Palais des congrès de Montréal, le 30 mars 2007
Chers actionnaires,
Membres du conseil d'administration,
Collègues du Mouvement Desjardins,
Comme vous le savez, Desjardins Capital de risque reçoit un mandat du conseil d'administration de Capital régional afin d'assurer la gestion de toutes ses activités, tant au chapitre des investissements que des placements.
Notre métier, c'est de faire du capital de risque, c'est-à-dire accompagner les entreprises dans leurs projets de croissance, d'acquisition, de fusion ou de transfert. Pour ce faire, nous nous appuyons sur une expertise de près de trente cinq ans dans le financement d'entreprises évoluant dans divers secteurs d'activité.
Notre équipe est déployée sur tout le territoire québécois, soit à travers 24 bureaux d'affaires, et très souvent aux côtés des centres financiers aux entreprises Desjardins.
Avec de telles assises et une appartenance à la grande famille Desjardins, Capital régional jouit d'une présence inégalée à travers tout le Québec et ce, depuis sa création en 2001.
Parce que vous, savez le métier de capital de risque en est un de proximité. Je peux vous en parler puisque je sillonne notre Québec depuis une vingtaine d'années maintenant. En plus de faire un métier qui me passionne, j'ai le privilège d'apporter une contribution au développement économique du Québec en maintenant des liens étroits avec les véritables moteurs de cette économie ; nos entrepreneurs.
Au Québec nous faisons face à trois grands défis soit:
Saviez-vous que 98 % des entreprises au Québec sont des PME ?
Saviez-vous que 60 à 70 % des dirigeants de PME prendront leur retraite d'ici les 10 prochaines années ?
Et finalement saviez-vous que près de 30 % de nos entreprises seront en situation de transfert de propriété d'ici 5 ans ?
Ces trois constats constituent des menaces certes, mais peuvent aussi entraîner des opportunités.
Dans tous ces cas nous, les investisseurs en capital de risque, pouvons intervenir et influencer de façon significative ces opportunités. Comment? C'est fort simple. En accompagnant les entrepreneurs et en insistant auprès d'eux pour que la transition soit bien préparée.
En tant qu'actionnaire de Capital régional, vous nous permettez de jouer ce rôle et contribuez activement à dynamiser l'économie du Québec. De quelle façon?
Voilà ce que votre investissement réalise concrètement. Je me permets de vous faire part de quelques exemples pour illustrer mon propos :
Avec l'appui des centres financiers aux entreprises et du solide réseau des caisses, l'action de Capital régional est concrète, positive et indéniable.
En effet, Desjardins est la seule institution financière, partout au Québec, à proposer une offre intégrée au bénéfice des entrepreneurs, comme en fait foi ce prochain témoignage. Un cas unique où un centre financier nous a présenté une entreprise qui souhaitait vendre et nous leur avons présenté un acquéreur potentiel.
Témoignage de Galenova
Un autre bel exemple est certainement celui de Fruits de Mer de l'Est du Québec. Résultat d'une étroite collaboration tant avec la caisse de la région qu'avec le centre financier, cette transaction démontre la volonté de Desjardins de tout mettre en œuvre afin d'être en mesure de dire oui à un entrepreneur plutôt que de lui dire non. Je vous laisse écouter le témoignage qui suit.
Témoignage de Pierre Côté, directeur Centre financier aux entreprises de Matane
Comme l'indiquait M. Morin il y a un instant, 417,5 M$ étaient engagés par la Société dans des entreprises et coopératives du Québec au 31 décembre 2006.
Le tableau qui s'affiche devant vous démontre la répartition de ces engagements dans les différentes régions du Québec depuis la création de la Société. De ce montant total, 127 M$ répartis dans 141 entreprises ont été autorisés ou réinvestis au cours de l'année 2006.
Bref, une année plus que jamais caractérisée par la synergie Desjardins et ce, au bénéfice des entrepreneurs. Le contexte économique qui a prévalu en 2006 aura malheureusement influencé négativement la valeur de l'action mais ne nous aura pas empêché d'atteindre nos objectifs
En effet, des pénalités très lourdes nous seraient imposées advenant le cas où ne pourrions atteindre les exigences dictées par la loi constitutive de Capital régional. À titre d'exemple, si nous avions raté de 5 M$ la règle du 60 % d'investissement dans des PME, on nous aurait imposé une pénalité de 10 %, soit 500 000 $.
D'autre part, si nous avions raté de 5 M$ la règle du 35 % dans les coopératives et régions ressources, on nous aurait imposé une pénalité de 20 %, soit 1 M$.
Au cours de 2007, nos équipes devront redoubler d'efforts à appuyer nos entrepreneurs afin de faire en sorte que nos entreprises en portefeuille connaissent une valorisation intéressante qui se reflète dans nos résultats. En effet, après avoir respecté les exigences de notre loi constitutive, nous devrons maintenant poursuivre notre travail en mettant l'accent sur la valorisation de nos entreprises en portefeuille.
Nous continuerons de travailler activement au développement économique du Québec tout comme nous le faisons depuis maintenant 5 ans.
Je souhaite d'ailleurs conclure mon intervention en remerciant sincèrement le conseil d'administration de Capital régional et coopératif Desjardins pour son appui constant et sa confiance.
Bonne fin de journée à tous.
Conjuguer avoirs et êtres
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