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Monique F. Leroux identifie un certain nombre d'enjeux déterminants pour notre avenir
Laval (Québec), le 28 mai 2009 – Alors que le monde est toujours au coeur d'une importante crise économique, il importe de bien se positionner pour profiter pleinement de la période de relance qui suivra. Mais au-delà de cette prochaine étape prévisible, peut-on parvenir à faire prendre à notre économie le chemin d'une prospérité durable?
La présidente et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins, Mme Monique F. Leroux, a exposé aujourd'hui sa vision des choses à ce sujet devant les membres de la Chambre de commerce et d'industrie de Laval venus entendre son allocution intitulée : « Après la relance, une prospérité durable? ».
Mme Leroux tenait à partager avec des gens d'affaires les nombreux défis qu'elle entrevoit au Québec et qui se dressent sur la route d'une prospérité durable.
« L'enjeu le plus fondamental de tous, celui qui aura une influence sur pratiquement tous les autres, est de nature démographique. Le vieillissement accéléré de la population et, incidemment, la baisse du nombre de personnes qui participent activement au marché du travail va affecter toute la dynamique de la croissance économique du Québec au cours de la prochaine décennie », a-t-elle d'abord affirmé.
La présidente du Mouvement Desjardins a ainsi expliqué que le choc démographique inévitable qui frappera le Québec posera également un défi de taille aux finances publiques de la province, qui peineront sans doute, selon elle, à retrouver un certain équilibre. « La prochaine période de croissance économique, qui débutera probablement en 2010, ne tardera donc pas à être rattrapée par les tendances démographiques défavorables. Nous devrons composer avec, d'une part, une croissance économique plus lente qui limitera l'augmentation des entrées fiscales, et d'autre part, une population vieillissante qui exercera une pression de plus en plus forte sur les dépenses de santé et, par ricochet, sur l'ensemble des dépenses publiques ».
Le nerf de la guerre, croit Mme Leroux, demeure sans aucun doute l'innovation, qui doit être au coeur de notre stratégie collective. Constatant que le Québec et le Canada traînent de la patte en la matière, Mme Leroux estime que cela entraîne un grave problème dans la croissance de la productivité de la main-d'oeuvre.
« Nos politiques publiques devront donc dans l'avenir mieux encourager les investissements dans la machinerie et les technologies de l'information et des communications. Elles devront assurer un meilleur financement aux entreprises, notamment en capital de risque. Elles devront aussi veiller à ce que l'excellence de la recherche universitaire se traduise plus facilement par la création d'entreprises viables et axées sur la croissance », a-t-elle renchéri.
Et la prospérité durable? Elle ne sera possible, estime Mme Leroux, que si l'on consacre des efforts soutenus à un certain nombre de leviers de développement. « Seule une meilleure performance en matière d'innovation et de productivité, d'investissement ainsi que d'éducation et de formation de la main-d'oeuvre nous permettra de compenser, au moins en partie, la baisse du potentiel de croissance de l'économie entraînée par le vieillissement de la population », affirme-t-elle.
Tous ces défis doivent inciter les entreprises à s'adapter pour ainsi mieux se développer. Il n'y a pas de bons ou de mauvais moments pour ce faire, a affirmé Mme Leroux, prenant en exemple l'entreprise qu'elle dirige. « Même au coeur de la présente crise économique et financière, Desjardins est engagé dans une réflexion en profondeur sur son avenir ».
Les récents changements annoncés au sein de l'institution comprennent notamment la création d'un grand secteur entreprises à l'échelle du Mouvement. « Ce faisant, nous allons améliorer la cohésion de toutes les composantes de Desjardins qui sont au service des entrepreneurs. Vous pourrez ainsi tirer profit de l'ensemble de l'expertise présente dans le Mouvement Desjardins. Nous serons ainsi mieux en mesure de vous assister dans vos projets d'innovation et de répondre à vos besoins d'investissement, tant dans le capital physique que dans le capital humain de votre entreprise », a souligné Mme Leroux.
L'heure est donc à la concertation et à la coopération, estime Mme Leroux. Tous les acteurs doivent travailler ensemble pour relever les nombreux défis qui attendent le Québec au sortir de la crise. C'est un appel à la mobilisation qu'elle a lancé aux gens d'affaires en guise de conclusion : « Si nous arrivons à mieux mettre en valeur et à mieux conjuguer nos forces à l'échelle du Québec, je suis convaincue que nous sortirons grandis de la crise actuelle et que nous serons encore mieux outillés collectivement pour affronter l'avenir ».
À propos de Desjardins
Plus important groupe financier coopératif au Canada, avec un actif global de près de 160 milliards de dollars au 31 mars 2009, le Mouvement des caisses Desjardins regroupe un réseau de caisses, credit unions et centres financiers aux entreprises au Québec et en Ontario, de même qu'une vingtaine de sociétés filiales en assurances de personnes et de dommages, en valeurs mobilières, en capital de risque et en gestion d'actifs, dont plusieurs sont actives à l'échelle du pays. S'appuyant sur la compétence de ses 42 000 employés et l'engagement de ses 6 300 dirigeants élus, Desjardins met à la disposition de ses 5,8 millions de membres et clients, particuliers et entreprises, une gamme complète de produits et services financiers. Son réseau de distribution physique est complété par des modes d'accès virtuel à la fine pointe de la technologie. Pour en savoir plus, consultez le site www.desjardins.com.
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