Petit accident, gros contretemps

Petit accident, gros contretemps

Résumé de l'article « Petit accident, gros contretemps : les conséquences financières d'un accident »
Mes finances, Ma caisse
Vol. 44, numéro 5 – Novembre-décembre 2007

Quand on pense assurance accident, on pense, le plus souvent, aux gros accidents qui occasionnent de longues hospitalisations, et même des invalidités permanentes. En fait, ce sont les fractures, les coupures et autres mésaventures qui sont les plus fréquentes et qui risquent le plus de nous toucher. Certains de ces accidents peuvent aussi avoir des conséquences importantes sur notre santé financière.

Le cas d'Hélène

Hélène Gagnon fait une chute bête dans l'escalier menant au sous-sol de sa maison. Résultat : 7 tendons sectionnés par les éclats du verre qu'elle tenait dans sa main, bras gauche immobilisé et de nombreux mois de convalescence.

Hélène touche des prestations d'assurance salaire qui correspondent à 80 % de son salaire, ce qui est suffisant pour couvrir ses dépenses courantes. Toutefois, elle doit assumer des frais additionnels que son assurance collective ne couvre pas, ou ne couvre qu'en partie : transport d'urgence en ambulance, déplacements répétés en taxi pour se rendre à l'hôpital. Et ceci sans compter l'impact sur le revenu du ménage causé par la réduction des heures de travail de son conjoint pour prendre la relève à la maison…

Des statistiques

  • Chaque année, 1 Québécois sur 15 est victime d'un traumatisme qui limite ses activités ou nécessite une consultation médicale1 et 10 % des journées d'hospitalisation sont dues à des traumatismes.
  • En 2004-2005, les blessures ont entraîné 196 865 hospitalisations de courte durée au Canada. Durée moyenne de ces séjours : 10 jours. Clientèle principalement touchée : les hommes (53 %)2.
  • Près de 20 % des enfants qui se présentent dans les salles d'urgence se sont blessés en pratiquant un sport ou un loisir3.
  • Seulement 38 % de la population canadienne bénéficie d'un régime d'assurance collective, et les régimes d'assurance maladie provinciaux tentent de limiter l'étendue des protections offertes.
  • Bon nombre des frais liés aux accidents (ex. : achat d'orthèses, d'un fauteuil roulant, frais de physiothérapie) ne sont pas couverts ou ne sont couverts que partiellement par les régimes d'assurance santé provinciaux, ou même par les régimes d'assurance collective offerts par les employeurs.

À la lumière de ces faits, la question à se poser est la suivante : pourrais-je faire face aux conséquences d'un accident sans mettre en péril ma santé financière?

Lire l'article intégral (en format PDF, 94 ko)

1. Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)
2. Institut canadien d'information sur la santé.
3. Sondage À votre santé! de Desjardins Sécurité financière, édition 2007


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