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Allocution de Bertrand Laferrière, président et chef de l'exploitation de la Fédération des caisses Desjardins du Québec

Palais des congrès de Montréal, le 31 mars 2007

Monsieur le président,
Coopératrices et coopérateurs,
Bon matin !

Quel message inspirant que vous venez de nous livrer Monsieur D'Amours. Vous nous avez projetés dans un avenir tellement prometteur pour Desjardins.

Pourquoi prometteur diront certains ? Eh bien, même si la concurrence est vive dans notre industrie, même si le contexte suppose que nous nous adaptions à des réalités inconnues hier encore, même si nous avons de grands défis à réaliser, nous pouvons compter sur une force qui nous encourage à voir l'avenir avec l'optimisme.

Cette force, c'est la vôtre, dirigeants et gestionnaires du réseau des caisses, vous qui êtes profondément engagés à bien servir les membres qui font confiance à Desjardins. C'est aussi celle des administrateurs de la Fédération et des filiales, pour qui le mot partenariat est synonyme de réalisations fructueuses. C'est celle des experts qui appuient le réseau au quotidien dans la réalisation de ses objectifs d'affaires. C'est enfin, et surtout, celle de la coopération qui guide les actions de toutes les personnes qui font de Desjardins ce qu'il est : une institution financière différente, capable de relever des défis encore et encore.

Voilà pourquoi je trouve notre avenir prometteur ! Voilà pourquoi je trouve important, d'entrée de jeu, de mettre en lumière la participation exceptionnelle de tous les acteurs du succès de Desjardins.

Imaginez un seul instant que nous soyons dans un environnement différent. Comment aurions-nous pu conjuguer tous ces efforts pour rendre accessible à nos membres une offre de service inégalée dans l'industrie et, du même coup, contribuer aussi puissamment au développement des communautés où nous sommes présents ?

Parce que c'est là une de nos plus belles réussites. Grâce à un travail constant et rigoureux, nous avons réussi à poser de nouveaux jalons qui ont concrétisé et positionné Desjardins comme groupe financier intégré de nature coopérative.

Monsieur D'Amours nous entretenait plut tôt des défis des prochaines années. Sous l'inspiration de son leadership, nous avons su concentrer nos énergies vers l'atteinte de ce positionnement et ainsi nous mettre en situation de confiance par rapport à l'avenir. Si Monsieur D'Amours nous a projetés dans la prochaine décennie, permettez-moi un bref retour dans le temps pour qu'ensemble, nous puissions nous inspirer du chemin parcouru.

Depuis 2001, une évolution constante !

Si vous le voulez bien, reportons-nous en 2001. À ce moment, le réseau des caisses entre dans une phase accélérée de son développement, en réponse aux besoins évolutifs de ses membres.

La part de marché de l'épargne bilan du réseau coopératif est alors de 40,3 %. Elle a connu, depuis, une croissance constante pour atteindre aujourd'hui 43,3 %. Même situation du côté des fonds de placement, où la part de marché est passée de 6,3 % à 9,0 % et du côté des valeurs mobilières, celle-ci progressant de 4,1 % en 2001 à 6,8 % en 2006.

Du côté du crédit hypothécaire résidentiel, cette part de marché équivalait à 37,5 % alors qu'aujourd'hui, elle est de 38,7 %. En ce qui concerne les prêts commerciaux et industriels, la part de marché était de 20,9 % en 2001 alors qu'elle atteint 24,2 % en 2006. Enfin, le financement des exploitations agricoles a également connu une hausse de sa part de marché, passant de 41,5 % à 42,3 %.

Ces augmentations vous donnent une bonne idée des efforts consentis.

La satisfaction des membres constitue un autre baromètre de l'adéquation entre les besoins des membres et notre offre de service. Même si l'année 2006 a vu le taux de satisfaction des membres accuser un léger recul, il n'en demeure pas moins que les membres particuliers se déclarant très satisfaits sont passés de 44 % à 54 % depuis 2002. 10 % de plus en 4 ans !

Les membres entreprises apprécient également de plus en plus les services qui leur sont offerts puisque de 55 % qu'il était en 2003, le taux de « très satisfaits » atteint maintenant 61 % en 2006. 6 % de plus en 3 ans seulement !

Tous ces gains ne se sont pas faits au détriment de la saine gestion des risques. Les résultats sont là pour le corroborer. Ainsi, le ratio des prêts douteux est passé de 1,2 % en 2001 à 0,4 % de l'ensemble du portefeuille de prêts en 2006.

Autre signe de la bonne santé financière du réseau des caisses, le niveau de capitalisation sur l'actif pondéré a évolué positivement passant de 11,6 % en 2001 à 14,3 % en 2006.

Parallèlement au développement accéléré du réseau des caisses au début des années 2000, la Fédération franchissait une à une les étapes de sa mise en place. Tous ceux qui ont vécu une situation comparable savent que l'harmonisation des cultures, des pratiques et des modes de fonctionnement est l'ingrédient essentiel d'une telle transition.

Grâce à la collaboration et à la rigueur de tous les acteurs liés à cette transformation majeure, dont vous êtes, nous avons relevé le défi colossal de regrouper en une seule fédération, 12 institutions situées sur tout le territoire du Québec. Tous ceux qui ont vécu un regroupement savent qu'il faut saisir les opportunités d'évoluer en étant constamment à l'écoute des besoins de ceux qui nous font confiance.

La Fédération n'a pas fait exception et s'est également inscrite dans un tel parcours. D'organisme de soutien, elle est devenue un centre d'expertise, le partenaire de votre développement, grâce à la participation active des gens du réseau, artisans de la première heure.

Signe que la Fédération a réalisé cette opération en fonction de leurs besoins, la proportion de caisses se déclarant très satisfaites des services qu'elle rend, a augmenté de 8 % depuis 2004. Vous avez également exprimé votre satisfaction à l'égard des services conseils offerts par les équipes des régions qui vous accompagnent au quotidien. Le taux de « très satisfaits » de 45 % enregistré en 2006 en est la preuve éloquente, puisqu'il traduit une augmentation marquée par rapport à 37 % en 2005. 8 % de plus en une année seulement.

Un projet d'importance est venu marquer le parcours de la nouvelle Fédération. Je fais ici référence à l'adhésion des caisses populaires de l'Ontario, adhésion qui a récemment donné naissance à la première vice-présidence Ontario. Cette dernière a le double mandat d'assurer la continuité dans la qualité des services offerts aux caisses de cette province et d'appuyer Desjardins Credit Union, marquant ainsi une nouvelle étape dans le développement pancanadien.

Autre geste d'envergure : le redéploiement des activités de Fiducie Desjardins au sein de la Fédération. Une opération qui a ouvert la porte à des occasions de synergie majeures. Les résultats n'ont pas tardé quand on songe que plus de 100 millions de dollars ont été retournés aux caisses en 2005 et plus de 140 en 2006, sous forme de ristournes ou de rémunération. De plus, et toujours dans la foulée de ce changement, citons le retour aux caisses d'activités d'intermédiation en matière de crédit hypothécaire et de dépôt à terme.

Tous ces résultats démontrent que la Fédération a su adapter son offre de service aux caisses et à leurs centres en les soutenant au quotidien dans le développement de leurs affaires. Ils font également la preuve que les actions prises dans six grands champs d'action avaient leur raison d'être et que c'est dans l'action que nous avons évolué, toujours en fonction des besoins exprimés par le réseau.

Des orientations évolutives, porteuses d'avenir

Premier champ d'action : la planification stratégique

La planification stratégique 2006-2008 a marqué un nouveau tournant dans l'histoire de Desjardins. Pour la première fois, toutes les forces vives de toutes les composantes du Mouvement ont été mises à contribution.

De fait, le présent plan triennal fait de nouveau appel à votre expertise. Il s'inscrit dans la continuité du plan stratégique 2003-2005, élaboré pour et par les caisses. Le plan d'affaires, développé en 2001 et ajusté en fonction des commentaires reçus pour le bonifier, continue de guider les actions du réseau profondément engagé à faire de Desjardins, un groupe financier intégré de nature coopérative toujours plus grand, toujours plus fort.

Deuxième champ d'action : les particuliers

La mondialisation a eu des effets sur tous les marchés y compris celui des services financiers. Nous avons donc dû, nous aussi, composer avec de nouvelles règles du jeu. C'est dans ce contexte que nous avons vu poindre la nouvelle approche en épargne-placement, la notion de caisse intégrée, la signature de pactes d'affaires avec les filiales avec qui nous avons intensifié nos relations notamment par le projet Tandem avec Valeurs mobilières Desjardins, la complicité de Desjardins Gestion d'actifs dans la création de produits d'épargne et la cohésion avec Desjardins Sécurité financière dans le programme Vision retraite Desjardins.

Plus récemment, vous avez pu compter sur une nouvelle stratégie qui mise autant sur la richesse de notre gamme de produits, des assurances à la planification successorale, que sur la compétence du personnel et sur une approche globale en matière d'épargne et de placement. Une nouvelle voie empruntée avec rigueur par l'équipe de vente sur le terrain, appuyée par une équipe d'experts travaillant dans le domaine de l'épargne.

Et le succès ne s'est pas fait attendre : un mois avant l'échéance du 31 décembre 2006, le réseau avait atteint son objectif de 4,0 milliards de dollars inscrit au PARC pour ensuite compléter l'année avec des ventes nettes de 4,6 milliards de dollars, ce qui représente une croissance de plus de 30 %. Une mobilisation hors du commun dont vous pouvez être fiers. Bravo !

Laissez-moi partager avec vous les résultats du réseau des caisses, vos résultats, dans les services aux particuliers en 2006, excellents à plusieurs égards.

  • Dans un contexte où la concurrence vient de partout sur la planète, il convient de mettre en valeur les résultats des dépôts d'épargne au bilan qui affichent, au 31 décembre 2006, un encours total de 73,2 milliards de dollars, une croissance exceptionnelle de 4,4 milliards de dollars ou 6,5 %. Desjardins continue d'être le chef de file dans ce domaine.

  • Malgré une croissance modérée du marché boursier canadien, l'encours des produits d'épargne hors bilan a connu une performance qui se compare avantageusement à celle de l'industrie au Québec. La vente de fonds de placement et de valeurs mobilières a notamment permis à ce secteur d'activité de terminer l'année 2006 avec 22,4 milliards de dollars, une forte croissance de 3,6 milliards de dollars ou 19,4 %. Dans le contexte actuel, ces résultats sont dignes de mention.

  • L'encours en gestion discrétionnaire de portefeuille, géré par les services fiduciaires, totalisait 1,1 milliard de dollars au 31 décembre 2006, en progression de 52,1 % par rapport à 2005. Encore une fois, Desjardins démontre qu'il possède tous les atouts pour servir l'ensemble de ses membres, incluant les très grands détenteurs d'épargne.

  • Du côté du crédit, les prêts hypothécaires résidentiels se démarquent avec un encours de 49,6 milliards de dollars, en croissance de 3,4 milliards de dollars depuis 2005 ou 7,4 %. De fait, les prêts hypothécaires résidentiels occupent 65 % du portefeuille de crédit en 2006. Malgré le ralentissement observé dans le secteur de l'habitation, Desjardins maintient sa place prédominante.

  • Quant aux prêts à la consommation, sur cartes de crédit et autres prêts aux particuliers, ils terminent l'exercice 2006 avec un encours de 10,4 milliards de dollars, en hausse de 344,0 millions de dollars ou 3,4 %. Malgré cette croissance de l'encours et un travail inlassable sur le terrain réalisé par des personnes compétentes et dynamiques, notre part de marché a diminué dans ce secteur d'activité. Selon les premiers résultats recueillis à la fin de 2006, la MargeAtout, un produit qui permet à un propriétaire de tirer avantage de la valeur de sa résidence pour financer ses projets, pourrait bien faire renverser la tendance.

  • De nouveau cette année, nous avons su tirer notre épingle du jeu en ce qui concerne le financement au point de vente, dans les marchés de l'habitation, de l'automobile et des biens durables. Ainsi, les ventes de près de 4,0 milliards de dollars affiche une hausse exceptionnelle de 400 millions de dollars ou 9,1 %. Il y a cinq ans à peine, ce type de financement s'élevait à 1,7 milliard de dollars soit deux fois et demi de moins qu'en 2006 ! Cette situation montre à quel point les habitudes de consommation des membres ont changé et combien les stratégies mises en place ces dernières années pour répondre à cette nouvelle réalité ont été pertinentes.

  • Enfin les activités de paiement et de financement sur cartes de crédit dans les caisses et chez les marchands finissent également l'année sur une note positive avec un volume d'affaires de 34,9 milliards de dollars, une augmentation impressionnante de 38,5 % par rapport à 2005. Ces activités ont permis de réaliser un résultat d'exploitation de 141 millions de dollars.

Ces résultats traduisent toute la qualité des produits et des services offerts aux membres.

En matière de collecte d'épargne, nous aurons maintenant deux défis majeurs. D'une part, nous devrons nous assurer que les membres continuent de nous choisir comme partenaire financier privilégié. Je suis confiant que nous y arriverons quand on sait que Desjardins peut compter sur une équipe compétente, la plus importante de l'industrie.

D'autre part, un défi de taille nous attend : nous aurons à développer nos marchés en intéressant des personnes qui confient leurs avoirs à d'autres institutions financières, en tout ou en partie, à venir chez Desjardins. Cette réalité est encore plus criante dans la région de Montréal où la concurrence est extrêmement vive. Tout ça dans un seul but : conserver notre position de leader dans la gestion du patrimoine financier de nos membres.

Monsieur D'Amours vous présentait tantôt le Carrefour Desjardins où nous pourrons servir un autre marché prometteur. De telles actions, tout comme la conception de notre nouvelle plate-forme publicitaire, expriment notre ouverture face aux différences.

À ce chapitre, les résultats de l'étude sur l'image de Desjardins ont révélé un élément de taille, une surprise agréable en fait, puisque à la question « À quelle institution financière l'ouverture à la diversité culturelle s'applique-t-elle le plus ? », les personnes sondées ont répondu Desjardins dans 45 % des cas. À noter que la Banque Royale et la Banque Nationale sont nez à nez avec 16 % et 15 % respectivement.

Je profite ici de l'occasion pour mentionner que la nouvelle plate-forme publicitaire a permis à Desjardins de récolter la semaine dernière trois prix Créa, remis par le magazine Infopresse, en reconnaissance de l'excellence en création publicitaire.

Troisième champ d'action : les entreprises

Nul ne pouvait prédire l'essor que prendraient les centres financiers aux entreprises Desjardins, lors de leur création au milieu des années 1990. Le nouveau modèle d'affaires faisait appel à la concertation des caisses pour desservir les gens d'affaires quelle que soit l'envergure de leur entreprise. Pari plus que tenu si l'on en juge par la croissance de nos parts de marché et les taux de satisfaction présentés il y a quelques minutes !

Preuve qu'elle est toujours pertinente, la formule continue d'évoluer selon les besoins des entreprises et selon les suggestions du réseau. Et nous n'avons de cesse à la Fédération d'accompagner l'équipe d'experts au service des entreprises.

Souvenez-vous qu'à la demande du réseau, nous avons créé un marché porteur pour les entreprises, inexistant dans la structure de 2001. Depuis, nous avons entre autres assisté à la mise en place d'outils pour accompagner efficacement les directeurs de comptes, à la solidification du maillage avec la Caisse centrale Desjardins et Desjardins Capital de risque et à la mise sur pied de Prix d'excellence pour les entrepreneurs.

L'organisation de colloques à l'intention des entreprises commerciales et agricoles permet également de présenter les grandes priorités des entreprises. La dernière initiative du Marché des entreprises a été la mise en place du Centre d'affaires Moyenne entreprise Desjardins qui ouvrira ses portes, à Montréal, en mai prochain. Ce centre d'affaires assurera un appui à l'ensemble des centres financiers aux entreprises dans ce créneau. Il consolide encore davantage le groupe financier intégré de nature coopérative, avec la proximité de ressources de la Caisse centrale Desjardins, de Desjardins Capital de risque et de Valeurs mobilières Desjardins.

Ce travail collectif a permis à Desjardins de se hisser au premier rang des prêteurs aux entreprises au Québec. En effet, Desjardins appuie plus de PME que tout autre concurrent. Les progrès enregistrés sont sans aucun doute le fruit du travail constant réalisé par les caisses et leurs centres financiers aux entreprises Desjardins. L'offre de service complète et intégrée constitue aussi un atout de taille dans la réalisation des objectifs d'affaires. À ce chapitre, j'aimerais vous présenter quelques résultats du réseau des caisses au regard des services aux entreprises. Ainsi :

  • Les prêts commerciaux et industriels se chiffrent, à la fin de l'année 2006, à 11,6 milliards de dollars, en progression de 838,0 millions de dollars par rapport à l'année précédente ou 7,8 %. Si l'on combine ces résultats avec les prêts partagés avec la Caisse centrale Desjardins, c'est un encours de 11,8 milliards de dollars, une augmentation de 880,0 millions de dollars ou 8,1 % qu'il faut mettre en lumière.

  • Même situation du côté des prêts aux exploitations agricoles. Le statut précaire de certains agriculteurs, en raison des différentes crises qu'ils ont vécues notamment dans le marché du porc et du bœuf, ne s'est guère amélioré en 2006. Les prêts terminent pourtant l'année avec un encours de 4,8 milliards de dollars, en hausse de 178,0 millions de dollars ou 3,9 %. Lorsqu'on inclut les prêts partagés avec la Caisse centrale, l'encours se situe à 4,9 milliards de dollars. Comme nous l'avons fait dans le passé, nous continuerons d'être présents auprès des producteurs agricoles pour leur apporter notre appui.

Dans un autre ordre d'idées, en ce qui concerne l'avenir, le transfert d'entreprise demeure une priorité. À cet égard, un sondage effectué auprès des gens d'affaires par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante reconnaît que l'offre de Desjardins en matière de transfert d'entreprise, Continuum, est celle qui a la plus grande notoriété.

L'offre de Desjardins couvre non seulement l'accompagnement des entrepreneurs pour préparer et réaliser le transfert de leur PME mais aussi la gestion de leurs avoirs après ce transfert. Notre volonté est d'offrir à ces gens d'affaires le soutien nécessaire pour une transition harmonieuse vers cette nouvelle étape de leur vie.

Quatrième champ d'action : le commerce électronique et le développement technologique

Les solutions en ligne font tellement partie de notre quotidien qu'on en vient à oublier que le service AccèsD a été inauguré il y a 10 ans à peine. En 1996, quelque 8 millions de transactions avaient été réalisées par ce service. Aujourd'hui, elles atteignent presque les 600 millions. Une progression fulgurante ! Quelle preuve que nous savons répondre aux besoins des membres ! Et sans compromis avec la qualité! À preuve : les centres de contact avec la clientèle de la Fédération ont de nouveau reçu cette année la Certification COPC ou Customer Operation Performance Center. Trois fois en trois ans : une première mondiale pour une institution financière! Cette reconnaissance d'excellence permet à Desjardins d'être reconnu comme un leader sur l'échiquier mondial des centres de contacts avec la clientèle.

Les Services de cartes Desjardins ont, eux aussi, évolué de façon marquée depuis le début des années 2000. En jumelant les activités de cartes de crédit et de débit ainsi qu'en associant les activités de cartes de crédit à celles de financement, nous avons pris une bonne longueur d'avance sur les banques. Tant et si bien que nous accaparons aujourd'hui 50 % des parts de marché au Québec. Notre leadership se confirmera de nouveau avec l'avènement de la carte à puce, un projet d'envergure qui nécessitera des développements importants.

Rappelons-nous enfin les terminaux au point de vente et les guichets automatiques qui ont fait l'objet d'une importante mise à jour depuis quelques années. Soulignons d'ailleurs que Desjardins possède le plus important parc de guichets de toute l'industrie avec ses 2900 appareils.

Soucieux de parfaire son offre de produits, Services de paie et de ressources humaines Desjardins a annoncé, à l'automne 2006, l'acquisition des actifs canadiens de SIGMA-RH Solutions inc., une société québécoise du domaine de logiciels de gestion des ressources humaines.

À ces solutions de commerce électronique à l'intention des membres se sont ajoutés des défis technologiques d'une ampleur impressionnante pour nos équipes. Citons la conversion de notre plate-forme OS/2 à Windows, figurant au programme Évolution de l'infrastructure micro-informatique, mieux connu sous le nom de EIM. Un projet gigantesque, mené avec rigueur et professionnalisme. À ces travaux, se sont ajoutés des systèmes pour l'imagerie des chèques pour la compensation ainsi que des systèmes pour les services aux entreprises.

D'autres projets technologiques continueront d'exiger une attention marquée au cours des prochaines années. Je parle ici du projet GIRAB ou Gestion intégrée des risques et Accords de Bâle, pour lequel des travaux ont déjà été réalisés et auxquels chaque composante ainsi que le Fonds de sécurité ont contribué. Ces travaux sont d'ailleurs une étape essentielle dans notre démarche pour obtenir l'agrément des autorités réglementaires, exigé pour le début de l'année 2009.

Autre projet d'importance : le développement technologique nécessaire pour appuyer l'offre de service de la Fédération aux credit unions. Ce qui viendra appuyer nos efforts de développement au Canada, une autre orientation retenue dans notre plan stratégique 2006-2008.

Cinquième champ d'action : la qualité

Lancé en 2003, le Train de la qualité a permis jusqu'à maintenant de faire valoir l'importance de la qualité dans le réseau des caisses et de leurs centres ainsi qu'à la Fédération. Nous avons alors observé un taux de participation très élevé des employés et des dirigeants aux volets portant sur la sensibilisation et les bases d'excellence. Ce qui a contribué à combler, dès 2003, le retard que Desjardins accusait sur ses concurrents quant à la satisfaction des usagers.

Nous devons maintenant nous inscrire dans une démarche d'amélioration continue, élément clé pour atteindre les objectifs du plan stratégique 2006-2008.

Sixième champ d'action : les ressources humaines

Le plan des ressources humaines, élaboré dès les premiers jours de la nouvelle Fédération, a permis tant au réseau qu'à la Fédération de porter une attention particulière à ses forces vives : le personnel. La mise en place de programmes favorisant notamment l'équilibre vie-travail, la santé, le mieux-être tout comme la révision des conditions de travail font que Desjardins offre aujourd'hui un milieu de travail attrayant et stimulant. Un avantage certain quand on connaît les défis actuels posés par la pénurie de main-d'œuvre et le vieillissement de la population.

Le deuxième plan de ressources humaines, s'appliquant sur l'horizon 2006-2008, tient compte de cette donnée. Développer, conserver et attirer les talents font partie de ses orientations, tout comme l'appui aux grandes stratégies d'affaires et la mise en place de pratiques de gestion favorisant la mobilisation du personnel.

À ce chapitre, nous sommes sur la bonne voie ! En effet, selon le sondage réalisé en 2006 par la firme Hewitt, l'indice global de mobilisation du personnel de la Fédération est de 74 %, soit un point de plus que dans les entreprises du secteur financier canadien. Une étape importante pour Desjardins qui souhaite s'inscrire au palmarès des Employeurs de choix en 2008.

Tous ces champs d'action sont porteurs de défis stimulants dont celui, majeur, de tendre vers l'équilibre entre mobilisation du personnel et des dirigeants, satisfaction des membres ainsi que rendement suffisant et rassurant. Ce qui m'amène à vous présenter une des pointes de la performance globale et durable : les résultats financiers du réseau des caisses.

Les résultats financiers 2006 : des influences réciproques positives

Monsieur D'Amours vous a livré hier les résultats du Mouvement. À ce chapitre, le réseau des caisses y a apporté une contribution significative.

Ainsi, les excédents avant ristournes aux membres des caisses incluant la quote-part des filiales, sont sensiblement les mêmes que l'année précédente. Notons que les excédents de l'année 2006 incluent une hausse importante du retour de cotisations, du partage des excédents des unités d'affaires ainsi que des contributions additionnelles à l'effort de vente.

Voici donc les résultats financiers du réseau des caisses au 31 décembre 2006 :

  • Le revenu total s'établit à 3,9 milliards de dollars, en progression de 87 millions de dollars ou 2,2 % par rapport à 2005.

  • Le revenu net d'intérêt, incluant les résultats des filiales, totalise 3,2 milliards de dollars, en hausse de 172 millions de dollars ou 5,7 % depuis un an.

  • Les autres revenus clôturent l'année 2006 à 729 millions de dollars, en baisse de 85 millions de dollars ou 10,4 %.

  • Les provisions pour pertes sur créances, de 42 millions de dollars, comparativement à 24 millions de dollars en 2005, une hausse résultant de la croissance de nos activités de financement. Desjardins continue de présenter un excellent portefeuille de prêts avec un ratio de pertes sur créances d'à peine 5 cents par 100 dollars d'actif en 2006.

  • Les frais autres que d'intérêt totalisent 2,6 milliards de dollars, une augmentation de 76 millions de dollars ou 3,1 % par rapport à l'an dernier. L'ajout de personnel pour soutenir la croissance du volume d'affaires et l'indexation des salaires sont deux des facteurs qui justifient cette hausse.

Malgré ces résultats plus que probants, des efforts additionnels devront être consentis pour réaliser une performance financière suffisante et rassurante, basée sur le développement rentable des affaires et l'amélioration soutenue de la productivité, tel qu'énoncé dans le Plan stratégique Mouvement 2006-2008.

À l'échelle du Mouvement, l'amélioration de la productivité se traduit notamment par un programme de synergies, comme en a fait mention Monsieur D'Amours. Parmi les récentes initiatives prises à cet égard, mentionnons le transfert de propriété à Desjardins Sécurité financière de certains immeubles du Mouvement. Une opération complexe dont toutes les parties engagées ressortent gagnantes. Ces travaux se poursuivront en 2007 par la mise en place de services partagés notamment en ce qui concerne l'arrière-guichet des produits d'épargne et de placement de plusieurs composantes.

Du côté de la Fédération, l'effet positif des récentes initiatives sur nos résultats financiers du second semestre de 2006 a renforcé notre volonté d'agir vigoureusement en matière de productivité. Je vous rappelle que nous visons toujours, à la Fédération, un gain de productivité de 94 millions de dollars pour la période 2006-2008.

L'amélioration de la productivité, pour la Fédération, consiste aussi à fournir le bon service, au bon moment, de la bonne façon à un coût compétitif pour les caisses et leurs centres. La démarche entreprise s'articule autour de quatre objectifs principaux :

  • une gestion rigoureuse des coûts;
  • l'accroissement de l'autofinancement des services conseils;
  • l'optimisation des excédents des unités d'affaires de la Fédération;
  • l'amélioration de la reddition des comptes liée aux activités de la Fédération.

La Fédération compte atteindre ces objectifs en effectuant notamment un exercice de révision de l'allocation des ressources qui, comme son nom l'indique, permettra de cibler les efforts en fonction des priorités stratégiques du réseau. Cette démarche, conjuguée aux initiatives des caisses et des filiales, permettra d'améliorer à la fois la santé financière de la Fédération et la productivité du Mouvement.

Il est d'ailleurs bon de préciser que Desjardins n'est pas la seule entreprise à la recherche d'une plus grande productivité. Toutes les entreprises ont à relever ce défi. En tant qu'institution coopérative, Desjardins a cependant une longueur d'avance puisqu'il peut appeler à la mobilisation l'ensemble de ses composantes qui, comme nous venons de le voir, ont mis l'épaule à la roue en 2006 avec le résultat que l'on connaît : une remontée tangible de nos résultats financiers en deuxième moitié de l'année. La solidarité, valeur essentielle de notre modèle coopératif, a encore une fois contribué à la réussite de tous.

La distinction coopérative, l'action dans la continuité

Bien sûr, Desjardins se doit d'être - et est - une organisation performante pour les membres. Une coopérative est aussi une entreprise ! Le respect de nos membres nous dicte ce souci de la performance. Les membres nous confient l'administration et la gestion de leur coopérative et exigent que nous soyons à la hauteur de leurs attentes. Nous devons constamment mériter leur confiance et maintenir une situation financière permettant à la coopérative d'avoir les moyens de se capitaliser et de faire les investissements nécessaires à son développement.

Mais Desjardins, ce n'est pas qu'un bilan financier, un état comptable des résultats. Desjardins, c'est une association de personnes qui croient en la différence Desjardins, qui la vivent et veulent la partager.

Desjardins est un outil de solidarité, d'entraide et de développement. Les valeurs à la base de Desjardins sont des valeurs prometteuses, à la hauteur des aspirations de notre société et des jeunes qui sont notre avenir. Cette différence Desjardins est fondamentale. Elle est au cœur des motifs sur lesquels notre membership actuel et futur doit choisir Desjardins.

Car Desjardins est assurément une institution différente des autres. De fait, je me plais souvent à dire que cela fait partie de notre ADN.

L'an dernier, tout le Mouvement s'est mobilisé autour de l'orientation stratégique portant sur la distinction coopérative dans notre plan triennal. C'est dire l'importance accordée à la mise en valeur de cet avantage concurrentiel.

Voici une statistique intéressante. Selon le sondage sur l'image Desjardins, 71 % des membres sondés ont dit trouver avantageux pour eux que les caisses soient des coopératives. Ce pourcentage est de 54 % lorsque cette question est posée à un non-membre, soit plus de la moitié des personnes interrogées ! Pourquoi ne pas miser sur cette sympathie existante et les convaincre de choisir Desjardins, de profiter des avantages de faire partie d'un groupe financier fort et coopératif ?

Au cours des dernières années, nous avons mis sur pied des projets porteurs qui nous ont permis de faire évoluer notre vie associative. J'en cite cinq d'importance :

  • Actions jeunesse Desjardins, vaste chantier mis en place à la suite du XVIIIe congrès sur le Renouveau coopératif, à l'issue duquel les ristournes, les normes et les politiques ont également fait l'objet de profondes révisions.
  • L'Institut coopératif Desjardins, véritable université d'entreprise, école des valeurs de Desjardins qui jette un regard neuf sur ce que nous sommes.
  • La révision des rôles des instances démocratiques de la caisse effectuée lors du XIXe congrès des dirigeants élus.
  • Le programme Savoir-faire et gouvernance, qui a permis à plus de 4500 dirigeants de participer à près de 350 sessions de formation depuis ses débuts en 2005.
  • Plus récemment, l'utilisation de nouvelles technologies qui permet d'explorer de nouvelles avenues en matière de démocratie électronique.

La consultation demeure également un facteur déterminant dans la réussite de nos actions. Votre pouvoir d'influence s'exerce de façon très active. Nous sommes à votre écoute de façon constante pour nous assurer que les services qui vous sont rendus soient adaptés à votre réalité. Les groupes consultatifs, les assemblées des représentants, les rencontres régionales de même que nos rendez-vous annuels, à Monsieur D'Amours et à moi, dans chacune de vos régions, sont autant de moyens d'exprimer votre point de vue et d'influencer les orientations de la Fédération.

Un nouveau jalon a d'ailleurs été posé en 2006 car un plan d'action, partagé avec l'assemblée des représentants, prévoit la mise en place de certaines actions par la Fédération pour favoriser encore davantage l'animation, l'écoute et la consultation.

Remerciements sincères

Voilà qui met fin à mon tour d'horizon. Vous comprenez maintenant pourquoi je vous disais d'entrée de jeu que l'avenir semble prometteur.

Ce retour sur les réalisations des dernières années, les faits saillants financiers de 2006 et les défis qui nous attendent pour les prochaines années nous fait réaliser à quel point Desjardins sait rallier ses forces pour atteindre des objectifs et démontre toute la puissance du travail du réseau.

Nous avons des forces extraordinaires avec lesquelles nous pouvons construire un avenir exceptionnel. Desjardins, je l'ai toujours dit, ce sont des femmes et des hommes de passion. Cette passion, je la vis avec vous, pour nos membres. Comme vous, je bénéficie des richesses de notre passé, je suis fier de notre présent et mobilisé face à notre avenir. Comme vous, Desjardins est ma passion profonde.

À chacun des ambassadeurs de Desjardins que vous êtes, merci !

À vous, membres des conseils des représentants, dirigeants, gestionnaires, employés du réseau et de la Fédération ainsi que collègues des filiales, merci de votre ouverture au changement.

Merci également à des personnes qui me donnent un appui précieux, indispensable :

  • le président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Monsieur Alban D'Amours;

  • les membres du conseil d'administration qui défendent ardemment les intérêts des caisses et de leurs centres et, ultimement, ceux des membres;

  • les membres du comité de direction avec qui j'ai plaisir à travailler au quotidien. J'en profite pour souligner le départ en 2006 de monsieur Robert Marcotte, premier vice-président Finance et crédit. De même, je veux saluer messieurs Michel Latour et Pierre Tougas tous deux premiers vice-présidents, le premier pour la région du Centre et le deuxième pour les caisses populaires de l'Ontario, qui nous quittent. Je les remercie de leur dévouement et de nous avoir fait profiter de leur grande compétence. Du même souffle, je souhaite la bienvenue à leurs successeurs, messieurs Raynald Bisson et Alain-Michel Sékula qui occuperont des fonctions semblables pour la région du Centre et pour l'Ontario;

  • et, enfin, merci à vous, coopératrices et coopérateurs, merci d'être là et de faire de Desjardins le plus grand groupe financier intégré de nature coopérative au Canada, l'un des meilleurs au monde !

Conjuguer avoirs et êtres

Les grands prix Québécois de la qualité - Grand Prix 2007