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Allocution de M. Alban D'Amours devant l'Association des manufacturiers et exportateurs du Québec

Montréal, le 19 octobre 2006

Mesdames,
Messieurs,

Merci de m'accueillir parmi vous aussi généreusement. Comme l'indique le titre annoncé de ma conférence, j'entends consacrer les quelques minutes que vous m'accordez ce midi aux défis de l'innovation et de la productivité.

Ce sont là des défis qui vous concernent au premier chef en tant que manufacturiers et exportateurs, tout comme ils interpellent aussi le Mouvement Desjardins.

C'est en fait l'ensemble de la collectivité québécoise qui doit aujourd'hui prendre la mesure de ces enjeux. Le sérieux avec lequel nous allons, collectivement, faire face au défi de la productivité aura un impact déterminant sur les perspectives de croissance économique pour les années et les décennies à venir ainsi que sur notre niveau de vie.

Une conjoncture qui appelle l'amélioration de la productivité

Pour l'instant, et à l'instar de plusieurs d'entre vous je n'en doute pas, c'est avec inquiétude que je vois évoluer la conjoncture économique. Alors que la croissance économique du Québec tirait déjà de l'arrière sur celle du Canada et des États-Unis en 2004 et 2005, le proche avenir ne s'annonce guère plus reluisant.

L'indice précurseur Desjardins, qui permet d'anticiper l'évolution de l'économie québécoise entre 3 et 6 mois d'avance, laisse entrevoir une timide progression pour la fin de cette année et le début de l'an prochain. L'ensemble des indicateurs connus nous permettent de prévoir que le PIB connaîtra en 2006 un taux de croissance de 1,5 % et qu'il oscillera autour de 1 % à peine l'an prochain. Ces seuils sont nettement inférieurs à ceux de l'économie canadienne dans son ensemble, pour laquelle on prévoit une croissance de 2,8 % en 2006 et de 2,4 % en 2007.

Le Québec, qui a expédié l'an dernier pour 58 milliards de dollars de biens et de services aux États-Unis - soit 81 % de ses exportations totales - est particulièrement exposé aux conséquences de la correction du marché immobilier au sud de notre frontière. L'effet de cette correction rend les consommateurs américains plus vulnérables et augmente le risque d'une récession aux États-Unis en 2007.

Pour vous les manufacturiers exportateurs, la possibilité que l'économie américaine soit engagée dans une période de ralentissement marqué n'est qu'un écueil de plus s'ajoutant à une longue liste.

Au cours des dernières années, les hausses des prix du pétrole et des matières premières, la remontée du dollar canadien, la hausse des taux d'intérêts, les manifestations renouvelées de protectionnisme américain - pensons au bois d'œuvre ou aux nouvelles exigences en matière de sécurité aux frontières - ainsi que la montée fulgurante de la concurrence issue des pays émergents ont entraîné plusieurs d'entre vous dans une véritable traversée du désert.

Il faut bien entendu prendre garde de ne pas se laisser aveugler ici par ce qui s'avère des facteurs conjoncturels plutôt que structurels. Par exemple, les variations des taux d'intérêts, qui sont par nature cycliques, ne sont pas à mettre sur le même pied que l'évolution de l'environnement concurrentiel entraînée par la montée en force de pays nouvellement intégrés à l'économie mondiale. Ce sont les tendances lourdes qui doivent avoir l'influence la plus déterminante sur les décisions que nous sommes appelés à prendre et dont les retombées s'échelonneront sur une longue période.

Il n'empêche qu'une combinaison de facteurs aux effets néfastes a fait en sorte que depuis 2002, près de 100 000 emplois ont été perdus dans le secteur manufacturier québécois. Le ralentissement anticipé de la consommation et celui déjà en cours de la construction aux États-Unis ne va certainement pas bonifier la situation au cours des prochains mois.

On se rend compte, dans un tel contexte particulièrement difficile, à quel point la productivité est un enjeu fondamental. À long terme, son renforcement constitue l'une des meilleures façons d'accroître notre capacité à faire face aux cycles baissiers ainsi qu'aux chocs imprévisibles.

Je suis bien entendu fort conscient du fait que pour plusieurs d'entre vous, les problèmes qui doivent être réglés de toute urgence et le mode de gestion de crise dans lequel vous vous trouvez ne créent pas, à l'heure où l'on se parle, un environnement propice aux investissements et aux plans de longue haleine. Des solutions à court terme doivent en effet être trouvées aux problèmes les plus pressants.

Mais l'amélioration continue de la productivité n'en doit pas moins, à plus long terme, s'élever jusqu'aux premiers échelons de la liste de nos priorités collectives.

Son importance est encore accrûe par le vieillissement de notre population - phénomène qui est plus accentué au Québec qu'il ne l'est au Canada et aux États-Unis. Notre capacité collective de créer de la richesse et de générer les revenus fiscaux suffisants pour le maintien des infrastructures et des services publics va graduellement reposer sur les épaules d'une population active en forte diminution. Sans hausse de productivité, ce sont tout à la fois la survie des entreprises, la croissance économique et la qualité de nos programmes sociaux qui seront sérieusement menacés.

Ce contexte démographique particulier nous enjoint également à porter attention à la pérennité des entreprises existantes. On sait en effet que dans la prochaine décennie, au moins 50 % des propriétaires de PME, approchant de la retraite, en seront rendus à une étape déterminante pour la survie de leur entreprise.

Parce que nous sommes conscients que dans la situation qui est la nôtre au Québec, nous ne pouvons pas nous payer le luxe de laisser se perdre le patrimoine économique de chacune des régions et parce que nous sommes aussi conscients du fait que les entrepreneurs ont besoin d'accompagnement pour bien réussir le transfert de leur entreprise, nous avons chez Desjardins mis au point un programme intégré, appelé Continuum. Nous serons donc là tout au long des années à venir pour aider les entrepreneurs à réaliser avec succès ce délicat processus.

La productivité : perceptions, définition, composantes

I - Un concept difficile à vendre

En raison de l'importance qu'il a pour chaque citoyen et chaque citoyenne du Québec, l'enjeu de la productivité doit aujourd'hui sortir du cercle fermé des associations de gens d'affaires, des conseillers spécialisés et des économistes. Nous devrons pour ce faire accroître nos efforts d'éducation et de vulgarisation.

Je conviendrai avec vous que le concept de productivité n'est pas le plus « sexy » qui soit pour intéresser le grand public. Il a aussi le handicap de traîner avec lui une connotation négative. Pour de nombreuses personnes, augmenter la productivité équivaut à augmenter la cadence du travail, indépendamment de la volonté des travailleurs, de leur sécurité ou de leur qualité de vie en emploi. D'autres ont le souvenir de mises à pied massives qui ont été faites dans le passé au nom de la productivité.

Contrairement à ces perceptions, le concept de productivité recouvre en fait une réalité beaucoup plus vaste, beaucoup plus stratégique et beaucoup plus mobilisatrice et les efforts à accomplir à ce chapitre ne reposent pas seulement sur les épaules des travailleurs.

L'objectif que nous devons nous donner collectivement en cette matière, c'est celui de travailler toujours mieux, toujours plus intelligemment, pas celui de travailler toujours plus. À cet égard toutefois, il m'apparaît clair que les retraites trop hâtives seront de plus en plus difficilement compatibles avec la diminution de la population active entraînée par le vieillissement de la population.

II - Une mesure d'efficience

La productivité mesure en fait l'efficience avec laquelle la main-d'œuvre, le capital, les ressources et les idées sont combinés au sein de la production.

Une augmentation importante de productivité peut se répercuter positivement sur la croissance des salaires et du pouvoir d'achat des travailleurs, sur la rentabilité des entreprises et leur capacité d'investissement, de même que sur les recettes fiscales de l'État et la souplesse dont nous bénéficions en matière de choix collectifs.

Une augmentation importante et durable de productivité permet en outre à la croissance économique de connaître des gains plus importants sans danger d'inflation et de hausse des taux d'intérêts.

En cette matière, c'est notre position relative vis-à-vis de nos compétiteurs qui est importante. Pour effectuer les comparaisons, on utilise le concept plus spécifique de productivité du travail, qui calcule la quantité de richesse produite par une économie donnée - le PIB - pour chaque heure travaillée.

Selon les chiffres compilés par le ministère des Finances du Québec, la productivité du travail, au Québec, est inférieure de 10 % à celle de l'Ontario et de près de 20 % à celle des États-Unis. Plutôt que de rétrécir, l'écart s'est même creusé au cours des dernières années.

Nous ne saurions laisser la situation continuer à se détériorer sans que cela ne compromette le développement de nombreuses entreprises et atténue les perspectives de croissance économique pour l'avenir.

Heureusement, des leviers sont à notre portée et nous pouvons y concentrer nos efforts pour renverser la tendance.

Trois grandes catégories de facteurs sont de nature à faire croître la productivité : la qualité des équipements et de la technologie employés dans la production; la qualité de la main-d'œuvre; et finalement l'efficacité de l'organisation du travail.

Des leviers à notre portée

I - Accroître l'investissement

Parmi les raisons qui expliquent le retard pris par le Québec en matière de productivité du travail, il y a le fait que nous avons moins investi que nos voisins en machinerie, en matériel, ainsi que dans les technologies de l'information et des communications.

Depuis une quinzaine d'années, le taux d'investissement en machines et matériel, calculé en pourcentage du PIB, a été au Québec de 0,6 % inférieur à celui de l'Ontario et de 1,5 % inférieur à celui des États-Unis.

Un dollar canadien déprécié vis-à-vis le dollar américain a longtemps maintenu de façon artificielle la compétitivité de nos produits aux États-Unis, ajournant ainsi nombre de projets d'investissements.

L'économie québécoise repose en outre sur une plus grande proportion de petites entreprises, qui sont moins productives que les plus grandes parce qu'elles n'ont pas accès aux mêmes économies d'échelle.

Bien que la remarque ne vaille pas que pour le Québec, on peut aussi s'interroger sur l'effet d'inhibition exercé par les attentes des marchés financiers, qui se font toujours pressantes et à court terme, sur des décisions d'investissements qui doivent quant à elles s'incarner dans une vision de long terme. L'appétit des investisseurs pour des profits et des rendements élevés trimestre après trimestre n'exerce-t-il pas un effet de rétention sur l'investissement ?

Je doute personnellement que la dynamique intrinsèque du marché soit en mesure à elle seule de faire naître les bonnes décisions en matière d'investissement. Le marché n'est pas parfait et n'a pas réponse à tout. Considérant en outre la petite taille de l'économie québécoise au sein du marché planétaire ainsi que sa forte dépendance à l'égard des exportations, des interventions concertées impliquant les gouvernements et un usage avisé de la fiscalité sont à mon avis nécessaires.

En cette matière, on peut certes déplorer l'effet pernicieux exercé encore aujourd'hui par l'imposition de la taxe sur le capital. Rappelons que cette taxe a été introduite dans les années 80 par les gouvernements fédéral et provinciaux qui étaient aux prises avec des déficits imposants et qui désiraient alors s'assurer des revenus plus réguliers, indépendamment des variations de la conjoncture économique.

Le gouvernement fédéral a procédé en 2006 à l'abolition de la taxe sur le capital. Plusieurs provinces l'ont aussi déjà fait ou encore ont planifié son abolition progressive dans les années à venir. Le gouvernement du Québec demeure aujourd'hui l'un des seuls à ne pas s'être engagé en ce sens.

Il serait dommageable que nous persistions ainsi au Québec à faire reposer l'assurance de recettes fiscales adéquates sur des prélèvements qui freinent ce dont nous avons besoin de toute urgence : l'investissement productif.

Dans un contexte où le capital est par ailleurs très mobile et où l'avantage que nous conférait un dollar faible s'est évanoui, nous devons veiller à ce que le fardeau fiscal des entreprises ne décourage pas l'investissement, tant local qu'étranger, ainsi que le réinvestissement par les entreprises déjà établies chez nous.

II - Accroître la qualité de notre main-d'œuvre

Le second levier sur lequel nous devons travailler est celui de l'optimisation des compétences, des habiletés et de la créativité de notre main-d'œuvre.

On n'insistera jamais assez à ce sujet sur l'importance primordiale de notre système d'éducation.

Les niveaux primaire et secondaire sont d'abord essentiels pour l'acquisition de compétences en apprentissage permanent qui, dans un contexte de développement technologique continu, seront sollicitées tout au long du parcours professionnel des individus.

Parce que les générations à venir devront être particulièrement productives et innovatrices, parce que le sort du plus grand nombre reposera bientôt sur une population active moins nombreuse, nous ne pourrons tolérer que l'analphabétisme et le décrochage scolaire demeurent aussi importants qu'ils le sont encore aujourd'hui.

Nous avons par ailleurs besoin de diplômés du Collège et de l'Université qui, tout en étant polyvalents, maîtrisent une ou plusieurs spécialités. Nous avons besoin de diplômés qui, après avoir été en contact régulier avec de nouveaux concepts, de nouvelles façons de faire et avec les plus récentes technologies, seront en mesure d'effectuer le transfert des connaissances vers les entreprises dont ils rejoindront les rangs sur le marché du travail.

Notre réseau universitaire souffre actuellement d'un problème aigu de sous-financement. Le gel des frais de scolarité, qui dure depuis le milieu des années 90 au Québec, occasionne aujourd'hui un manque à gagner de plusieurs centaines de millions de dollars par année.

Il faudra, impérativement, sortir de ce cul-de-sac si nous souhaitons préserver à long terme la qualité de l'enseignement supérieur et de la recherche, si essentiels à notre capacité collective d'innovation. Cela tout en protégeant l'accessibilité à l'éducation.

C'est finalement en entreprise que se complète aujourd'hui la formation de base dispensée par le système scolaire. Le progrès technologique et l'évolution des méthodes étant désormais continuels, les travailleurs doivent recevoir, régulièrement, la formation et l'entraînement requis pour donner leur pleine mesure.

Cela s'avère d'autant plus important pour chaque entreprise avec le bas taux de chômage que nous connaissons et alors que le nombre de nouveaux arrivants sur le marché du travail ne parviendra bientôt plus à compenser pour tous ceux qui prendront leur retraite.

Dans la mesure où il n'y a pas ou très peu de nouvelle main-d'œuvre disponible, les employeurs ont de moins en moins le choix de former en continu les employés déjà à leur emploi. C'est non seulement la productivité, mais la pérennité même des entreprises qui en dépend.

III - Améliorer l'organisation du travail ainsi que les conditions favorisant l'innovation

Le troisième grand levier sur lequel nous devons travailler pour accroître la productivité touche plus spécifiquement l'organisation du travail et le déploiement de l'innovation.

Ce n'est pas tout d'acquérir de nouveaux équipements et d'introduire de nouvelles technologies. Ce n'est pas tout de développer en continu les connaissances et les compétences des employés. Il faut aussi régulièrement améliorer et modifier au besoin les façons de faire pour que des employés plus qualifiés fassent une utilisation optimale de l'ensemble des ressources à leur disposition.

La vaste organisation qu'est Desjardins est elle-même engagée depuis plusieurs années dans une quête accélérée de plus grande efficacité organisationnelle, dans le but d'améliorer la productivité. Transformation du réseau de distribution, regroupement des organismes de soutien des caisses, synergies opérationnelles et financières ont ainsi été au menu des dernières années. Une conjoncture financière moins favorable depuis quelques mois nous pousse d'ailleurs à redoubler d'ardeur à ce sujet.

C'est donc par l'innovation dans les procédés et l'organisation du travail que l'on peut arriver à conjuguer toujours plus efficacement le capital humain et le capital physique. Cela se fera d'autant mieux que l'on se préoccupera également de la qualité de vie au travail, de la santé et du mieux-être des employés.

Tous ces efforts doivent en même temps nous ouvrir sur les nouvelles avenues à emprunter pour réussir dans un monde global. En plus de chercher à mieux faire ce que nous faisons déjà, nous devons aussi demeurer actifs dans le développement de nouveaux marchés et explorer de nouveaux modèles d'affaires qui, en complément à nos gains de productivité, sauront nous aider à obtenir du succès.

À ce chapitre précisément, de nombreuses entreprises se démarquent déjà de la concurrence par des efforts originaux dans la différentiation de leurs produits et une meilleure gestion des commandes et de la livraison.

L'importance de la recherche

Dans la perspective où l'innovation doit jouer dorénavant un rôle moteur, nous ne pouvons au Québec faire l'économie d'une solide vision en matière de recherche et développement. Je pense ici autant à ce qui se fait dans le milieu universitaire qu'à ce qui se fait en entreprise, de même qu'aux passerelles entre les deux que nous devrons apprendre à multiplier encore.

Le domaine de la recherche et du développement demande de la perspective et du financement à long terme. Il exige aussi patience et longueur de temps avant que des résultats et des succès commerciaux émergent.

Nos gouvernements doivent envoyer des signaux clairs quant à l'importance qu'ils accordent aujourd'hui à la recherche et inscrire leur contribution en ce domaine dans une vision de long terme.

Sur ce plan, ce n'est pas seulement vis-à-vis les États-Unis que nous accusons un important retard. Des pays comme l'Inde et la Chine ont consenti des efforts gigantesques ces dernières années, tant dans la formation avancée des chercheurs que dans les dépenses en recherche et développement.

Ces pays sont en train de devenir de grandes forces sur le plan du savoir et ce sont de plus en plus les secteurs techniquement avancés qui auront à composer avec les biens et les services provenant de Chine, d'Inde ou d'ailleurs.

Il est absolument capital que nous entretenions chez nous un noyau dur de centres de recherche capables d'attirer et de retenir ici une main-d'œuvre hautement qualifiée qui saura à son tour, par son expertise et sa renommée, attirer les nouveaux investissements.

Nous sommes fiers chez Desjardins de la contribution que nous apportons à de jeunes entreprises en développement dans lesquelles nous investissons du capital de risque et à l'équipe de gestion desquelles nous joignons notre propre expertise.

Depuis le début de la décennie 90, notre filiale Desjardins Capital de risque a accompagné de la sorte autour de 70 jeunes entreprises actives dans les domaines plus spécialisés des sciences de la santé, des technologies de l'information et des télécommunications. Ce sont autant d'entreprises qui innovent, qui inventent et qui mettent en marché ces inventions.

Après 7 ou 8 ans de partenariat avec Desjardins, plusieurs d'entre elles ont aujourd'hui pris leur envol, sont devenues des entreprises publiques et comptent plusieurs centaines d'employés.

Conclusion

En conclusion, toutes ces considérations sur l'innovation et la productivité nous rappellent l'obligation que nous avons de planifier à long terme, tant au sein de nos entreprises que dans les différentes officines gouvernementales.

Je veux aussi vous assurer de la ferme intention de Desjardins de faire sa part pour aider le Québec à relever le défi de la productivité.

Nos 56 centres financiers aux entreprises, alliés à la Caisse centrale Desjardins, seront là notamment pour financer les investissements et appuyer les entrepreneurs dans leurs efforts de commercialisation, ici et ailleurs. Nous continuerons aussi à nous impliquer dans le capital de risque, à la fois dans les secteurs spécialisés de la nouvelle économie et dans chacune des régions du Québec.

Serons-nous, tous ensemble, à la hauteur du formidable défi collectif qui nous attend ? J'ai personnellement confiance en nos capacités.

Rappelons-nous par exemple qu'au cours des dernières années, les prises de position répétées et insistantes de plusieurs intervenants ont fini par convaincre nos gouvernements de s'attaquer sérieusement au problème de la dette publique. Cela alors que rien n'était gagné au départ. Nous pouvons espérer pareil retournement en ce qui concerne l'enjeu de la productivité.

Dès maintenant, par nos attitudes et nos actions, nous pouvons contribuer à hâter ce retournement. Nous pouvons nous faire les acteurs d'une large mobilisation pour l'amélioration de la productivité du travail au Québec.

Conjuguer avoirs et êtres

Les grands prix Québécois de la qualité - Grand Prix 2007