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Allocution de M. Alban D'Amours devant les membres de l'Institut mondial des caisses d'épargne

Kuala Lumpur, Malaisie – 21 septembre 2006

Monsieur le Président,
Chers collègues,

Je veux d'abord remercier les organisateurs de cet événement pour leur invitation. Je suis très honoré d'avoir ainsi l'occasion de m'adresser à votre prestigieuse assemblée.

J'avoue d'ailleurs que l'invitation m'a un peu surpris puisque comme vous le savez, le Mouvement Desjardins n'est pas une caisse d'épargne au sens strict. En y regardant de plus près cependant, j'ai vite constaté que les similitudes sont nombreuses entre nos organisations respectives.

Desjardins, le réseau coopératif que je dirige, est une « institution financière universelle », mais ses activités n'en sont pas moins, à l'exemple des vôtres, centrées principalement sur les services aux particuliers ainsi qu'aux petites et moyennes entreprises.

Nos missions d'entreprise ainsi que les valeurs qui nous animent sont également proches parentes. Toutes empreintes d'humanisme, elles font généralement une large place au mieux-être des collectivités locales. Je note d'ailleurs que quelques-uns de vos membres sont, à l'instar de Desjardins, des coopératives.

C'est au tout début du XXe siècle que notre fondateur, Alphonse Desjardins, a créé les premières caisses qui portent aujourd'hui son nom. À une époque que l'on pourrait qualifier « d'âge d'or du prêt usuraire », M. Desjardins s'est fait le promoteur convaincant de l'épargne. C'est l'accumulation de cette dernière qui allait permettre à l'ensemble de la population du Québec d'avoir accès au crédit à des conditions acceptables et de pouvoir compter sur ce qui allait devenir un formidable levier pour le développement local et régional. Le Mouvement Desjardins est aujourd'hui la 6e institution financière en importance au Canada.

Bien que les enjeux globaux et les problèmes concrets vécus par les individus aient beaucoup évolué au cours des dernières décennies, nous continuons toujours fondamentalement, au sein du Mouvement Desjardins, à mettre l'argent au service des personnes et des collectivités.

La globalisation source de nouveaux défis

Cela dit, la globalisation des marchés et la concentration croissante que l'on observe dans l'industrie des services financiers exercent aujourd'hui de fortes pressions sur nos organisations respectives.

Pour nous tous ici présents, le défi est double. Nous devons d'abord assurer le développement et la pérennité de nos institutions par une adaptation réussie aux nouvelles conditions de notre environnement. Nous devons en outre trouver les façons les plus appropriées de remplir notre mission, de répondre avec pertinence aux besoins inédits qui émergent dans ce nouveau monde globalisé.

J'entends vous faire part, sommairement il va sans dire, de la réponse de Desjardins à ces enjeux. Mon propos n'a pas d'autre prétention.

Si la globalisation est riche de nouvelles possibilités en termes de développement de marché – je veux d'ailleurs vous dire à ce sujet que Desjardins saisit lui-même l'occasion en élargissant significativement sa sphère d'activités et d'influence au Canada – le nouveau contexte économique a aussi pour effet de multiplier les écueils.

Nos marges bénéficiaires, nos pratiques tarifaires, la disponibilité du capital, la configuration de nos réseaux de distribution et même notre gouvernance se trouvent aujourd'hui questionnées et fragilisées. Cela est d'autant plus préoccupant pour des entreprises telles que les nôtres car c'est notre capacité à réaliser une large part de notre mission et à exprimer nos valeurs qui s'en trouvent ainsi interpellées.

Les 5 millions de membres de caisses Desjardins, par exemple – ce qui correspond, au Québec, à une proportion de près de 5 personnes sur 7 – ne font pas affaire avec celles-ci pour la seule raison qu'ils en partagent les valeurs coopératives et sociales. Ils le font aussi, et c'est peut-être même leur principale motivation, parce que les produits et services qu'ils y trouvent sont de qualité et qu'ils leur sont offerts à un prix compétitif. Nous devons donc veiller à maintenir ces conditions.

La réponse de Desjardins aux enjeux du marché global

Conjuguer autonomie locale et solidarité du réseau

Chez Desjardins comme dans beaucoup de réseaux coopératifs, la clef du succès a certainement été de réussir à conjuguer le maintien de l'enracinement de chacune des caisses sur son territoire avec une solidarité réseau qui se traduit par la mise en commun d'un large éventail de ressources.

Sans sacrifier aucun des liens étroits avec la base, et tout en ménageant une réelle marge d'autonomie pour chacune des caisses, nous nous sommes ainsi dotés des moyens qui nous permettent de bénéficier de toute la force du groupe pour mieux affronter la concurrence.

Toutes nos caisses et nos filiales partagent aujourd'hui les mêmes marques de commerce, les mêmes règles de saine gestion financière ainsi que des standards de qualité communs. Il existe en outre depuis longtemps des mécanismes de solidarité financière qui lient nos composantes les unes aux autres.

Cela fait plusieurs décennies que Desjardins fonctionne en réseau, tout comme un bon nombre d'organisations coopératives d'Asie et d'Europe. Mais la pratique est moins répandue dans les pays anglo-saxons, notamment les États-Unis et le Canada anglais.

C'est dans ce contexte et pour contribuer au renforcement du mouvement coopératif financier au Canada que nous avons récemment entrepris de traduire vers l'anglais toutes nos applications informatiques. Nous sommes ainsi en mesure d'offrir aux credit unions un partenariat, d'abord technologique, grâce auquel celles qui le voudront pourront avoir accès à un réseau, cela tout en préservant leur autonomie.

Des investissements récurrents dans la modernisation des outils à notre disposition

Nous sommes en outre conscients que pour demeurer dans le peloton de tête des institutions financières actives dans notre marché, nous devons régulièrement perfectionner les moyens permettant de servir nos membres le plus efficacement et au meilleur coût possible. Les efforts du réseau Desjardins en matière de technologies de l'information, qui s'inscrivent dans cette perspective, ont ici encore une histoire de plusieurs décennies.

Dès 1970, le Mouvement des caisses Desjardins investissait dans l'interconnectivité technologique de toutes ses caisses, ce que nous appelions alors « l'intercaisse ». Il faisait à ce moment figure de pionnier au Canada.

Puis sont venues les solutions électroniques tels les guichets automatiques, les services Internet disponibles à distance et en tout temps, ainsi que la mise sur pied de centres d'appels qui obtiennent aujourd'hui la certification COPC, pour « Consumer Operations Performance Center Inc. ».

Tous ces développements ont permis que 90 % des transactions réalisées par nos membres soient aujourd'hui automatisées.

Une recherche continue d'efficience

Des efforts importants sont également déployés pour améliorer en continu l'efficacité de notre organisation. C'est notamment pour être en mesure d'accroître notre vitesse de réaction aux changements qui interviennent dans notre environnement, accroître aussi notre cohérence d'ensemble, cela tout en réduisant de façon importante nos coûts d'exploitation, que nos instances démocratiques ont décidé, en 2001, de modifier en profondeur la structure de notre Mouvement.

Desjardins est ainsi passé d'une organisation à trois niveaux à une organisation à deux niveaux. Les 11 fédérations régionales de même que la Confédération nationale ont alors été fusionnées en une seule entité, aujourd'hui au service de toutes les caisses.

Non seulement les résultats consécutifs à cette transformation n'ont-ils pas tardé à se faire sentir, mais cela a aussi ouvert la porte à de nouvelles possibilités de synergies financières que notre réseau, incluant ses sociétés filiales, s'affaire aujourd'hui à réaliser.

Grâce à cette recherche continue de plus grande efficience, Desjardins a obtenu ces dernières années un rendement des capitaux propres se comparant honorablement à celui des meilleures banques canadiennes.

Alors que la conjoncture se fait moins favorable, nous savons cependant que nous devrons fournir un surcroît d'efforts dans les mois et les années à venir pour maintenir notre performance à ce niveau.

Une rentabilité que nous voulons « suffisante et rassurante »

Nous cherchons à réaliser un rendement du capital qui se situe à l'intérieur d'une fourchette de 12 % à 15 %. À ce niveau, nous qualifions notre rentabilité de « suffisante et rassurante » – suffisante pour supporter le développement des affaires et assurer la pérennité de l'entreprise et rassurante pour nos épargnants ainsi que pour ceux qui font métier de nous évaluer.

En évitant de nous laisser entraîner dans une course au rendement ne souffrant aucune limite, nous nous assurons ainsi que nos stratégies commerciales n'en viennent pas à compromettre notre mission de service. Et nous nous ménageons l'espace nécessaire pour exprimer de façon tangible notre distinction coopérative.

Assurer l'accès à tous aux services financiers

À ce chapitre, nous sommes par exemple déterminés à servir toute la population, peu importe son niveau de richesse.

Il faut savoir que même en Amérique du Nord, il y a encore des gens et des entreprises qui n'ont pas accès au crédit. Le phénomène est en partie lié au fait que les petits prêts sont à toute fin pratique disparus de l'offre de services financiers étant donné les coûts administratifs proportionnellement trop élevés qui leur sont associés.

Pour servir la partie de la population qui souffre de cette situation, Desjardins a, de concert avec des intervenants spécialisés, développé une offre originale de microcrédit.

Au-delà de l'offre universelle de produits de base en épargne et en crédit, nous nous démarquons également en offrant aussi très largement et sans discrimination des produits plus complexes, par exemple des véhicules d'épargne dont le potentiel de rendement est lié aux indices boursiers.

Les petites et moyennes entreprises peuvent quant à elles avoir accès à des produits de trésorerie spécialisés ou au service de cambistes, habituellement offerts aux entreprises bénéficiant de moyens plus importants.

Récemment, notre grand congrès d'orientation décidait de maintenir à 5 dollars la part sociale que doit payer chacun de nos membres parce que pour certaines personnes, 5 dollars c'est significatif. Ce montant n'a pas changé depuis la fondation de la première caisse en 1900.

Cela nous permet de maintenir une base de plus de 5 millions de membres-propriétaires. Chacun d'eux obtient annuellement, sous forme de ristournes, sa quote-part des excédents réalisés par sa coopérative. Cette quote-part est calculée sur la base du volume d'affaires maintenu par le membre avec sa caisse.

Au cours des 3 dernières années, c'est un total de 1,2 milliard de dollars qui ont été retournés aux membres sous forme de ristournes individuelles. Quelque 153 millions de dollars ont par ailleurs ont redistribués à des institutions collectives au cours des mêmes années. Une moyenne de 46 % des excédents a ainsi été partagée avec les membres et les collectivités.

Assurer l'accès aux services financiers sur tout le territoire

La grande accessibilité géographique de Desjardins constitue un autre de ses principaux éléments distinctifs. Dans plus de 400 localités québécoises éloignées des grands centres, la caisse Desjardins est la seule institution financière présente physiquement.

Sur son marché traditionnel, le Québec, Desjardins détient à lui seul 57 % des points de service de l'industrie bancaire.

Cette large présence sur le territoire constitue une rassurante garantie d'accès aux services financiers. Il faut ici savoir que le gouvernement canadien hésite toujours à permettre aux grandes banques commerciales de fusionner entre elles. La tendance mondiale en cette matière étant ce qu'elle est, nous pouvons estimer que ce n'est qu'une question de temps avant que la réglementation ne soit modifiée à cet égard.

Pour garantir l'accessibilité aux services financiers requis par les populations des différentes régions, là où les concurrents bancaires seront tentés d'abandonner le service ou encore là où les lois sur la concurrence les forceront à abandonner des parts de marché, le législateur pourra alors compter sur la présence des caisses Desjardins et des credit unions.

La formule coopérative peut donc être vue comme un élément de sécurité non négligeable pour des populations et des gouvernements souvent déstabilisés par les excès d'une mondialisation mal contrôlée. Cela est d'autant plus vrai qu'en vertu de sa nature coopérative et tel que reconnu dans nos lois, Desjardins représente un patrimoine collectif inaliénable.

Nous avons d'ailleurs fait la preuve du sérieux de nos prétentions en matière de préservation de l'accès aux services financiers lorsque nous nous sommes portés acquéreurs d'un organisme de collecte d'épargne gouvernemental : la Caisse d'épargne de la Province de l'Ontario.

Nous avons depuis transformé cette institution en coopérative de services financiers, avons converti ses clients en membres et nous y investissons toujours des sommes importantes pour en moderniser les infrastructures technologiques et en diversifier l'offre de service. Cela tout en maintenant en opération l'ensemble de ses points de services, y compris ceux situés en région éloignée.

Enfin, Desjardins partage depuis longtemps son savoir-faire avec les populations des économies en émergence, lui qui, dès 1970, créait Développement International Desjardins.

Au cours des 35 dernières années, nous avons ainsi épaulé des organisations d'une cinquantaine de pays d'Afrique, d'Amérique latine, des Antilles, d'Asie, ainsi que d'Europe centrale et de l'Est dans leurs efforts visant à assurer à leur population l'accès à des services financiers fiables et dispensés équitablement.

Une gouvernance coopérative

La gouvernance de Desjardins est une autre façon par laquelle s'exprime son identité coopérative. Parce qu'on y fait une large place à l'écoute et à la participation, cela garantit une adéquation optimale entre les orientations de notre Mouvement et les besoins des membres et de leurs collectivités.

C'est dans cette optique que nous multiplions les efforts pour stimuler la participation des membres à la vie de leur coopérative locale, aidés en cela par les nouvelles technologies qui permettent aujourd'hui l'expression de nouvelles formes de « démocratie électronique ».

Nous avons également des instances et des forums qui soutiennent la participation des représentants des caisses à la vie du Mouvement et à la définition de ses grandes orientations. Les élus des caisses réunis en assemblée des représentants exercent par exemple un pouvoir d'orientation décisionnel sur un grand nombre de dossiers stratégiques, au premier titre la définition de nos plans stratégiques triennaux.

Après que nous leur ayons présenté une juste lecture de l'environnement et des enjeux, de même que des scénarios économiques et financiers étoffés, ils décident ainsi collectivement des orientations à privilégier, non seulement pour les caisses mais pour tout le Mouvement Desjardins.

Tant au niveau des instances locales qu'à celles du Mouvement, nous nous efforçons en outre de favoriser une juste représentation de nos diverses catégories de membres parmi les élus. Des considérations géographiques ainsi que socio-démographiques sont ainsi prises en compte.

Des outils de capitalisation adaptés

Le Mouvement Desjardins a par ailleurs toujours résisté à l'idée d'entrer en bourse, essentiellement pour éviter la confusion des missions entre le service aux membres et la rémunération des actionnaires. Afin d'obtenir le capital requis pour soutenir notre développement, nous avons dû et devons continuer à faire preuve de créativité.

Nous avons au fil du temps mis au point et offert à nos membres des parts permanentes. Nous procédons sur les marchés à l'émission de titres de dette subordonnée admissibles au capital et nous offrirons à nos membres, à compter de l'an prochain, la possibilité de recevoir des ristournes sous formes de parts. Ces parts de ristournes généreront un rendement pour leurs détenteurs, tout en contribuant à la capitalisation des caisses.

La grande qualité de notre capital nous aide à conserver d'excellentes cotes de crédit, comparables à celles qu'obtiennent les meilleures banques commerciales du Canada.

Bien qu'il s'agisse pour nous d'un choix volontaire, nous travaillons activement à mettre en place tous les mécanismes qui vont nous permettre de satisfaire aux standards les plus exigeants du Nouvel accord de Bâle.

Un engagement envers le développement durable

Je remarque finalement que le thème de votre congrès prend soin d'introduire la notion de développement durable. C'est aussi une préoccupation qui est chère à Desjardins. Nos réseaux respectifs, étroitement liés au devenir des collectivités qu'ils servent, ont incontestablement tout à gagner à ce que ces dernières soient engagées dans une dynamique de développement durable.

Si l'équilibre de l'économique et du social fait depuis longtemps parti des préoccupations du Mouvement Desjardins, le développement accéléré de l'activité humaine et son impact sur les écosystèmes nous incitent aujourd'hui à tenir compte de cette autre dimension du développement durable qu'est la protection de l'environnement.

Nous nous sommes à cette fin dotés d'une politique qui cible l'ensemble de nos composantes et de nos parties prenantes, que ce soient les employés, les syndicats, les fournisseurs, les membres, les clients ou les collectivités que nous servons.

À titre d'exemple, nous avons lancé le « Défi papier Desjardins », qui mobilise aujourd'hui nos 39 000 employés et gestionnaires et nos 7660 dirigeants élus dans le but de réduire d'un minimum de 15 % d'ici 2008 notre consommation de papier à imprimante et à photocopieur et d'accroître d'autant l'usage de papier recyclé. Nous nous assurons également de financer les technologies vertes que nos membres entreprises souhaitent implanter.

Nous nous sommes engagés à produire un rapport triennal pour rendre compte des résultats de l'ensemble des initiatives que nous mettons graduellement de l'avant en matière de développement durable.

Conclusion – Le coopératisme et la banque de proximité : des formules d'avenir

En conclusion, je me permettrai de citer un homme politique français, M. Alain Juppé, qui en entrevue récemment dans un quotidien québécois, affirmait et je cite :

« La mondialisation a souvent bon dos. Elle est devenue un prétexte pour dire qu'on n'y peut rien et que les choses sont comme elles sont. Je ne crois pas que ce soit vrai. »

Comme M. Juppé, je crois que nous avons tous les leviers pour nous adapter à ce contexte nouveau et continuer à influencer le cours des choses. Je crois fermement que les « banques de détail » et les coopératives ont un rôle collectif tout à fait constructif à jouer à ce chapitre.

À l'heure des prises de contrôle hostiles, des délocalisations, des rationalisations et de la multiplication des événements qui mettent à mal l'équilibre interne des collectivités, les institutions de proximité représentent certainement une planche de salut car leur présence permet aux populations de conserver un certain contrôle sur leur devenir.

Je ne veux pas ici laisser entendre que la globalisation des marchés soit essentiellement source de malheur; seulement qu'il est sain de conserver une pluralité d'options permettant de concrétiser les aspirations les plus chères des individus dans leurs milieux de vie.

Les personnes que nous servons doivent conserver la possibilité de choisir et à ce titre, nous avons la responsabilité de continuer à leur offrir une alternative. Nous devons pour ce faire continuer à défendre notre propre droit à la différence car le danger qui nous guette est que nous renoncions nous-mêmes à ce qui fait notre originalité, que nous nous laissions tranquillement dissoudre dans le modèle dominant.

En 2005, l'Institut Mondial des Caisses d'Épargne, instigateur de l'événement d'aujourd'hui, exhortait ses membres à faire valoir leur différence, la « corporate social responsibility ». Voilà une belle manifestation de volonté de distinction. Voilà une belle affirmation de l'irréductibilité de la vie en société aux seules dimensions économique et financière et une façon de valoriser l'action à l'échelle humaine.

Comme nous le disons chez nous à propos de Desjardins, notre mission nous enjoint à conjuguer les avoirs et les êtres.

Je vous remercie de votre attention.

Conjuguer avoirs et êtres

Les grands prix Québécois de la qualité - Grand Prix 2007