les marchés à l'émission de titres de dette subordonnée qui sont également admissibles au capital de deuxième catégorie.

La grande qualité du capital de Desjardins, dont environ 90 % est constitué de capital de 1re catégorie – c'est-à-dire de capital permanent, composé principalement des réserves et de parts de capital – l'aide à conserver d'excellentes cotes de crédit, comparables à celles qu'obtiennent les meilleures banques commerciales du Canada.

Dans le palmarès des 1000 plus importantes institutions bancaires dans le monde établi par la revue The Banker et qui prend pour principal critère le capital de première catégorie détenu – le meilleur indicateur de la solidité d'une institution financière selon cette publication –, Desjardins se classe aujourd'hui au 98e rang. Nous retrouver ainsi parmi les 100 plus importantes institutions bancaires au monde stimule notre fierté.

Le coût avantageux de notre capital constitue par ailleurs un avantage qu’il faut maintenir par la recherche constante d’une grande productivité dans la réalisation de notre mission.

Cet enjeu relatif au capital est tout à fait fondamental et ces 20 dernières années, il a malheureusement entraîné plusieurs coopératives à opter carrément pour la démutualisation, pour la conversion en entreprises à capital-actions.

Ce phénomène a touché particulièrement le secteur de l'assurance mais n'a pas épargné le secteur bancaire. Au Royaume-Uni par exemple, presque tout le secteur de l'assurance-vie est passé par ce processus dans la décennie 1990.

Il faut dire que lorsque les actifs collectifs sont répartis individuellement dans le processus de démutualisation, cela peut entraîner des bénéfices individuels à court terme fort alléchants pour les membres. L'opération peut aussi s'avérer lucrative pour les conseillers et les banquiers qui y sont impliqués, notamment ceux qui pilotent le premier appel public à l'épargne. L'on ne s'étonnera pas qu'ils puissent avoir un avis favorable quant à la pertinence d'une telle conversion.

On dilapide de la sorte des patrimoines collectifs qui auraient pu avoir des retombées à long et à très long terme.

Ces démutualisations sont à mes yeux l'une des conséquences de la pression – ou si vous voulez d'une sorte d'« effet de standardisation » – exercé constamment par le système dominant sur le coopératisme.

Cette pression se manifeste en outre aujourd'hui dans le processus de révision des normes comptables internationales. Des amendements envisagés par les principaux organismes réglementaires pourraient en effet faire en sorte que les parts des coopératives (soit les parts de qualification des membres ainsi que les parts permanentes dans le cas de Desjardins) se voient désormais classifiées comme des instruments de dette plutôt que comme des titres de capital de première catégorie.

Cela aurait évidemment pour effet de fragiliser la solidité financière des coopératives en bouleversant leurs ratios de capital et d'affecter ainsi leurs perspectives de développement.

D'où l'importance pour le mouvement coopératif d'être organisé, d'être représenté comme il l'est par l'Alliance coopérative internationale, qui peut en son nom faire valoir la nécessité de prendre en compte dans les nouvelles normes comptables une particularité intrinsèquement liée à la nature même des coopératives.

Pour imposer leur légitimité et faire respecter leur différence, les coopérateurs de la planète devront toujours demeurer unis, alertes et mobilisés.

Conclusion

Je n'en suis pas moins convaincu que malgré les défis qu'il devra relever, le mouvement coopératif est promis à un bel avenir. Les retombées positives de sa présence valent certainement les efforts qui devront être consentis pour protéger son intégrité et favoriser son développement.

Forte de son histoire et de ses réalisations, forte de son universalité et de son pragmatisme, la coopération demeurera ainsi pour longtemps encore un moyen d'accompagner les collectivités humaines dans la réponse à leurs besoins, un moyen d'aider l'humanité à lutter contre la pauvreté, à mieux répartir la richesse et à humaniser la mondialisation.

La coopération est à mon sens un allié dont nous ne pouvons pas nous passer pour aider à faire de ce monde un endroit plus hospitalier pour un nombre toujours plus grand de personnes.

Conjuguer avoirs et êtres

Les grands prix Québécois de la qualité - Grand Prix 2007